Pascal Lochard ne disputera pas la demi-finale canadienne

Pascal Lochard s'est infligé une sévère entorse à... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Pascal Lochard s'est infligé une sévère entorse à la cheville lorsqu'il a été frappé par derrière sur le botté d'envoi du troisième quart.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le Rouge et Or paye cher sa 10e Coupe Dunsmore consécutive. Son premier porteur de ballon s'est infligé une sévère entorse à la cheville gauche. Pascal Lochard ne disputera donc pas la demi-finale canadienne, samedi. Et sa participation au match de la Coupe Vanier s'avèrerait aussi très improbable.

Au lieu de l'entraîneur-chef Glen Constantin, cette semaine, c'est plutôt le physiothérapeute de l'équipe, Guy Asselin, qui devrait donner une conférence de presse. Plusieurs joueurs-clés n'ont pas complété la finale québécoise contre Sherbrooke, samedi. Lochard est le plus clairement amoché.

«Ça va mieux que samedi. Mieux moralement, mais physiquement, c'est toujours aussi pénible. Si on se rend à la Coupe Vanier [le 23 novembre], on verra si je peux jouer. Mais le prochain match, c'est sûr que je le manque», a-t-il révélé, lundi après-midi, à sa sortie du local médical voisin du vestiaire, au sous-sol du PEPS de l'Université Laval.

Le numéro 4 a été frappé par derrière sur le botté d'envoi du troisième quart. «Je n'ai pas vu venir le gars, je n'ai pas pu me protéger. Ma cheville a plié au complet. Je m'étais déjà blessé aux chevilles, mais je n'avais jamais ressenti une douleur aussi extrême», raconte-t-il, appuyé sur ses béquilles.

«J'ai passé des radiographies et, au moins, il n'y a pas de fracture. Je n'aurai donc pas besoin de chirurgie, ce qui est bon pour mon futur. Mais pour l'instant, je suis pas mal foutu. Sincèrement, ça va parce qu'on a gagné. Si on gagne la Coupe Vanier, ça va être comme si je ne m'étais jamais blessé. Mais si on perd, ça va être désastreux.»

Demi offensif de troisième année, Lochard a hérité du poste de partant, cette saison, après le départ de Sébastien Lévesque. Avant de se blesser, il avait cumulé 749 verges de gains et cinq touchés au sol en 10 matchs cette saison, le tout sur 121 courses, pour une moyenne de 6,2 verges par portée. En saison et en séries, il avait hérité de la moitié (47,5 %) des courses de porteur, malgré un match raté pour une blessure au coude.

«C'est dommage pour moi et pour l'équipe aussi parce que je suis utilisé à l'attaque et sur les unités spéciales. Mais j'ai confiance dans les gars qui jouent. Je sais qu'ils vont faire la job. La force de notre équipe, c'est la profondeur.»

Une chance pour Boutin

Porteur numéro deux, Guillaume Bourassa a aussi fini la partie de samedi en béquilles. Celui qui a raté cinq matchs en début de campagne se portait toutefois beaucoup mieux lundi et devrait être au poste contre Acadia. «On est chanceux dans notre malchance, on n'est pas blessés en même temps», sourit Lochard.

Maxime Boutin aura quant à lui «une bonne opportunité de montrer qu'il a sa place ici». Lochard ajoute Christophe Normand à l'équation, le centre-arrière ayant été souvent utilisé avec un écart important au pointage.

De son côté, Philippe Gagnon avait laissé ses béquilles à l'infirmerie. Sur la quatrième séquence offensive du Rouge et Or, samedi, le garde à gauche recrue a reçu un joueur sur le genou droit. «Ç'a plié de la manière qu'il fallait pas», a expliqué Gagnon. De la glace et du repos devrait lui permettre de jouer la Coupe Uteck.

Allergique à la Coupe Dunsmore

Pour une troisième fois en trois saisons chez le Rouge et Or, Arnaud Gascon-Nadon n'a pas terminé le match de la Coupe Dunsmore. Blessure au genou en 2010, expulsion en 2011. Puis samedi, il s'est blessé à l'épaule droite en rabattant le quart-arrière du Vert & Or au sol pour un sac et une perte de huit verges au début du deuxième quart.

«C'est moins pire que ce qu'on avait cru sur le terrain et sur les lignes de touche», a assuré l'ailier défensif étoile, lundi, sac de glace glissé sous le t-shirt et casquette de champion du Québec sur la tête. «Sur le coup, je pensais que mon épaule était sortie [de l'articulation], mais elle a peut-être juste bougé sans sortir. Je me suis déjà étiré des ligaments de l'épaule dans le passé et j'avais plus mal que ça. J'ai déjà retrouvé une bonne amplitude de mouvement. François [Marquis, orthopédiste] et Guy [Asselin, physiothérapeute] sont satisfaits.»

Avec deux à trois séances de physio par jour et beaucoup de glace, Gascon-Nadon s'attend à être de l'affrontement contre Acadia. «Dans ma tête, je joue samedi. J'espère être capable de m'entraîner mercredi ou jeudi, mais c'est ma dernière année ici. L'important, c'est samedi. Il m'en reste deux [matchs], pas le temps de niaiser.»

«Tu vises le menton»

«On vise le casque. D'habitude, quand tu vises le menton, les chances sont bonnes qu'il sorte», a lancé Antoine Vaillancourt, samedi, en pleine télé, après avoir expédié Guillaume Rioux, du Rouge et Or, au pays des rêves à l'aide d'un coup de casque au menton. Le reporter sur les lignes de côté pour Radio-Canada demandait au secondeur du Vert & Or s'il avait «visé le ballon spécifiquement» pour provoquer l'échappée qui donnait un premier touché à Sherbrooke et qui resserrait le pointage à 16-10 pour Laval.

Rioux a perdu le ballon sur ce retour de botté. Mais il a surtout perdu connaissance. Six longues minutes étendu sur sa ligne de 10 verges, inerte. Il est ressorti du terrain debout, soutenu par deux membres du personnel médical. Lundi, 48 heures après l'incident, Rioux a rencontré le médecin de l'équipe, Germain Thériault. Son état serait «beaucoup mieux», selon l'entraîneur-chef, Glen Constantin (photo).

Aujourd'hui, le petit numéro 11 passera des examens neuropsychologiques pour évaluer les séquelles sur son cerveau. Tests de mémoire à court terme et de logique qu'on comparera avec ses résultats antérieurs, précommotion cérébrale. «Mais je ne pense pas qu'il va jouer samedi», a admis Constantin. «Je ne suis pas médecin, mais je ne vois pas comment il pourrait jouer. Et on ne voudra pas faire d'erreur sur la sécurité du jeune.»

Constantin a aussi pris connaissance des propos de Vaillancourt. «Ce n'est pas le message qu'on veut passer comme ligue universitaire. Ce n'est pas une chose qu'on enseigne», affirme celui qui a reçu un appel de son homologue de Sherbrooke, David Lessard, pour l'assurer des mêmes convictions chez le Vert & Or. «On pratique un sport agressif, violent, mais j'ose espérer qu'on ne le fait pas avec l'intention de blesser.»

Constantin souligne néanmoins que Vaillancourt a été interviewé à chaud, après que son équipe eut marqué un touché important et sans encore connaître les conséquences de son geste. «Il s'est peut-être laissé emporter par les émotions. Mais c'est sûr que ça reste troublant», a constaté Constantin. Le patron du Rouge et Or ne rejette pas la possibilité de porter plainte à la ligue pour faire suspendre Vaillancourt, mais pas avant la fin de la saison. De toute façon, le Vert & Or est éliminé.

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