Le Rouge et Or prêt à tout

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Le botteur Boris Bede s'attend à jouer un rôle important dans le duel contre les Carabins, samedi.

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(Québec) Chez le Rouge et Or, on répète qu'il faut être prêt à tout contre les Carabins. «Ils trouvent tout le temps un moyen de surprendre, un petit quelque chose. Une balle courbe pour briser la tendance», avance Glen Constantin.

«Il ne faut pas virer fou avec ça, il ne faut pas se défendre contre des fantômes, tempère l'entraîneur-chef. Ils n'ont rien montré de différent contre Sherbrooke [en demi-finale] que contre nous [la semaine précédente]. Mais ils peuvent toujours faire quelque chose de différent pour contrer les tendances.»

Samedi après-midi, au stade de l'Université Laval, ses troupiers et lui défendront contre leurs grands rivaux de l'Université de Montréal un trône que le Rouge et Or occupe depuis 2003. Onze titres de champions de conférence d'affilée, dont cinq gagnés aux dépens des Carabins.

Une tendance franchement à la baisse, mardi, c'était celle du mercure. Nu-mains durant plus de deux heures, au grand vent, Constantin a dirigé une séance d'entraînement où la concentration avait grimpé d'un cran par rapport à la semaine précédant la demi-finale. «Les gars portent beaucoup d'attention aux détails, dans les réunions aussi. C'est encore plus amplifié. Typique d'un match de championnat», se réjouit-il.

Le vent et le froid se font également caractéristiques des rencontres éliminatoires de novembre. «Ça peut être pareil pendant le match, en fin de semaine. Tu dois t'assurer d'être confortable quand même», a prévenu le coach des unités spéciales à l'intention de son botteur.

Boris Bede a bien entendu les consignes de Mathieu Bertrand. «Ce soir [mardi], la chaleur était plus un problème. Surtout qu'à l'entraînement, j'attends longtemps avant de faire mes choses à la fin. En situation de match, je reste pas mal tout le temps actif et c'est moins un problème.»

Étoilé au Québec autant pour ses dégagements que pour ses bottés de précision, Bede réalise la portée que prendra son rôle et ceux de ses vis-à-vis Félix Ménard-Brière (dégagement) et Louis-Philippe Simoneau (précision).

«Chaque coup va être important et on le sait. J'ai confiance en notre attaque. On a un bon plan de match et on va mettre des points sur le tableau. Mais s'ils ont besoin de moi, je serai toujours présent», assure celui dont l'équipe n'a inscrit aucun touché à ses deux derniers affrontements de novembre contre les Carabins. Gain de 14-11 l'an dernier à la Coupe Dunsmore; revers de 13-9 cette année au dernier match régulier.

Pas ébranlés

Un constat sur lequel Constantin met un bémol. «Ce sont deux performances isolées. Il ne faut pas oublier qu'entre ces deux matchs-là, on a marqué 40 points contre eux», insiste le patron, rappelant la victoire de 40-13 du 6 septembre dernier, au PEPS de surcroît.

La défaite de 13-9 n'a pas été «une grosse affaire amère, ajoute-t-il. On a joué un bon match, il y a eu quelques revirements et quelques appels spéciaux [des arbitres]. On n'est pas sortis ébranlés». «Pour nous, c'est le championnat avant la revanche», insiste le pilote.

Constantin ne sait toujours pas s'il pourra compter sur les services de l'ailier défensif Edward Godin, du porteur de ballon Christopher Amoah et du receveur de passes Benoît Gagnon-Brousseau. Godin semble le plus endommagé, comme en témoignent ses béquilles.

Cibasu : «On n'a pas peur»

Régis Cibasu évite de crâner. Mais le receveur de passes des Carabins dégage quand même une certaine assurance, à quelques jours de la finale de conférence contre le Rouge et Or. «On n'a pas peur. On ne les prend pas à la légère, mais on est confiants», a affirmé le demi inséré, mardi, joint à Montréal. Homme de peu de mots, le joueur offensif par excellence de la dernière semaine au Québec a laissé parler son jeu, en demi-finale. Ses 14 passes captées, un record d'équipe, pour 146 verges et un touché ont aidé les Carabins à asservir le Vert & Or de Sherbrooke 40-13. «Je me donne à 100 %. Les choses arrivent quand tu te donnes», tranche le gaillard de 6' 3'' et de 220 lb. Cibasu estime que les Carabins qui ont perdu 40-13 le 6 septembre, à Québec, ne sont pas les mêmes qui ont battu le Rouge et Or 13-9, le 1er novembre, à Montréal. «On a travaillé sur nos problèmes, autant en attaque qu'en défensive. On a une équipe vraiment équilibrée. Mais le passé est dans le passé. Il ne faut pas se fier au deuxième match pour préparer le troisième, pas plus qu'on s'était fiés au premier en vue du deuxième.» Avec la présentation de la finale de la Coupe Vanier à Montréal, le 29 novembre, sa motivation est décuplée. «Mais avant, il faut s'y rendre. On a d'autres matchs à jouer», conclut la recrue.

Le bloqueur du Rouge et Or Jean-Alexandre Bernier ... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 3.0

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Le bloqueur du Rouge et Or Jean-Alexandre Bernier 

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Menaces plus nombreuses

Jean-Alexandre Bernier (photo) n'est pas prêt à dire que l'attaque des Carabins est meilleure qu'avant. «Ils ont eu des très bonnes années avec Rotrand Sené», rappelle le bloqueur du Rouge et Or, à propos du porteur étoile et figure de proue de l'offensive montréalaise de 2009 à 2013. «Mais maintenant, ils ont plus de bonnes cibles. On ne se concentre plus sur un, deux ou trois joueurs. Il y a plusieurs menaces.» Le vétéran avance que dans la défaite de 13-9 du 1er novembre, son unité a commis «des petites erreurs que les gens qui ne connaissent pas le football en profondeur ne voient pas». Comme laisser le quart-arrière adverse s'échapper de sa pochette protectrice trop vite. Le 89 est également convaincu que l'avantage du terrain ne pèsera pas si lourd dans la balance, ce samedi. «On est content qu'il y ait du bruit pour leur offensive, mais nos partisans ne gagneront pas pour nous», constate-t-il. Bernier compte les matchs à rebours, lui qui termine sa cinquième saison en six ans à l'Université Laval. Il complétera bientôt son baccalauréat. Il ne met pas une croix sur une carrière professionnelle, mais n'a pas d'agent. 

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