Ça, c'est la théorie. En pratique, «c'est quelque chose à se rappeler», a admis le porteur de ballon Pascal Lochard, auteur de 11 courses et de deux attrapés pour des gains totaux de 78 verges, dans le revers de 23-20. «Celle-là, je l'ai vraiment en tête. J'y pense encore», a poursuivi Lochard, 48 heures après le sifflet final.
Groulx, Lochard et leurs coéquipiers de l'Université Laval (6-1) s'entendent sur un point. «Même si on a perdu, il faut vite mettre ce match-là de côté parce qu'on a d'autres matchs à jouer», explique Lochard.
«On ne voulait pas perdre, on ne veut jamais perdre, mais ça arrive. Maintenant, la seule chose qu'on peut faire, c'est de sortir plus fort. Et c'est ce qu'on va faire», certifie Groulx.
«À partir de demain [aujourd'hui], on passe à Bishop's», se convainc le sympathique colosse. «La seule leçon à retenir : il faut tout le temps travailler plus fort.»
Pas évident de conserver un niveau de motivation élevé après un intense triplé composé d'une visite à Sherbrooke et d'un aller-retour contre Montréal. Surtout contre les Gaiters (3-4), une équipe qui n'a gagné que deux fois sur le terrain cette année. L'autre victoire provient d'un forfait de Concordia. «On en a parlé entre nous, confie Groulx. Mais on ne peut juste pas baisser de régime, ça ne se fait pas! Si on veut prouver qu'on est vraiment la meilleure équipe, on ne peut pas se permettre ça.»
Manque de communication
Le gros 50 du Rouge et Or a passé ses années collégiales dans la cour des Gaiters, avec les Cougars du Collège Champlain de Lennoxville. «J'ai gagné deux Bols d'or avec des gars qui jouent à Bishop's présentement. Ces gars-là, c'est pas des losers! Ils vont être prêts et il va falloir être prêts nous aussi», tranche-t-il, à propos du rendez-vous fixé à 13h, au PEPS, dimanche.
Outre les problèmes de communication éprouvés en attaque à cause de la foule bruyante du CEPSUM, comme une des causes du revers, Groulx parle carrément d'un manque de communication au sein de la ligne. Non pas que certaines informations aient mal été comprises, elles n'ont juste pas été émises. Selon lui, il régnait une nervosité inhabituelle dans les rangs du Rouge et Or, surtout en première demie.
Dernier jeu équivoque
La stratégie du Rouge et Or sur son dernier jeu en possession du ballon, samedi, a laissé des observateurs songeurs. En retard 21-20 avec 30 secondes au tableau, les visiteurs étaient à leur ligne de 13. Troisième essai et 17 verges à franchir pour obtenir un premier essai. Ils venaient d'encaisser un sac et de louper une courte passe. Ils ont conclu en concédant un lent touché de sûreté et deux points, ce qui redonnait le ballon aux locaux à leur ligne de 35. «Je ne remets pas en cause, mais je ne comprends pas», a affirmé l'analyste du match pour Radio-Canada et ancien entraîneur-chef des Carabins Jacques Dussault.
«Je suis rentré au banc et j'étais fâché de ne pas avoir une dernière chance, avoue le bloqueur Danny Groulx. Mais finalement, j'étais bien d'accord [avec la décision]. Les gars [sur le terrain] étaient trop mélangés et les coachs préféraient finir ça là. Ils ne voulaient pas les laisser marquer d'autres points [aux Carabins], ils ne voulaient pas leur donner trop confiance. Les coachs voulaient gagner, assurément, mais ils avaient vu notre caractère.» Le porteur de ballon Pascal Lochard, aussi sur le terrain à ce moment, estime que «cette partie-là, il fallait la gagner avant les 30 dernières secondes. On a perdu à cause des revirements, pas à cause des deux points accordés à la fin».
NOTES : Retiré du jeu après un quart, samedi, le demi de sûreté Vincent Plante a été victime d'une légère commotion cérébrale... Pour la tournée de son centenaire, la Coupe Grey passe deux jours à Québec. Le trophée des champions de la LCF sera au deuxième étage du PEPS de l'Université Laval, aujourd'hui, de 10h à 12h, avant de s'arrêter au magasin Cam-Trac de Saint-Nicolas, de 14h à 16h. Mercredi, la Coupe brillera à la gare du Palais, de 13h30 à 15h30, puis au RONA de la rue Bouvier, de 18h à 20h.