Trois-Rivières vise le football universitaire en 2017

Les succès des programmes du Rouge et Or... (Photothèque Le Soleil, Andréanne Lemire)

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Les succès des programmes du Rouge et Or et des Carabins insufflent un désir de réussite qui attire l'UQTR, désireuse de joindre le circuit universitaire de football en 2017.

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(Québec) L'UQTR vise 2017 pour sa nouvelle équipe de football. Mais le circuit universitaire québécois a toutes les chances de changer d'ici là, croit Christian Gagnon. «Est-ce qu'on va jouer dans une ligue à sept? Dans deux ans, je ne pense pas que ça va être ça», prédit le directeur du Service des activités sportives de l'Université Laval.

Le journal Le Nouvelliste a dévoilé les grandes lignes du projet de club de ballon ovale à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Une demande officielle au Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) reste à être déposée en 2015.

Les Patriotes viendraient gonfler les rangs d'une ligue universitaire québécoise comptant déjà six formations: Laval à Québec; UdeM, McGill et Concordia à Montréal; Université de Sherbrooke et Bishop's à Sherbrooke. Il n'y a pourtant rien de moins sûr, avance le patron des sports à l'UL.

«Nous sommes en pleine réflexion pancanadienne sur la parité en ce moment et d'ici deux ans, les choses peuvent changer. Et comme partout ailleurs, il y a des coupes budgétaires dans le milieu universitaire. Certaines équipes sont en évaluation. On va voir où on va être rendu dans deux ans», explique celui qui dit être au parfum du plan trifluvien depuis plus d'un an.

En charge à Québec depuis près de deux ans, Gagnon a auparavant occupé le même poste durant 10 ans à l'Université de Sherbrooke. Où il est entré en poste juste à temps pour assister à la naissance du programme de football du Vert & Or, dernier né au Québec.

«Je l'ai vécu en 2003 et il ne faut pas que tu t'attendes à gagner la Coupe Vanier à ta première année.» Le Vert & Or avait perdu ses trois premiers matchs 46-0 contre Montréal, 71-0 contre Bishop's et 94-0 contre Laval. Quinze quarts et demi avant de marquer un point. Premier touché au septième match sur huit, cette saison-là. «En plus, la ligue est rendue plus forte», ajoute Gagnon.

«Ça te prend un bon personnel d'entraîneurs, connaisseurs et avec une capacité d'attraction [pour les joueurs]. Il faut que quelqu'un prenne le bâton du pèlerin, avoir un plan de cinq ans et garder la ligne. C'est patience, détermination, puis travail, travail et travail.»

Partager le talent

La directrice des programmes sportifs de l'Université de Montréal se questionne pour sa part sur la redistribution du talent. «Il y a de la place, ce n'est pas ça l'enjeu. Avec le développement du football au Québec dans les 10 dernières années, on a plus de joueurs, plus de programmes et plus d'entraîneurs», fait valoir Manon Simard.

«L'enjeu, ce n'est pas le nombre de joueurs, mais quel type de joueurs. La quantité est là, mais le talent ne doit pas aller tout à la même place», poursuit-elle. On en revient à la parité. «Quand tu pars une équipe, il faut que tu puisses croire que le succès est possible. Tu dois être minimalement compétitif après deux ou trois ans, sinon l'effort va s'effriter.»

Le football est revenu à l'UdeM en 2002, un an avant Sherbrooke. Les Carabins avaient perdu leurs trois premiers matchs 63-0, 58-0 et 41-0. Mais ils ont atteint la finale de conférence dès 2004, Sherbrooke pas avant 2010. Montréal vient de remporter le Championnat canadien, la Coupe Vanier, le 28 novembre dernier.

Une idée parmi d'autres

L'homme d'affaires David Dubé a soumis l'idée d'un calendrier pancanadien pour les meilleures équipes à une poignée d'entraîneurs, jeudi, à Toronto. Deux matchs interconférences par club, télévisés. «C'est une démarche un peu particulière», commente la directrice des programmes sportifs de l'Université de Montréal, Manon Simard, qui accorde peu de crédibilité au projet du bailleur de fonds des Huskies de l'Université de la Saskatchewan. «Un groupuscule de gens se réunit quelque part au Canada sans avoir de mandat. Je n'ai rien contre trouver des idées, mais c'est une idée comme plusieurs autres.» Simard déplore l'absence de contact avec les directeurs sportifs des universités et les décideurs des organismes concernés, comme le RSEQ.

«Tout le monde veut avoir l'idée du siècle», renchérit Christian Gagnon, le directeur du Service des activités sportives de l'Université Laval. «C'est un début de réflexion, mais ça ne se fera pas l'an prochain, c'est impossible. On n'a encore eu aucune discussion là-dessus et ça ne passera pas en fast track en janvier.». L'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, a assisté à la réunion. Son homologue des Carabins, Danny Maciocia, est en vacances en Italie. Il n'a pas délégué de représentant.

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