Hugo Richard dans une nouvelle dimension

Le quart du Rouge et Or, Hugo Richard,... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le quart du Rouge et Or, Hugo Richard, tire une partie de sa motivation en prévision du match contre les Stingers, du fait qu'il n'y a pas de filet de sécurité dans ces matchs sans lendemain.

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(Québec) Après une saison recrue auréolée de succès, Hugo Richard entre dans une dimension inexplorée pour lui. Le quart-arrière du Rouge et Or amorce son premier match éliminatoire dans les rangs universitaires, cet après-midi.

Nerveux? «Pas pour l'instant. Mais demain, ça va être une autre histoire. Ça risque d'être différent. J'ai très hâte», a-t-il confié, vendredi, au terme de la dernière séance d'entraînement avant d'affronter les Stingers de Concordia. Le botté d'envoi est prévu un peu après 13h, samedi, au stade de l'Université Laval.

«Le filet de sécurité n'est plus là, c'est une motivation de plus. Dans les séries, tout est possible, tout peut arriver», poursuit celui que tout destine au titre de recrue de l'année au Québec, voire au Canada.

Mais sa dernière sortie, samedi dernier à Montréal - sa première défaite -, l'a laissé sur son appétit. «J'ai compris qu'il faut garder le cap, rester calme, prendre mon temps. Je n'ai pas à me presser quand je n'en ai pas besoin», résume-t-il.

Quant à l'ambiance, Richard estime que celle de son tout premier match universitaire, l'ouverture du 6 septembre contre Montréal, au PEPS, sera «dure à battre. C'était gros!» se rappelle-t-il. Le nouveau numéro 4 avait connu de brillants débuts devant 17 123 spectateurs. À Québec, dans les dernières années, la foule en demi-finale québécoise avoisinait 10 000 amateurs.

Richard avait assisté aux matchs de Coupes Dunsmore et Vanier, l'an dernier, et en avait été impressionné. Il a quand même gagné partout où il a joué, ou presque, du cadet AA au collégial AAA, en passant par le juvénile AAA, la Coupe Canada et le Championnat du monde junior.

Tyrone Pierre partant

Une autre recrue qui sautera dans le bain éliminatoire, c'est Tyrone Pierre. Le receveur de passes originaire d'Ottawa obtient son premier départ. Depuis septembre, il a gravi les échelons malgré quatre matchs ratés sur huit à cause d'une blessure à l'épaule. Et il n'a que 19 ans.

«J'ai été un peu surpris parce que je suis le plus jeune, mais les coachs pensent que je le mérite. Je dois jouer comme un partant, pas comme une recrue. J'ai travaillé fort et j'ai très hâte. J'espère bien performer pour mon équipe», explique le gaillard de 6'3'' et 195 livres, qui sera posté comme ailier espacé du côté large du terrain.

Pierre s'avoue nerveux, un peu. «J'ai des petits frissons.» Mais son plan pour la soirée de vendredi s'annonçait assez simple. «Je vais réviser le livre de jeux et je vais bien dormir», conclut le 80, après avoir louangé les entraîneurs Justin Ethier et Christopher Auger pour leur aide précieuse depuis le mois d'août.

De son côté, l'entraîneur-chef Glen Constantin a dit sentir une tension plaisante au sein de ses troupes. «Tout est un peu différent. Les gars comprennent qu'on ne peut rien laisser au hasard et qu'on compose le meilleur line-up pour obtenir les meilleures chances de production», indique celui qui, avec ses adjoints, n'a pas hésité à tripoter son alignement.

«On ne peut pas voir plus loin»

Shayne Gauthier espère fortement retrouver les Carabins en finale québécoise, dans une semaine. Mais pas de danger d'y penser avant demain. «On ne peut pas voir plus loin que les Stingers. Sinon, ça peut nous revenir dans la face», insiste le secondeur étoile du Rouge et Or.

Joueur de troisième année, Gauthier était partout sur le terrain de l'Université de Montréal, samedi dernier, dans la seule défaite du Rouge et Or cette saison. Il a bouclé la saison régulière avec 41 plaqués, de loin le meilleur à ce chapitre au sein de la troupe de l'Université Laval, ce qui lui a valu une place dans l'équipe d'étoiles de la conférence. S'il admet souhaiter «avoir la chance d'affronter à nouveau cette équipe-là», pas question pour lui de mettre la charrue devant les boeufs. Priorité à la demi-finale contre Concordia, cet après-midi.

Le quart François Dessureault se montre plus mobile que Colin Sequeira, qui avait officié la majorité du duel d'il y a un mois entre les deux clubs. «Avec Dessureault, leur attaque a plus d'options, le quart peut garder le ballon. Mais sinon, leur système offensif n'a pas vraiment changé», analyse celui qui, comme plusieurs de ses coéquipiers partants, n'était plus sur le terrain pour les deux touchés tardifs des Stingers, début octobre.

Selon le 44, la défaite de Montréal n'a pas laissé de trace dans les rangs lavallois. «Glen [Constantin, entraîneur-chef] a bien géré ça. On n'est pas invincibles», résume celui qui encaissait un deuxième revers seulement en 33 matchs universitaires. Il possède déjà deux bagues de champion de la Coupe Vanier.

Gauthier s'est dit flatté de sa nomination parmi les meilleurs de sa discipline, «une belle attention des coachs de la ligue». Le natif du village de Sainte-Marguerite-Marie, au Lac-Saint-Jean, a d'abord fait ses classes en deuxième division collégiale, avec les Condors de Beauce-Appalaches. Même chose pour deux autres étoilés du Rouge et Or, l'ailier défensif Vincent Desloges (Notre-Dame-de-Foy) et le secondeur de couverture Michaël Langlois (Sherbrooke). Le bloqueur Jason Lauzon-Séguin, lui aussi étoilé, a été formé en troisième division, au cégep de Valleyfield.

Gobeil laissé de côté

Le retour au jeu du secondeur Mathieu Masseau, de l'ailier défensif Xavier Mathurin-Pouliot et du bloqueur Karl Lavoie sort Marc-Olivier East, Richard Després et Vincent Levitt de l'alignement. Mais le mouvement de personnel le plus audacieux consiste à exclure le receveur de troisième année Nicolas Gobeil. Le 82 avait joué les huit matchs de saison, dont sept comme partant. Il affiche 15 attrapés pour 267 verges et un touché, arrivant premier chez le Rouge et Or avec 17,8 verges de gains moyens par ballon capté. Il avait été ciblé dans les sept premiers matchs, mais pas le dernier. Le retour de blessure du vétéran Matthew Norzil combiné au succès de la recrue Tyrone Pierre relègue Gobeil aux lignes de côté. Pierre oeuvrera comme ailier espacé partant du côté large, mais Norzil verra assurément du terrain. Ne serait-ce que pour constater son état de santé réel pour la suite des choses. Chez les demis insérés, Charles Lambert, joueur de quatrième année, cède le poste de partant qu'il a détenu toute la saison à la recrue Benoît Gagnon-Brousseau. Lambert demeure dans l'alignement comme réserviste.

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