Rouge et Or: Marc Fortier n'a pas la bougeotte

Marc Fortier, qui vient de remporter une troisième... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Marc Fortier, qui vient de remporter une troisième Coupe Vanier en six ans comme coordonnateur défensif, n'a pas l'intention de quitter le Rouge et Or prochainement pour relever de nouveaux défis dans la Ligue canadienne ou ailleurs dans le football universitaire.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Avant même que les Alouettes annoncent l'identité de leur nouveau coordonnateur défensif, mercredi, Marc Fortier avait visé dans le mille. «Noel Thorpe est pas mal plus proche de ce job-là que je peux l'être.»

Deux heures plus tard, le coordonnateur défensif des Carabins était officiellement de retour dans la LCF. «Je ne suis pas dans le réseau», constate Fortier, cerveau de la défensive du Rouge et Or.

Son unité se classe parmi les meilleures des 26 programmes de football universitaire canadien année après année. Il vient de remporter une troisième Coupe Vanier en six ans comme coordonnateur. Septième conquête depuis son arrivée à l'Université Laval, en 1996.

Les Oiseaux ne l'ont pas appelé. Et il ne s'en surprend pas, ne s'en formalise pas plus. «L'an passé, quand ils ont embauché Jeff Reinebold, ils ont puisé dans leur réseau» de la LCF. Reinebold était passé par Vancouver, Las Vegas, Edmonton et Winnipeg. Thorpe par Montréal et Edmonton.

«La seule personne qui aurait pu être considérée [chez le Rouge et Or], c'est Glen. Mais je ne suis pas sûr que c'est quelque chose qui l'intéresse», avance Fortier, à propos de son patron, l'entraîneur-chef Constantin.

De toute façon, Fortier n'a «pas vraiment envie de bouger. Pour que je bouge, il faudrait quelque chose de comparable à l'expérience que je vis ici. Je suis comblé! Je connais Glen et Jacques Tanguay [président de l'équipe] et je sais qu'ils me font confiance».

Rattraper le temps perdu

Entraîneur-chef à l'Université d'Ottawa? Encore moins. «Je serais plus intéressé par un défi chez les pros que de devenir entraîneur-chef ailleurs dans l'universitaire. Et si un jour je décide de quitter, je vais le faire d'une façon qui n'affectera pas le programme du Rouge et Or», promet-il.

D'ici là, il savoure le triomphe de vendredi dernier et rattrape le temps perdu à la maison. Il vient de vider sa piscine et de ramasser les feuilles mortes. Il est père de deux fillettes.

Fortier conclut «une saison de transition». Où il composait avec deux nouveaux partants sur la ligne défensive, Samuel Hébert et Vincent Desloges, deux jeunes secondeurs de deuxième année, Mathieu Masseau et Erik Morin, et le remplacement de Jonathan Laliberté comme demi de sûreté par Vincent Plante. Sans compter l'absence prolongée du demi défensif Thommy Bourassa, blessé une bonne partie du calendrier.

«Compte tenu des circonstances, la fin a été très, très positive. Dans les derniers matchs, on a joué plus de la défensive de championnat», se réjouit-il. Le fait d'avoir accordé 335 verges par la passe à McMaster et son quart-arrière Kyle Quinlan en grande finale le turlupine un peu. «Mais la réalité, c'est qu'on l'a sacké sept fois [un record de la Coupe Vanier] et qu'on l'a touché sur tous les jeux.»

«On a vraiment eu une bonne préparation, mais tu ne le sais jamais vraiment avant de jouer.» La première possession des Marauders l'a conforté dans sa confiance. «Pour son interception, Thomas Girard avait les mains sur le ballon en même temps que le receveur et il lui a arraché le ballon.

«Quand j'ai vu ça, je savais que l'attitude était complètement différente. Je savais qu'on ne se ferait pas sauter par-dessus la tête cette année», résume Fortier, rappelant l'humiliant saut de mouton qu'a servi Quinlan au demi de coin Dominic Noël, l'an dernier, dans la seule finale de Coupe Vanier perdue par le Rouge et Or.

D'autres honneurs

Les honneurs s'empilent dans la cour du Rouge et Or. Après avoir été sacré joueur par excellence et meilleur joueur défensif du match de la Coupe Vanier, le porteur de ballon Maxime Boutin et l'ailier défensif Arnaud Gascon-Nadon sont nommés joueurs offensif et défensif pour la 13e et dernière semaine d'activités dans le football universitaire canadien. Le botteur Boris Bede décroche l'honneur au sein des unités spéciales.

Si Boutin et Bede bouclent leur deuxième campagne, Gascon-Nadon tire sa révérence après trois saisons à l'Université Laval et cinq années d'admissibilité. Comme son coéquipier Frédéric Plesius, autre pilier défensif au poste de secondeur. «On perd deux gros morceaux», reconnaît Marc Fortier, coordonnateur défensif. «Pas juste au plan football, mais aussi de l'attitude et du leadership. Mais on s'est toujours sortis de ces départs-là. On va trouver d'autres manières de performer. Pour moi, ce n'est pas si inquiétant.» Fortier fait valoir qu'à leur première année, l'ailier défensif Xavier Mathurin-Pouliot et le secondeur Luka Ricard ont déjà vu pas mal de terrain, Ricard sur les unités spéciales. Les deux ont joué la finale de la Coupe Vanier. «Avant ça, ils ne savaient pas ce que ça prenait pour gagner.»

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