Remporter la Dunsmore n'est jamais banal

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Même après une décennie complète à régner sur la conférence Québec, l'organisation du Rouge et Or est toujours aussi satisfaite de remporter la Coupe Dunsmore.

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(Québec) Le Rouge et Or a gagné la Coupe Dunsmore pour la 10e année d'affilée, samedi. Une domination que personne ne prédisait au lendemain de la première conquête provinciale de la série.

«Je me rappelle qu'en 2003, c'était la cinquième [et dernière] saison de Mathieu Bertrand», relève Justin Ethier, à propos des adieux victorieux du quart-arrière étoile et grande vedette de l'équipe. «Beaucoup de monde disait que ç'allait être plus difficile après ça. Alors, 10 ans plus tard, c'est tout un accomplissement.»

Le coordonnateur offensif a joint les rangs du club de football de l'Université Laval en 2001. Il a dirigé Bertrand trois ans. Ils ont gagné la Coupe Vanier en 2003, la deuxième dans l'histoire du jeune programme. Le Rouge et Or a de nouveau ravi le championnat canadien en 2004, en 2006, en 2008 et en 2010.

«On vise toujours plus haut, mais la Coupe Dunsmore, ce n'est jamais banal. Un 10e championnat de ligue de suite, comme organisation, on doit être satisfait de ça», affirme Ethier, qui était absent lors des campagnes 2010 et 2011, avant de revenir pour le troisième match de cette saison.

Une décennie complète à régner sur la conférence Québec. Une suprématie ininterrompue inégalée dans l'histoire du ballon ovale universitaire canadien. Avec le triomphe de 1999, le Rouge et Or porte à 11 ses victoires en 14 participations à la Coupe Dunsmore, cela sur une période de 15 ans.

«Des gars bien normaux»

Glen Constantin a pour sa part décroché le titre d'entraîneur-chef de l'année pour la quatrième fois en cinq ans, vendredi. Un cinquième honneur du genre pour lui depuis 2005. «Dans les réunions de la ligue, il y en a toujours qui disent que ce n'est pas normal qu'on gagne depuis 10 ans», révèle le grand patron, rebuté par ce genre d'argument.

«Je ne sais pas qu'est-ce qui est normal. Mais on est une gang de gars bien normaux qui tripent sur le football et qui travaillent à fond pour en arriver là», plaide Constantin. «Ça démontre la continuité et la stabilité de notre programme.»

Samedi prochain, 13h, au stade de l'Université Laval, le Rouge et Or se frottera aux champions des Maritimes en demi-finale canadienne, pour la Coupe Uteck. Un trophée sur lequel son nom a été gravé quatre fois en cinq essais. Selon une savante rotation des quatre conférences, on avait prédéterminé que les champions de l'Atlantique rendraient visite à ceux du Québec, cette année.

Les Axemen sont couronnés champions de leur conférence et du Loney Bowl pour la deuxième année de suite, la 13e fois dans leur histoire. La fiche du Rouge et Or en demi-finales canadiennes est de 7-4, celle des Axemen, de 4-8. Le dernier gain des Néo-Écossais à ce stade-ci remonte toutefois à 1981.

Laval a gagné les six affrontements entre les deux, dont celui du 15 septembre dernier, 31-7. Un seul est survenu en situation éliminatoire, la Coupe Uteck de 2006, soldée au pointage de 57-10. Pour la première fois en 46 ans d'histoire, les quatre équipes dans le carré d'as canadien sont les mêmes que l'année précédente, soit Laval, Acadia, McMaster (Ontario) et Calgary (Ouest).

Ressortir les vieilles cassettes

Le fait d'avoir déjà croisé les Axemen sur son chemin, lors de la troisième semaine de la campagne, facilite la préparation du Rouge et Or. Et vice versa. «

C'est mieux avec du film récent, comme en 2006. C'est plus facile d'évaluer la force et la vitesse des joueurs», explique Glen Constantin, qui s'attendait de plus à recevoir une livraison de trois matchs récents d'Acadia sur vidéos durant la nuit de samedi à dimanche. «Et on va ressortir nos vieilles cassettes», promet l'entraîneur-chef.

La situation s'apparente à 2006, avec un duel régulier en saison disputé à Québec, cette année-là gagné 34-7 par Laval. Cette fois-ci, le pointage final a été presque identique, 31-7. Le Rouge et Or avait facilement remporté la Coupe Uteck de 2006, toujours au PEPS, 57-10.

Du côté des joueurs, l'affrontement du 15 septembre est déjà «un peu flou dans ma tête», admet le demi défensif Thomas Girard. «Si je me souviens bien, ils ont deux bons receveurs du côté court.»

Taylor Renaud et Mike Squires ont dominé la conférence Atlantique durant la saison régulière avec 749 et 619 verges de gains aériens, ce qui les place dans le top 15 canadien. À titre comparatif, le receveur le plus prolifique chez le Rouge et Or cette saison, Matthew Norzil, a amassé 548 verges par la passe avec un match de plus. Squires s'est toutefois blessé à l'épaule, samedi, contre Saint Mary's.

Rioux examiné demain

Guillaume Rioux allait mieux, dimanche. Samedi, au deuxième quart de la finale québécoise, le retourneur de bottés aussi receveur de passes a encaissé un violent coup de casque au menton. Les lumières se sont fermées. Il est resté sur le dos, inconscient, sur le terrain, durant quelques minutes. Il en est finalement ressorti debout, soutenu par deux membres du personnel médical.

Mardi, près de 72 heures après l'incident, il sera soumis à une batterie d'examens neuropsychologiques qui permettront d'y voir plus clair sur l'impact encaissé par son cerveau.

Après le match, le combatif numéro 11 disait déjà prendre du mieux et espérait pouvoir être de la prochaine rencontre. «Il y a eu plus de peur que de mal», a assuré Rioux, que son coéquipier et ami Tristan Grenon estime être le joueur qui fait «le plus de sacrifices dans cette équipe».

Échauffement pour Boutin?

Des 309 verges au sol amassées par l'attaque terrestre du Rouge et Or, Maxime Boutin en a fait siennes 119, plus fort total de son camp. Des courses de 14, de 80, puis les quatre derniers jeux offensifs des vainqueurs. Un échauffement pour Acadia? Ses collègues Pascal Lochard et Guillaume Bourassa se sont blessés à la cheville durant la partie.

De la possibilité d'être partant samedi prochain, «je suis plus déçu que content. J'aimerais mieux que tout le monde soit en santé», commente Boutin. Le rapide numéro 1 est lui-même ressorti avec une éraflure au cou et «un beau bleu sur le mollet», mais sera au poste si on le lui demande.

Et boum! Thibault est là

Adam Thibault a juste capté deux ballons, samedi. Mais deux longs jeux très importants. Une passe de 35 verges pour inscrire le touché et faire 23-10, au deuxième quart. Une feinte de botté devenu passe de 43 verges en début de deuxième demie, menant au majeur qui fera 37-10. Le coordonnateur offensif Justin Ethier a chanté ses louanges, après la victoire.

«Le temps de jeu d'Adam a diminué cette année et là, il embarque dans un moment critique et boum! il fait le gros jeu.»

Thibault n'avait capté que cinq passes pour 40 verges au cours des cinq matchs précédents. «C'était le moment de faire un jeu», constate candidement le receveur de troisième année. «C'est sûr que j'étais receveur extérieur partant l'an dernier et que cette année je suis cinquième, mais je suis plus utilisé dans les unités spéciales. Et on pratique tellement les jeux à l'entraînement que c'était bien correct.»

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