Rouge et Or: Vincent Desloges brille plus que jamais

Vincent Desloges a établi une marque d'équipe vendredi... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Vincent Desloges a établi une marque d'équipe vendredi soir, à McGill. Le numéro 95 a plaqué le quart des Redmen à deux reprises derrière la ligne de mêlée pour porter son total à 10 sacs cette saison, surpassant les neuf enregistrés par Francisco «Pepe» Esposito en 2000.

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(Québec) Vincent Desloges prend les moyens pour enfin décrocher une étoile à la fin de la saison. «Sinon, je ne sais pas ce qu'il faut faire!» avoue l'ailier défensif du Rouge et Or.

À travers une autre performance offensive explosive remplie de points, de verges et de records, vendredi soir, à McGill, une marque d'équipe établie par Desloges est passée inaperçue. Le numéro 95 a sacké le quart des Redmen à deux reprises pour porter son total à 10 cette saison. Nouveau record chez le Rouge et Or, surpassant les neuf enregistrés par Francisco «Pepe» Esposito en 2000.

«Pepe, c'est un gros nom. Quand je suis entré à l'Université Laval, il était le meilleur joueur défensif de l'histoire du programme. D'avoir mon nom à côté du sien, c'est quelque chose d'agréable», se félicite le toujours humble Desloges, qui a côtoyé Esposito l'entraîneur durant sa première campagne en 2010. L'ancien ailier défensif (1998 à 2000) devenu coach (2001 à 2010) a quitté l'UL l'hiver suivant.

Dernière saison

Desloges en est à sa cinquième et dernière saison universitaire. L'an dernier, ses 8,5 sacs durant le calendrier régulier n'avaient pas réussi à lui valoir une place au sein de l'équipe d'étoiles défensive, même s'il arrivait premier à ce chapitre au Québec et cinquième au Canada.

Il avait répondu avec huit autres sacs en quatre rencontres éliminatoires, étant nommé joueur par excellence de la finale québécoise et meilleur joueur défensif du match de la Coupe Vanier. Il a aussi été repêché dans la Ligue canadienne de football, en mai dernier, par le Rouge et Noir d'Ottawa (7e ronde, 55e rang).

«Je crois être devenu un meilleur joueur, alors je pense bien avoir une meilleure saison. Mais être parmi les étoiles, ça ne donne pas plus d'argent, rigole Desloges. Ça donne une petite plaque, c'est bien, et elle s'en va avec les autres.

«Les statistiques, c'est souvent une affaire d'équipe, poursuit-il. Nous sommes l'équipe [sur 27] avec le moins de plaqués par match au Canada [en moyenne 39,9, Montréal avant-dernier à 44,1].» Meneur pour les sacs au Canada, il compte pourtant juste 18,5 plaqués, ce qui ne le classe même pas dans les 50 meilleurs. 

Avec un seul match régulier à jouer en carrière universitaire, il affiche un dossier global de 24,5 sacs et 95,5 plaqués, dont 32,5 pour des pertes. Lui reste un samedi pour effacer le record de 12,5 sacs en une saison que partagent Jean-Samuel Blanc (Montréal, 2012) et Ben D'Aguilar (McMaster, 2012). Précisons que Blanc avait disputé neuf matchs, contre huit pour D'Aguilar cette année-là et Desloges cette fois-ci.

Dans quatre jours, à l'Université de Montréal, les Carabins aligneront le secondeur Byron Archambault. Il pointe deuxième derrière Desloges avec huit sacs. Le gros 41 des Bleus a aussi enregistré 43,5 plaqués et devance Desloges cet automne pour les plaqués pour des pertes à 13 contre 11.

Lutte à finir entre les deux unités défensives puisqu'elles ont chacune réalisé 26 sacs du quart-arrière adverse au cours de leurs sept premières sorties. À l'inverse, l'attaque du Rouge et Or en a accordé sept jusqu'ici et celle des Carabins, 15.

Le coordonnateur offensif du Rouge et Or Justin... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Le coordonnateur offensif du Rouge et Or Justin Ethier

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Repartir à zéro

Après sept matchs à faire flèche de tout bois, l'attaque du Rouge et Or doit «recommencer à zéro», estime le coordonnateur offensif Justin Ethier. Samedi se dresseront les Carabins de Montréal, «la meilleure défensive qu'on affronte en saison et probablement l'une des meilleures au pays», martèle l'entraîneur. «C'était vrai lors de la première semaine et ce l'est encore plus à la huitième.» Ethier dit de toute façon ne pas se fier au premier affrontement entre les deux équipes, qui remonte au 6 septembre et que le Rouge et Or avait gagné 40-13. Et il souligne à quel point les Carabins alignent des joueurs défensifs d'exception comme on n'en retrouve pas à Bishop's ou à McGill. «Ils n'ont pas beaucoup de faiblesses, on ne peut pas se permettre d'erreurs», insiste-t-il. Avec 292,7 verges allouées en moyenne par match, Montréal arrive deuxième au Canada derrière Laval (245,6). La défensive montréalaise est première pour freiner le jeu aérien (189,9) et quatrième pour arrêter la course (102,9), à l'inverse de Laval (198,6 et 47,0).

Cinq semaines de séries

Même si une défaite samedi n'élimine personne, Vincent Desloges estime que le Rouge et Or amorce ce qui s'apparente à «cinq semaines de séries». La dernière rencontre régulière, à Montréal, sert de prélude aux quatre matchs éliminatoires qu'il est nécessaire de livrer pour rester champions canadiens une troisième année d'affilée. «Il ne faut pas laisser de traces sur film, ne pas commettre d'erreurs que nos adversaires pourraient exploiter dans les parties suivantes», explique l'ailier défensif. Quant à l'attaque des Carabins, Desloges la constate moins axée sur la course que par le passé, plus équilibrée. «Chose sûre, cette équipe est toujours capable de réussir des longs jeux explosifs.»

Richard encore étoilé

Pour la quatrième fois en sept matchs, le quart-arrière du Rouge et Or, Hugo Richard, est honoré comme joueur offensif de la semaine au Québec. Ses 24 passes réussies en 39 pour 379 verges et trois touchés le rendaient incontournable. Samedi, il se frottera au deuxième passeur le plus prolifique au Canada cette saison. Richard gagne en moyenne 348,6 verges aériennes par match et Gabriel Cousineau, 298,9. Le taux de réussite du pivot des Carabins impressionne à 72,7 % (67,2 % pour Richard), tandis que les 22 passes de touchés pour seulement trois interceptions de Richard s'avèrent dures à battre (14-3 pour Cousineau).  

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