Rouge et Or: Lochard, «un modèle»

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En plus d'obtenir le ballon sur la moitié des courses, Pascal Lochard excelle au bloc.

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(Québec) Depuis deux mois, Pascal Lochard prouve qu'il peut être le digne successeur de Sébastien Lévesque, au sein du Rouge et Or football. Pas un cogneur de circuits comme le 15, mais un frappeur de moyenne beaucoup plus complet. «C'est mon joueur préféré de l'équipe», avoue Glen Constantin.

 

 

 

 

La tension entre Constantin et Lévesque était un secret de Polichinelle, au cours des quatre dernières années. L'entraîneur-chef et le porteur de ballon vedette n'avaient pas toujours le même point de vue sur le jeu. Dont sur l'importance d'être bon sans le ballon.

Tout le contraire de Lochard, demi offensif principal à l'Université Laval depuis cette année. En plus d'obtenir le précieux sur la moitié des courses, le numéro 4 excelle au bloc. Ça, c'est quand il ne s'échine pas au sein des unités spéciales. «Je suis satisfait de ma saison. Je suis satisfait de survivre à tout ça», sourit Lochard.

«Il est le plus sharp»

Cette implication dans tous les aspects du jeu n'est pas sans plaire à son patron. Mais Lochard, c'est encore plus que ça. «Il est le plus sharp sur et hors du terrain», explique Constantin.

Après ses trois campagnes collégiales avec les Spartiates du Vieux-Montréal, le natif de la métropole «aurait pu rester à Montréal et entrer tranquillement aux HEC», les Hautes études commerciales, une division de l'Université de Montréal.

«Mais il a accepté de venir à Québec, même s'il doit avoir trois jobs, l'été. Et il donne un effort honnête chaque fois qu'il embarque sur le terrain. Il est un modèle pour les joueurs actuels et futurs du Rouge et Or», louange Constantin.

Ses performances de 633 verges de gains en 107 courses lui valent le deuxième rang de la conférence, cette saison, derrière son ex-coéquipier des Spartiates, Rotrand Sené, des Carabins de Montréal. Lochard a aussi capté 12 passes pour 107 verges et totalise cinq touchés.

Avec 813 verges en 166 portées, Sené gagne une verge de moins en moyenne par course que Lochard, 5,9 contre 4,9. Et soyez assurés que Sené ne joue pas au sein des unités spéciales.

Un joueur ambitieux

«Je suis un gars qui a confiance en lui, alors je m'attendais à ça. Je ne joue pas pour être substitut», commente Lochard, à propos de ses succès à sa première année comme partant, sa troisième dans les rangs universitaires.

Ralenti la saison dernière par des blessures au genou et au pied, il a pris les bouchées doubles l'été dernier dans la salle d'entraînement. Mais pas à table, lui qui a perdu une quinzaine de livres durant l'entre-saison.

Il a raté le match contre Bishop's, il y a huit jours, blessé. Son retour au jeu samedi, à Concordia, a donné lieu à une prestation de 161 verges en 20 courses, sa meilleure de la saison régulière. Il assure qu'il sera à «100% en forme» pour les éliminatoires, à compter de samedi prochain. Le Rouge et Or affronte les Redmen de McGill en demi-finale du Québec.

Le Rouge et Or cumulait en moyenne 1700 verges de gains terrestres bruts durant le règne de Lévesque dans son champ arrière, dont 1817 l'an dernier. Cette saison, le club de l'Université Laval a arrêté son compteur de saison régulière à 1883.

Constantin a le projet de transformer Lochard en centre-arrière, peut-être dès l'an prochain, une position qui lui ouvrirait les portes professionnelles de la Ligue canadienne de football.

Tristan Grenon: «Je ne veux pas rater ma chance»

Quart-arrière de quatrième année, Tristan Grenon disputera un match éliminatoire universitaire pour la première fois, samedi. «Je suis super excité! Le cheminement est long et ça fait depuis le mois de janvier qu'on parle des séries. Je ne veux pas rater ma chance», a indiqué Grenon, au lendemain du neuvième et dernier match régulier du Rouge et Or.

Sa pire prestation de l'automne, considérant l'adversaire et l'enjeu. Contre des Stingers déjà éliminés et qui donnaient 40 points à chaque match avant de l'affronter, Grenon n'a complété que 11 de ses 23 passes (48 %) pour de minces gains aériens de 192 verges. Une victoire sans gloire de 32-19. «Un match comme celui-là, ça arrive. Ce qui est fait est fait. Ça n'a juste pas cliqué! On doit regarder nos erreurs et passer à autre chose le plus vite possible. Il ne faut pas se casser la tête. À l'attaque, on doit juste hausser nos standards, car on sait qu'on peut faire les jeux.»

Laval a accordé 12 points de plus que les Carabins de Montréal

Pour la première saison en 10 ans, l'unité défensive dirigée par Marc Fortier n'est pas la plus chiche au Québec. Le Rouge et Or a accordé 114 points contre 102 du côté des Carabins de Montréal. Les deux équipes étaient égales à 95 avant le dernier match régulier, mais 12 des 19 points donnés aux Stingers, samedi, étaient de trop. «Oui, ç'aurait été bien de garder ça», admet le coordonnateur défensif de l'équipe de l'Université Laval.

«Mais en réalité, on ne joue pas pour ces records-là. La meilleure défensive [de la conférence], c'est celle qui va gagner le dernier match de la conférence, c'est tout. Ils ont le droit de se dire meilleure défensive s'ils ont les statistiques. Mais nous, on ne s'est jamais autoproclamés meilleure défensive. La seule statistique importante, c'est les victoires et les championnats. C'est pour ça qu'on le fait», fait valoir Fortier.

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