«Je suis heureux, a indiqué l'entraîneur-chef Glen Constantin. Nous avons commencé le match en force et notre exécution était à point. Il y a du bon travail qui s'est fait sur la ligne offensive, comme le démontre le fait que trois gars aient récolté plus de 100 verges au sol. Et défensivement, les choses ont très bien été. En deuxième demie, nous avons utilisé beaucoup de réservistes. Notre but était de les laisser jouer. Et je crois que l'on a vu combien on était jeune.
«Je suis cependant satisfait. Je crois que l'on a progressé. Comme j'ai dit aux gars, il ne faut pas tomber dans le panneau et se fier uniquement au pointage. C'est le film qui va faire foi de tout. On va voir nos erreurs et nos bons coups. Et c'est à partir de là que l'on va continuer à nous améliorer.»
Appelé à expliquer la différence entre la performance de ses hommes à Bishop's, il y a six semaines, et celle de dimanche, Constantin a d'abord parlé du vent qui avait constamment balayé le Coulter Field. Il a aussi indiqué que ses hommes avaient moins bien exécuté. La raison? Il a expliqué qu'il ne voulait pas manquer de respect envers ses rivaux, mais que ses joueurs avaient de la difficulté à se motiver quand ils allaient jouer à Bishop's, où il n'y a pas beaucoup d'atmosphère. Il a ajouté que le quart Tristan Grenon n'en était alors qu'à son second match comme partant et qu'il n'avait pas encore pris son rythme. «Ça lui a pris au moins trois matchs afin de trouver son erre d'aller. Mais là, il joue vraiment avec confiance et il a un bon synchronisme avec ses receveurs.»
Premier touché
Le Rouge et Or a frappé vite et fort dès le premier quart en marquant 24 points. Ils ont brisé la glace avec un touché de Félix Faubert-Lussier, son premier dans les rangs universitaires. L'attaque du Rouge et Or avait récupéré le ballon à la ligne de 26 verges des Gaiters à la suite d'une interception de Thomas Girard. Laval a ajouté sept points dès sa séquence à l'attaque suivante. Guillaume Rioux a d'abord ramené un botté de dégagement sur 38 verges et placé les siens à la ligne de 7 verges de Bishop's. Et dès le premier essai, Guillaume Bourassa a inscrit le majeur. Les locaux ont réussi leurs autres points sur un placement de Boris Bédé et un touché d'Antoine Leduc, lui aussi son premier en carrière.
Le Rouge et Or a poursuivi son travail de démolition au deuxième quart en ajoutant trois touchés, ceux de Matthew Norzil, de Bourassa - son deuxième du match - et de Christophe Normand. Les Gaiters ont aussi concédé un touché de sûreté.
Les visiteurs se sont finalement inscrits à la marque au troisième quart quand Ryon McCalla a couru une verge et inscrit un majeur. Il s'agissait du premier touché par la course accordé par le Rouge et Or cette saison. La réplique des protégés de Constantin ne s'est pas fait attendre, Alex Skinner marquant un touché sur une faufilade du quart-arrière, un premier en carrière. Boris Bédé a complété la marque avec un placement de 24 verges.
Un manque d'expérience
«Quand tu viens jouer à Laval, il faut que tu sois prêt pour tout. Mais nos lignes offensive et défensive ont eu beaucoup de difficultés. Nous devions composer avec plusieurs blessés, ce qui nous a obligés à utiliser des jeunes. Les gars ont travaillé fort, mais ils manquaient d'expérience.»
Même si les siens avaient perdu par 50 points face au Rouge et Or, Kevin Mackey, l'entraîneur-chef des Gaiters, n'était pas en colère contre ses joueurs lorsque les représentants des médias l'ont rencontré. «Je suis heureux de l'effort des gars. Ça ne me dérange pas de perdre si on est intense et qu'on joue notre style de jeu. Les gars ont bien fait en deuxième demie. Ils n'ont donné que 10 points à Laval. Oui, le Rouge et Or avait envoyé sa deuxième équipe, mais il aurait été facile pour les joueurs d'abandonner et de ne rien faire. Ce ne fut pas le cas. J'ai vu de belles choses de la part de certains jeunes. Mais il faut travailler encore plus fort afin de continuer à nous développer.»
Plesius au repos
Le secondeur Frédéric Plesius a regardé la seconde demie du match contre les Gaiters vêtu de ses habits de ville. Rien de sérieux, selon Glen Constantin. «Il ressentait une certaine raideur à un mollet. Nous avons donc décidé de ne pas prendre de chance. Et avec une marque de 47 à 0, il n'y avait pas de chance à prendre non plus.» L'entraîneur-chef du Rouge et Or a aussi donné des nouvelles concernant Dave Savard, qui est demeuré étendu au sol après avoir solidement plaqué un adversaire qui tentait de lui bloquer le chemin après un gain de 12 verges. Il a expliqué que le porteur de ballon se plaignait de douleurs au cou, mais qu'il était encore trop tôt pour poser un diagnostic sur la gravité de sa blessure.
Un trio productif au sol
Le Rouge et Or a totalisé dimanche 385 verges par la course et 181 par la passe. Trois joueurs ont amassé plus de 100 verges au sol, soit Guillaume Bourassa (122), Maxime Boutin (122, photo) Christophe Normand (116). Le quart-arrière Tristan Grenon a réussi 7 des 13 passes qu'il a tentées pour des gains de 139 verges. Il a notamment lancé une bombe qui a permis à Matthew Norzil de marquer un touché sur un jeu de 87 verges. En défensive, la recrue Shayne Gauthier et Mathieu Masseau ont réussi chacun six plaqués. Samuel Hébert et Brendan Tennant ont réussi chacun un sac du quart, tandis que Thomas Girard y est allé d'une interception. De leur côté, les Gaiters ont gagné 369 verges, dont 231 dans la deuxième demie.
Un plaqué rafraîchissant!
Pour la première fois de sa jeune carrière, Alex Skinner a eu la chance de diriger l'attaque du Rouge et Or. Pour la première fois, la mission qu'on lui a confiée au début du troisième quart n'était pas d'écouler le temps, mais bien de gagner des verges. «C'était vraiment le fun de pouvoir exécuter ce que j'avais pratiqué pendant la semaine, de me retrouver avec les gars sur le terrain et de pouvoir lancer des passes», a expliqué celui qui a réussi cinq de ses six passes pour des gains de 42 verges, et qui a marqué un premier touché en carrière sur une course d'une verge. «Et pour la première fois, je me suis fait plaquer. C'était très rafraîchissant. Ça faisait longtemps... Et c'est pour ça que l'on joue. On veut frapper et se faire frapper.» Questionné à savoir s'il allait célébrer son premier touché en carrière, Skinner a lancé : «C'est le temps des examens, je dois étudier.»