Une septième coupe Vanier pour le Rouge et Or

Le Rouge et Or de l'Université Laval a... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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Le Rouge et Or de l'Université Laval a remporté vendredi son septième triomphe en huit participations à l'ultime rencontre annuelle de football universitaire canadien.

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(Toronto) Le Rouge et Or a récupéré sa Coupe Vanier, vendredi soir. La revanche sur les Marauders de McMaster a été sans appel, soldée au pointage de 37-14. Avec cette septième conquête, le club de l'Université Laval devient le plus titré du football universitaire canadien.

Sept triomphes en huit participations à l'ultime rencontre annuelle. Le tout en seulement 14 ans. Sixième titre en 10 ans. «Et si on ne s'était pas fait voler la game de l'an passé, on en aurait huit!» a lancé le secondeur étoile Frédéric Plesius, une fois les casques enlevés et les accolades données. Les footballeurs chouchous de Québec triomphent sur la scène canadienne chaque année paire depuis 2004.

Le porteur de ballon Maxime Boutin a été la grande vedette avec des gains au sol de 253 verges et deux touchés en 24 portées. Il s'agit de la deuxième meilleure performance par la course dans l'histoire du championnat, après les 260 de Tim Petrose, de Calgary, en 1983.

Outre la foule record 37 098 spectateurs, dans le Rogers Centre de Toronto, une foule hostile aux vainqueurs, le Rouge et Or a entre autre établi quelques marques de la Coupe Vanier. Comme le nombre de sacs par une équipe, sept, et les verges de gains au sol, 373. L'ailier défensif Arnaud Gascon-Nadon a été nommé le joueur défensif par excellence du match.

Le titre de joueur par excellence est bien sûr revenu à Boutin. Qui, rappelons-le, était il n'y a pas si longtemps le troisième porteur de ballon de cette équipe. «Je ne peux pas décrire les sentiments que je vis présentement. C'est le premier championnat que je gagne, c'est fou!» s'est exclamé le rapide numéro 1, casquette de champion sur la tête.

«Des sept, c'est peut-être la Coupe Vanier la plus valorisante», a pour sa part affirmé l'entraîneur-chef Glen Constantin, qui était à la barre pour les six dernières et coordonnateur défensif pour la première, en 1999. «C'était le plus grand défi auquel on a eu à faire face. On jouait contre une équipe arrivée à maturité, qui va avoir des choix de repêchage [LCF] à la pelletée.»

«Toute la semaine, on parlait d'eux. [Kyle] Quinlan et, c'est quoi donc le nom de l'autre gars, [Ben| D'Aguilar?» a ironisé Constantin, à propos du quart-arrière et de l'ailier défensif étoile des Marauders, tous deux couronnés au banquet annuel, jeudi. Ces deux mêmes qui ont été des facteurs majeurs dans la victoire de McMaster sur Laval l'an passé, à la Coupe Vanier.

Pas de tout repos

Mais ça n'a pas encore été de tout repos. Après avoir pris les devants 12-0, au deuxième quart, le Rouge et Or est rentré au vestiaire avec un retard de 14-12, ratant entre autres des points précieux dans les dernières secondes de la demie.

Mais une bonne poussée offensive en début de troisième quart, jumelé à un botté de dégagement truqué transformé en premier essai, a relancé les Québécois. Qui ont d'ailleurs été hués à quelques reprises, parce qu'ils restaient trop souvent blessés sur le terrain après les jeux.

La défensive a encore été magistrale, limitant McMaster à 75 verges de gains au sol. Dont 55 par Quinlan. Le quart des Marauders a terminé la rencontre avec 25 passes réussies en 40 pour 335 verges, un touché et deux interceptions. Le quart de Laval, Tristan Grenon, avec 11 en 25 pour 234 verges et un touché.

Le botteur Boris Bede a excellé avec quatre placements en cinq tentatives, mais surtout grâce à la longueur et à la précision de ses dégagements. Il a dominé son vis-à-vis 44,6 verges contre 35,6 au chapitre de la moyenne parcourue par ses bottés de dégagement.

Le R et O quitte Toronto vers 11h et rentre à la maison, au PEPS de l'Université Laval, vers 21h.

«Il y aura toujours des critiques»

Le quart-arrière Tristan Grenon ne se fait pas d'illusions. Même s'il a mené son équipe à la conquête d'une septième Coupe Vanier, la plus difficile selon l'entraîneur-chef Glen Constantin, «il y aura toujours des critiques. Mais les gens diront ce qu'ils veulent. Moi, je sais que mon équipe croit en moi et c'est ce qui est important», a affirmé le quart-arrière vainqueur. Avec 11 de ses 25 passes captées, il en a fait assez. Mais il n'a surtout pas essayé d'en faire trop, comme l'indique son zéro dans la colonne des interceptions. Son vis-à-vis Kyle Quinlan en a commis deux, le même total que durant ses huit matchs de saison régulière.

Grenon a ensuite parlé de Maxime Boutin, la vedette offensive des siens avec 253 verges de gains au sol. «Notre club est rempli de bons joueurs, il s'agit juste d'avoir la chance de jouer.» «Était-ce votre arme secrète?» a questionné un journaliste anglophone. «Beaucoup de gens le sous-estimaient. Mais ils ne feront plus cette erreur», a souri Grenon. Il parlait peut-être aussi un peu pour lui-même...

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