• Le Soleil > 
  • Sports > 
  • Football 
  • > Recours à un quart recrue pour la Coupe Dunsmore: un risque totalement assumé 

Recours à un quart recrue pour la Coupe Dunsmore: un risque totalement assumé

Le coordonnateur à l'attaque du Rouge et Or,... (Le Soleil, Andréanne Lemire)

Agrandir

Le coordonnateur à l'attaque du Rouge et Or, Justin Ethier, misait cette saison sur une unité offensive très jeune. Outre le quart Hugo Richard, les joueurs de première année Étienne Moisan, Christopher Amoah et Antony Dufour faisaient tous partie de l'alignement du Rouge et Or face aux Carabins samedi.

Le Soleil, Andréanne Lemire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Malgré le grand potentiel de Hugo Richard, le Rouge et Or savait qu'il courait un risque en utilisant un quart recrue dans un duel aussi chaudement disputé que celui de la Coupe Dunsmore.

«Il avait vécu une saison extraordinaire, mais on savait que dans les matchs de séries, il fallait s'attendre à ce que parfois, tout ne soit pas parfait», a indiqué Justin Ethier. «La chose que l'on aime de Hugo, c'est que c'est un compétiteur. Et il l'a montré dans le match de la finale dans lequel il s'est battu jusqu'à la fin. C'est certain qu'il va beaucoup apprendre des deux rencontres qu'il a disputées face aux Carabins. Il va prendre énormément d'expérience.»

Le coordonnateur offensif a rappelé que dans toute l'histoire du Rouge et Or, seul Benoît Groulx avait évolué comme quart partant à son année recrue (2005). Appelé à évoluer derrière Alex Skinner, qui entreprenait sa troisième campagne avec la formation lavalloise, Richard s'est retrouvé aux commandes de l'attaque lavalloise lorsque le no 19 a été suspendu par l'équipe pour trois rencontres, dont les deux premiers matchs de la saison régulière. Puis il a hérité du poste de quart-arrière partant par défaut quand Skinner a décidé de quitter l'équipe.

«Deux matchs après ses débuts, Hugo s'est retrouvé un peu tout seul comme quart dans l'équipe. On n'avait jamais eu une situation comme ça à Laval. C'était beaucoup pour Hugo cette année. Et je suis heureux de la manière dont il s'est comporté. On a toujours dit : on gagne en équipe. C'est certain qu'il a eu beaucoup de visibilité cette saison. C'est le quart-arrière. Mais on l'a dit et répété souvent, il n'était pas seul pour réaliser ses performances.

«Lors du match de la Coupe Dunsmore, ce fut la même chose. Et en quelques occasions, c'est même lui qui a mal paru. Soit qu'il a manqué un peu de temps et parfois, il y a eu des erreurs de la part des autres joueurs. Mais ce sont des choses qui arrivent. Je suis super content de lui.»

Parlant de la jeunesse de son unité, Ethier a mentionné que Hugo Richard n'avait pas été la seule recrue à avoir affronté les Carabins, samedi. Les joueurs de première année Étienne Moisan, Christopher Amoah et Antony Dufour faisaient tous partie de l'alignement du Rouge et Or face aux Carabins. «On parlait de notre ligne à l'attaque plus expérimentée, mais à part ça, on était très jeunes à la position de receveur de passes et de quart-arrière.»

Des revirements à éviter

Revenant sur le match, Ethier a insisté sur le fait que sa troupe devrait s'assurer de commettre moins de revirements la saison prochaine. «Ça n'a pas été les interceptions qui nous ont fait mal comme les ballons au sol. Et ce n'a pas été l'affaire d'une seule personne. Samedi, il y a eu trois ballons au sol et ce ne fut pas le même responsable. Ça n'a pas été un porteur qui a échappé le ballon. Ce furent des erreurs d'exécution que nous devrons corriger.»

Le coordonnateur à l'attaque a conclu en disant que le revers à la Coupe Dunsmore n'était pas plus difficile à accepter que les autres défaites de l'équipe. Il a toutefois expliqué qu'il était très déçu d'avoir vu la séquence de victoires consécutives du Rouge et Or à domicile prendre fin.

«La séquence qui s'est passée à la maison est incroyable. Nous savions cependant qu'elle allait se terminer un jour. Mais on a beau parler de cette séquence... La réalité, c'est que nous avons perdu une finale. Et peu importe la finale que nous allons perdre, nous allons toujours être très désappointés. Je ne pense pas qu'il y en ait une qui fasse plus mal qu'une autre. Nous sommes tous des compétiteurs ici. On veut tous gagner. Et perdre en finale, ce n'est jamais le fun. Là ce fut la Coupe Dunsmore, mais il y a eu la défaite en 2011, en 2009, en 2007, etc. Elles ont toutes fait mal. Elles ont toutes été décevantes.»

Les plans de Bede bouleversés

L'élimination du Rouge et Or a bouleversé le plan de match de Boris Bede qui se voyait aller de nouveau jusqu'au bout.

«À partir de maintenant, je vais devoir me poser des questions sur le futur de ma carrière et probablement démarrer ma préparation pour le prochain niveau le plus rapidement possible. Mais c'est certain que je vais rejouer au football. C'est la carrière que je veux avoir. Et je vais tout faire pour y arriver.»

Bede, qui a tourné samedi la page sur son passage avec le Rouge et Or, a expliqué qu'il garderait de très beaux souvenirs de son séjour au Québec. Parmi ceux-ci, la beauté de la ville de Québec et son côté accueillant et aussi l'excellence du programme du Rouge et Or sur les plans de la détermination, de la préparation et de la compétition. «C'est une famille qui ne peut que gagner. Et c'est sûr et certain que les gars vont revenir fort l'an prochain.»

Monjoie attristé

Aussi vétéran de cinquième année, Karl Monjoie avait du mal à exprimer toute la peine qu'il ressentait d'avoir disputé son dernier match à Laval, mais aussi la dernière rencontre de sa carrière de footballeur.

«Je joue au football depuis l'âge de 12 ans», a mentionné le joueur de ligne offensive. «Ce sport-là m'a tellement apporté. Je suis une personne complètement différente grâce à lui. Et je dois tout à Glen [Constantin], à M. Jacques Tanguay et au Rouge et Or pour m'avoir recruté et donné l'opportunité de venir jouer ici. J'ai passé cinq belles années avec l'équipe. C'est juste affreux que ça se termine avec une défaite contre nos plus grands rivaux.»

Une fois la pilule de la défaite de samedi avalée, Montjoie a indiqué qu'il gardera assurément de très beaux souvenirs de son passage avec le Rouge et Or. «À mes quatre premières saisons, je suis allé quatre fois à la Coupe Vanier. Et j'en ai gagné trois. Mais c'est certain que comme vétéran de cinquième année et capitaine, je voulais gagner une autre finale canadienne.»

Parlant de son avenir, Montjoie a indiqué que son projet de tenter sa chance chez les pros avait été mis sur la glace. Il a expliqué qu'il avait mis toutes ses énergies à s'entraîner pour sa dernière année à Laval. «Je vais maintenant réfléchir à mon avenir. Et s'il y a quelque chose qui arrive, je vais tenter ma chance. Sinon je vais dédier ma vie à coacher et à faire en sorte que le football au Québec continue son essor. Ce sport-là m'a tellement apporté. Je veux lui redonner.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer