«Cinq ans, c'est l'équivalent d'une carrière universitaire, a lancé le footballeur recrue à la blague. Ça va donc être spécial pour moi de me retrouver sur le banc des visiteurs. Et même si je sais qu'il va y avoir des gens qui vont m'encourager, je suis conscient qu'en tant que joueur du Rouge et Or, la majorité des spectateurs vont être contre moi.»
Il n'y a pas que l'environnement du CEPSUM qui sera des plus familiers pour Faubert-Lussier. Pour la deuxième fois en autant de semaines, il retrouvera dans l'équipe adverse des visages très connus, soit ceux de ses ex-coéquipiers des Spartiates. Sauf que cette fois-ci, ces retrouvailles auront lieu dans le stade où ils ont pris part ensemble à plusieurs matchs mémorables et où ils partagent de nombreux souvenirs.
«C'est toujours particulier de jouer contre de bons amis. Mais quand le match commence, j'oublie que ce sont des chums. D'ailleurs, quand nous sommes rentrés sur le terrain juste avant le début du match de dimanche et que l'on a vu que les Carabins nous attendaient à la ligne de 45 verges, tout ce que je voyais, c'était des uniformes bleus. Et j'avais vraiment hâte que la rencontre commence et que ça se mettre à frapper.»
«Mais après l'affrontement, je suis allé les voir pour leur donner la main et leur dire qu'ils avaient joué un bon match, qu'ils étaient mes chums et que c'était certain que nous allions nous revoir après la fin de la saison. Et ça va être la même chose après la rencontre de samedi.»
Avec les meilleurs
C'est en janvier que Faubert-Lussier s'est officiellement joint au Rouge et Or. Quand on lui a demandé pourquoi en tant qu'ex-porte-couleurs des Spartiates, il n'avait pas suivi la filière naturelle qui l'aurait emmené avec les Carabins, l'étudiant en génie mécanique a expliqué qu'au cours de sa carrière, il avait toujours voulu s'aligner pour la meilleure équipe. C'est pour cette raison qu'après avoir joué pour les Aigles dans la première division du juvénile, il avait choisi d'aller avec les Spartiates, une dynastie au football québécois.
«Je n'ai jamais vu la compétition comme quelque chose qui allait m'arrêter dans mon cheminement. Au contraire. Et quand je me suis demandé avec quelle équipe mes chances de gagner la Coupe Vanier étaient les meilleures, le choix s'est fait de lui-même.»
Il est receveur de passes, mais c'est cependant grâce à ses talents de botteur que Faubert-Lussier a réussi à percer l'alignement de l'Université Laval à sa première année. Rapide et possédant d'excellentes mains, il représentait aussi une police d'assurance au cas où Boris Bede était blessé. Et contre toute attente, il a pris la relève de son coéquipier lorsque celui-ci a connu des difficultés. Faubert-Lussier s'attendait-il à jouer autant?
«Je m'étais fixé des objectifs en début de saison et je suis en train de les réaliser. C'est certain que je voulais être parmi les joueurs qui seraient habillés pour les matchs. Je savais ce dont j'étais capable quand j'étais en pleine santé. Mais ce qui me faisait un peu peur justement, c'est mon genou. Je ne savais pas comment il allait réagir.
«Oui, ç'a été cool que je puisse jouer plus tôt parce que je savais botter. Mais en même temps, je sais ce que je vaux comme receveur de passes et j'ai toujours su que j'avais ma place dans le circuit universitaire. Actuellement, j'ai le meilleur des deux.»
Parlant de sa relation avec Bede, qu'il a dû remplacer à quelques reprises cette saison, le joueur recrue a indiqué qu'elle était excellente. «On est capable de chacun s'entraider. Et je suis le premier à le féliciter quand il réussit un bon botté. Je sais que quand Boris est à son top, il est meilleur que moi. Et le fait que nous nous connaissions depuis janvier et que nous soyons devenus des amis à l'extérieur du terrain me permet même de lui donner des conseils et de lui dire quand je vois quelque chose qu'il ne fait pas bien.»
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Gagnon succède à D'Amboise
Le directeur du Service des activités sportives (SAS) Gilles D'Amboise quittant son poste afin de prendre sa retraite après 25 années de loyaux services, la direction de l'Université Laval a annoncé qu'il sera remplacé par Christian Gagnon, qui occupait les mêmes fonctions à l'Université de Sherbrooke.
«Je suis content que l'on me fasse confiance pour ce poste», a expliqué par voie de communiqué Gagnon, natif de la région de Québec qui a fait ses études au Petit Séminaire de Québec, avant de quitter la Vieille Capitale pour l'Estrie, où il a suivi sa famille. «J'arrive dans un endroit où il y a une solide équipe en place avec des gens de qualité. L'Université Laval m'offre une opportunité remarquable et avec la construction et la mise en fonction de nouvelles installations, nous aurons de gros enjeux et de beaux défis devant nous.»
«Je connais Christian depuis maintenant 10 ans et il n'y a aucun doute qu'il a les qualités et les capacités pour assurer la relève», a commenté dans un communiqué D'Amboise, qui demeurera dans l'entourage de l'Université Laval puisqu'il agira en tant que consultant et négociateur pour le projet régional d'agrandissement du PEPS jusqu'à la mise en opération des nouvelles installations en 2013. «Je suis certain que le SAS demeurera entre bonnes mains et que Christian accomplira un excellent travail, ce qui est la marque de commerce de tous les employés du Service.»