Le demi défensif recrue se remet lentement, mais sûrement, de la première défaite en sept sorties pour le Rouge et Or cette saison. Samedi, l'équipe de football chérie de l'Université Laval a baissé pavillon 23-20 aux dépens des Carabins, à Montréal, dans un face-à-face d'une rare intensité.
«C'était vraiment plus physique cette semaine que la semaine passée», reconnaît Bolduc, comparant les deux duels Rouge et Or-Carabins livrés en sept jours. Le premier était présenté à Québec. «Cette fois-ci, ils avaient plus de succès au sol, alors ils ont couru plus. C'était dur sur le corps.»
Sur l'hostilité de la foule, «les gars [d'expérience] nous en avaient parlé [aux recrues], je m'attendais à quelque chose. Mais une fois sur place, tu te rends compte que c'est vraiment difficile de jouer là. On avait vécu l'ambiance du PEPS devant 18 000 personnes [la semaine précédente], mais là, on a été un peu secoués», avoue-t-il.
Le receveur de quatrième année Seydou Junior Haïdara en a profité pour «nous dire nos quatre vérités» durant l'entracte de la demie, derrière les portes closes du vestiaire.
Ce qui a permis aux visiteurs d'effacer un déficit de 15-3 pour même prendre les devants 20-18, au milieu du quatrième quart. De sauver leur première place au classement maintenant due au différentiel de points au total des deux matchs. Et surtout de sauver leur honneur.
Champions québécois depuis neuf ans et cinq fois monarques canadiens durant cette même période, les gars de l'UL se sont retrouvés dans le camp des perdants à trois de leurs quatre dernières visites sur le versant nord du Mont Royal. Leurs trois seuls revers en six ans et 53 affrontements face aux cinq autres formations du Québec.
«C'était juste une game de saison, pas de séries. Si tout va bien, on devrait recevoir le match de la Coupe Dunsmore chez nous quand même», tempère le numéro 7, à propos de la finale de conférence Québec-Montréal déjà anticipée. Samedi, Bolduc a compté parmi les meneurs défensifs de sa troupe avec sept plaqués solos, dont un sac.
«Cette défaite-là, c'est une claque dans la face. Ça nous fait comprendre qu'on ne peut pas prendre Bishop's [3-4] et Concordia [1-6] à la légère», pour les deux rencontres régulières encore au calendrier. Même si ces deux rivaux ne cumulent que quatre victoires en 14 matchs. Six en ajoutant les deux forfaits des Stingers.
Revers formateur
«La dernière fois qu'on a joué contre Bishop's, ça n'avait pas été à notre goût», rappelle-t-il, à propos de la victoire de 28-22 décrochée à Lennoxville, le 8 septembre. Une égalité de 22-22 régnait après trois quarts.
«Les Gaiters ont la qualité et le défaut de jouer à la hauteur de leurs adversaires. Ils jouent mal contre McGill et bien contre nous. En plus, ils ont des chances de faire les séries, alors ils vont tout donner.»
Bolduc est d'avis que le revers subi à Montréal sera formateur. «Mais on ne va pas rester sur cette défaite-là toute la semaine. On se dit ça quand on gagne et c'est la même chose quand on perd», conclut-il.