Coupe Vanier: «J'ai hâte de commencer», dit Tristan Grenon

Tristan Grenon, le pivot du R et O,... (Le Soleil, Olivier Bossé)

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Tristan Grenon, le pivot du R et O, ne voit pas la rencontre d'aujourd'hui comme une bataille de quart-arrière. Il entrevoit un match «plus stratégique, plus intelligent» que celui de l'an passé.

Le Soleil, Olivier Bossé

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(Toronto) Après trois ans dans le cercle d'attente, Tristan Grenon s'amène enfin au bâton. Ce soir, il dirigera l'attaque du Rouge et Or, au Rogers Centre de Toronto. Mais pas contre les Blue Jays. Contre les Marauders de McMaster et leur frappeur de puissance Kyle Quinlan, dans ce qu'on peut qualifier de Série mondiale du football universitaire canadien.

Contrairement au baseball, une finale de football se joue sur un seul match. Un match de la Coupe Vanier auquel le quart-arrière Grenon réfléchit depuis 364 jours. Dès le coup de sifflet annonçant la défaite des siens en deuxième prolongation, à la finale de l'an dernier, Grenon savait qu'il avait la lourde tâche d'y ramener la bande de l'Université Laval, 12 mois plus tard.

Voilà que le Rouge et Or est de retour. Le botté d'envoi est prévu à 19h30. «C'est un peu difficile à croire qu'on est déjà rendu. Que demain [aujourd'hui], on va jouer dans un grand stade devant 35 000 personnes», a laissé tomber Grenon, jeudi midi, avant de monter à sa chambre d'hôtel pour la sieste.

«Je ne vois pas ça comme de la pression. Plus comme une chance. Une chance de gagner la Coupe Vanier et une chance de se reprendre contre ceux contre qui on a perdu l'an passé. Le plan de match est fait, j'ai hâte de commencer.»

Car les Marauders aussi sont de retour. En plus du titre de champions en titre, ils traînent une séquence des 21 victoires. Avec en tête le joueur par excellence au Canada, Quinlan. Les résidants de Hamilton partent favoris.

«À la lumière des statistiques et des résultats, c'est normal qu'ils soient favoris», concède Grenon. «Mais on a eu beaucoup plus de concurrence dans notre conférence en saison qu'ils en ont eu dans la leur.

«McMaster a eu une saison de rêve, sans obstacle. Mais en séries, tout peut arriver. Tout le monde a une faiblesse et on pense que leurs adversaires précédents ne l'ont pas bien identifiée.»

Pas intimidé

Une faiblesse qui ne se situe pas au poste de quart-arrière. Pivot finissant de cinquième année, Quinlan fait flèche de tout bois. Mais rien pour intimider son vis-à-vis. «Je ne sens pas que je dois être meilleur que Kyle pour gagner. Ce n'est pas une bataille de quart-arrière», assure Grenon.

Il espère néanmoins garder le vainqueur du trophée Hec Crighton sur les lignes de côté le plus souvent possible. «Ça va être un match plus stratégique, plus intelligent que l'an passé.»

Le numéro 5 estime de plus que McMaster n'a pas affronté une attaque terrestre aussi aguerrie que celle de Laval cette année. «Avec les succès qu'on a eus au sol dans nos derniers matchs, ils vont sûrement vouloir arrêter la course. Et s'ils bouchent des trous, ça laisse de la place ailleurs.»

Mais la ligne tertiaire des Marauders est aussi très bonne. Les interceptions? Grenon n'est pas inquiet. «Ce n'est pas quelque chose que je fais, je fais attention au ballon. Pour que ça arrive, il va falloir que je fasse une mauvaise lecture et qu'eux fassent un attrapé extraordinaire», fait-il valoir.

À titre comparatif, Quinlan a lancé 27 passes de touché et a été intercepté quatre fois sur 333 passes en 11 matchs, cette année. Pour Grenon, c'est 22 passes de touché et aussi quatre interceptions sur 308 passes en 12 rencontres.

«Avec Ben, tout est simple»

Tristan Grenon se réjouit de l'ajout de Benoît Groulx au sein du personnel d'entraîneurs du Rouge et Or, pour cette ultime semaine. Le quart-arrière apprécie entre autres la clarté des conseils de son prédécesseur. «L'affaire avec Ben, c'est que tout est si simple. C'est jamais compliqué!» affirme Grenon. Les deux quarts ont joué ensemble, en 2009. Groulx finissait et Grenon arrivait. «Il a été un mentor, pour moi. Et il n'est pas revenu ici en pensant qu'il a la science infuse. On s'entend super bien. Même quand il va être un vieux coach, il va rester proche des joueurs.»

Pas de danger de briser l'harmonie déjà existante entre lui, le coordonnateur offensif Justin Ethier et l'entraîneur des quarts-arrières Christopher Auger, assure Grenon. «Benoît et Justin sont sur la même longueur d'onde, ils se complètent. Leur première réponse est toujours la même. C'est bon d'avoir deux coachs aussi cohérents.» Quant aux preuves de Groulx sur l'analyse du jeu, elles ne sont plus à faire. «Mes capacités athlétiques sont bonnes, j'ai un meilleur bras qu'il avait. Mais juste sa vision a fait de lui le joueur qu'il a été. Et qu'il ait pu devenir coordonnateur offensif [à Bishop's] tout de suite en finissant de jouer, ça en dit long sur ce qu'il peut faire.» Groulx a été le meilleur passeur dans l'histoire du Rouge et Or.

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