Camp du football Rouge et Or en Floride: une école de vie

Le receveur de passes Julian Feoli-Gudino (à droite)... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le receveur de passes Julian Feoli-Gudino (à droite) aimerait que les universités trouvent de nouveaux moyens de s'y prendre afin de permettre à leurs équipes de football de s'améliorer pendant la saison morte.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le Rouge et Or est en Floride en cette semaine de relâche pour renouer avec l'action sur le terrain, comme le veut la tradition. Un camp d'entraînement hivernal parfois décrié comme un avantage indu pour le programme de football de l'Université Laval, qui ne manque déjà pas de ressources pour attirer les meilleurs espoirs au pays.

L'existence même de ce voyage a été la source de discussions en janvier, lors de rencontres entre les entraîneurs et les dirigeants du football universitaire québécois. La possibilité d'obliger les équipes à tenir leurs camps au Québec a été évoquée comme moyen d'améliorer la parité dans la ligue. Rien n'a depuis été annoncé en ce sens.

Mais que représente réellement cette migration vers le Sud pour les snowbirds du Rouge et Or? «L'esprit d'équipe», ont tranché tour à tour Frédéric Plesius, Julian

Feoli-Gudino et Patrick Lavoie, trois anciens Lavallois présents à Québec pour jouer les entraîneurs au camp de renforcement du Campus Notre-Dame-de-Foy. Côté football? Ça aide un peu, mais pas tant que ça.

«Tu fais 30 heures consécutives dans un autobus. C'est un bon moyen de regrouper l'équipe, tu apprends à connaître ton espace. C'est ça qui fait la force de l'organisation. Par exemple, moi, j'avais un gros ego. J'étais recrue, j'étais obligé de dormir à terre [dans l'autobus] avec les autres recrues, je l'ai accepté. C'est une belle expérience», a raconté Plesius, évoluant aujourd'hui comme secondeur avec les Tiger-Cats de Hamilton, dans la Ligue canadienne de football.

Sur l'aspect sportif, «tu peux faire un camp d'entraînement dans une cour d'école et ça ne changerait rien. C'est pas le fait que j'aille en Floride qui fait que je vais faire une interception sur le terrain.»

Une opinion que partage son ancien coéquipier Patrick Lavoie. «Ça va faire pareil au niveau intensité [au Québec ou dans le Sud]. C'est sûr que c'est plus le fun aller au chaud, mais en même temps côté football, je suis pas sûr que ça change grand-chose.»

Quoiqu'à bien y réfléchir, le porte-couleurs du Rouge et Noir d'Ottawa trouve quelques avantages au soleil floridien. «Il y a certaines choses que tu ne peux pas faire dans un stade intérieur, comme pratiquer les dégagements. [...] Si tu veux reproduire le football, il faut que tu sois dehors.»

Renommée convaincante

Il convient aussi que cette tradition implantée chez le Rouge et Or peut aider l'équipe à attirer certains joueurs durant la saison morte. «Mais à un moment donné, si le kid s'arrête à ça, je suis pas sûr qu'il fait le bon choix à ce moment-là», a-t-il précisé, laissant entendre que la renommée du programme et ses huit Coupes Vanier sont beaucoup plus convaincantes. 

Comme Plesius, Lavoie revient à l'esprit d'équipe pour décrire ses voyages en Floride. «Tu apprends à te connaître, même des affaires que t'aurais pas voulu connaître», a-t-il rigolé, avant de se ressaisir. «C'est pas juste une partie de plaisir, c'est un business trip

Quant au receveur de passes Julian

Feoli-Gudino, maintenant un Blue Bombers à Winnipeg, il invite tous les programmes universitaires à faire preuve «d'ingéniosité» pour aider l'équipe à s'améliorer durant la saison morte et à la relâche hivernale. «Je ne pense pas nécessairement que c'est d'aller en Floride qui est un avantage, c'est plus de se retrouver dans cet environnement-là ensemble. [...] Le 30 heures en autobus, c'est peut-être même un peu moins productif [au niveau sportif] pour le début du camp.»

Le voyage ne garantit aucun succès, ont ajouté les trois hommes, revenant chacun leur tour sur la défaite du Rouge et Or aux mains des Carabins de l'Université de Montréal en finale québécoise la saison dernière. Plesius a été le plus catégorique. «C'est l'équipe qui va travailler le plus fort sur le terrain qui va gagner.»

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