Rouge et Or 9/ Carabins 12: la Coupe Dunsmore s'en va à Montréal

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(Québec) Après avoir passé les 11 dernières années à Québec, la Coupe Dunsmore a pris le chemin de Montréal. Dans une finale épique, les Carabins ont mis fin au règne du Rouge et Or grâce à une victoire de 12-9 en prolongation.

Les hommes de Danny Maciocia ont par le fait même mis fin à la séquence de 70 victoires consécutives des Lavallois à Québec. Avant samedi, il fallait remonter au 19 septembre 2004 pour retracer une défaite du R et O à la maison. Il avait alors baissé pavillon 14-13 contre... les Carabins.

«C'est une journée difficile», a d'abord lancé Glen Constantin. «Dans le fond, on avait créé une habitude en gagnant la Coupe Dunsmore à chaque année depuis 2003. Et ce n'est jamais facile de perdre à la maison.

«J'ai dit aux joueurs que j'étais fier d'eux, que le programme du Rouge et Or n'était pas défini par une saison ou un match», a ajouté l'entraîneur-chef. «C'est quelque chose qui s'était bâti au fil du temps. Et ce que l'on avait réussi à faire depuis plusieurs années, c'était de repousser la logique sans complaisance et sans compromis.

«Une défaite, ça devait arriver un jour. C'est malheureux que ce soit les joueurs de l'édition actuelle qui en aient été victimes. Mais l'avenir s'annonce prometteur. On va travailler fort et nous allons nous relever.»

Malgré le départ de quelques vétérans, Constantin aura encore sous la main beaucoup de talent la saison prochaine, à commencer par Hugo Richard. Le coach a dit de son jeune quart que tout était possible. «Nous sommes jeunes, nous avons du caractère et du leadership. Et encore une fois, nous recruterons fort. Je m'attends donc à de belles choses dans le futur.»

Quant à la fin de la séquence victorieuse à la maison, Constantin n'y attache aucune importance. Interrogé si perdre en prolongation faisait plus mal que s'incliner par une marge importante, il a lancé : «Perdre, c'est perdre.»

Défensive étanche des Carabins

Pour une deuxième rencontre de suite, le Rouge et Or n'a pu résoudre l'énigme de la défensive des Carabins. Incapables de marquer un seul touché le 1er novembre à Montréal, il a de nouveau été tenu en dehors de la zone des buts, hier. Et la raison est probablement l'excellente sortie du front montréalais, qui, en plus de mettre beaucoup de pression sur Richard, a limité l'attaque au sol lavalloise à 80 verges.

«Le front défensif a fait mal à notre attaque. Les joueurs de ligne de Montréal sont solides et ils utilisent des schémas qui nous causent des problèmes et qui nous empêchent d'utiliser notre côté physique et agressif.»

Tirant de l'arrière 6-0 après la première demie, les Lavallois ont réussi à créer l'égalité au début du quatrième quart avec le deuxième placement de Boris Bede. Les Carabins ont cependant fait 9- 6 dans la 11e minute, mais Laval a riposté avec un placement de Bede alors qu'il ne restait que 61 secondes au tableau. Sur les deux jeux précédents, Richard avait failli rejoindre son receveur de passe dans la zone des buts des Carabins.

Le match s'est décidé sur la première séquence de jeu de la prolongation. Louis-Philippe Simoneau a d'abord réussi un placement de 22 verges, puis Bede a raté sa tentative de la ligne de 47 verges.

Plusieurs avaient dit que le duel entre les équipes classées numéro un et deux au pays était en quelque sorte la finale de la Coupe Vanier présentée avec deux semaines d'avance. «C'est difficile à dire», a estimé Constantin. «Ce fut un très bon match de football, mais avec des équipes comme McMaster et Manitoba, deux très bonnes formations, le carré d'as est encore assez solide. Ça va être intéressant jusqu'à la fin.»

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Bede s'en voulait

«C'est toujours difficile d'avoir à faire le coup de pied qui donnera la victoire à ton équipe ou qui lui permettra d'aller en deuxième période de prolongation. Pour moi, c'est très dur à avaler de ne pas l'avoir réussi. Je ne sais pas quand ma déception va redescendre. Espérons qu'elle finira par passer.»

Même si on lui avait presque demandé l'impossible, Boris Bede s'en voulait terriblement d'avoir raté sa tentative de placement de 47 verges, qui aurait permis aux siens de porter la marque à 12 à 12 et de demeurer en vie. Il a indiqué que ses coéquipiers comptaient sur lui, mais qu'il les avait laissé tomber.

Le vétéran botteur était aussi déçu de ne pas avoir réussi un jeu truqué réalisé lors d'un botté de dégagement au troisième quart. Il a bien complété sa passe à Félix Faubert-Lussier, mais celui-ci a été plaqué et il a été à court du premier jeu par seulement une verge.

«On avait travaillé ce jeu-là. Félix devait être tout seul. Mais ce ne fut pas le cas. On n'a pas eu de chance.»

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Pas de surprises

Pour un deuxième match de suite, la ligne offensive du Rouge et Or en a eu plein les bras face au front défensif des Carabins. Mais selon Charles Vaillancourt, ce n'est pas parce que les Montréalais ont surpris leurs vis-à-vis avec des nouvelles stratégies. «Ils ont eu le dessus sur nous», a expliqué le joueur de ligne offensive. «Ils la méritaient aujourd'hui [samedi]. Je ne pense cependant pas qu'ils ont mieux joué qu'il y a deux semaines à Montréal. Ils nous ont amenés les mêmes choses à quelques exceptions près. Mais dans le cas de ces jeux, il aurait quand même fallu les arrêter.» Vaillancourt a reconnu que les siens n'avaient jamais pu s'imposer avec leur jeu au sol. Il a cependant expliqué que parce que l'équipe tirait de l'arrière, elle n'avait pas eu le choix que de lancer le ballon. «Nous avons eu une chance en or en prolongation. Mais nous n'avons pas été capables de contrôler leur blitz. Byron Archambault est rentré et il a plaqué Hugo [Richard] derrière la ligne de mêlée. Et on a vu que sept verges, ça pouvait changer quelque chose sur un placement. Boris aurait pu facilement réussir un placement de 40 verges. Mais 47, c'était beaucoup lui demander.»

Les chiffres

Le Rouge et Or a été limité à 333 verges par les Carabins, samedi. Hugo Richard a réussi 16 de ses 31 passes pour des gains de 262 verges. Plaqué trois fois derrière sa ligne de mêlée, il a été intercepté une fois et il a échappé le ballon à une occasion. Tyrone Pierre a été sa cible préférée. Il a capté six passes pour des gains de 121 verges. Richard a été le meilleur des siens au sol avec des gains de 54 verges en neuf portées. Mathieu Masseau a été le meilleur en défensive dans le clan lavallois. Il a réussi 7,5 plaqués, (6 en solo et 3 assistés), dont un sac. Jean-Alexandre Bernier (1), Brandon Tennant (1), Vincent Desloges (,5) et Thomas Girard (,5) ont aussi plaqué Gabriel Cousineau derrière sa ligne de mêlée. Vincent Chabot a également eu son mot à dire en défensive, lui qui a recouvert l'échappée menant, quelques jeux plus tard, au placement égalisateur de Boris Bede à la fin du quatrième quart.

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