«Moi, je ne suis pas capable d'avaler la défaite», a avoué mardi le joueur de ligne défensive des Carabins de Montréal. «Quand tu es un gagnant, la défaite n'est pas une option envisageable. Mais comme on dit toujours, il faut arrêter de penser à ce qui s'est passé et il faut regarder en avant. Il faut sortir le positif de cette rencontre-là et être capable d'apprendre de celle-ci. Il ne faut pas se laisser abattre et corriger nos erreurs. En le faisant, nous serons une meilleure équipe.»
Analysant la rencontre de dimanche, l'ex-porte-couleurs des Élans du Cégep Garneau a indiqué que ses coéquipiers de la ligne défensive et lui n'avaient assurément pas connu leur meilleur match de la saison. Il a cependant ajouté qu'ils n'avaient pas à avoir honte de leur performance. D'abord parce que Tristan Grenon se débarrassait rapidement du ballon, mais aussi parce que le quart du Rouge et Or avait tenté plusieurs passes voilées contre lesquelles les joueurs de la ligne défensive peuvent difficilement se défendre.
«Nous allons devoir travailler davantage pour arriver à nous défendre contre les passes voilées. Mais pour le reste, le Rouge et Or n'a pas réinventé la roue. Et j'ai aucun doute que notre ligne peut mettre de la pression sur Grenon. Nous allons faire les petits ajustements nécessaires. Et j'ai toujours aussi confiance en mon équipe et en mes coéquipiers de la défensive.»
Ménard croit que les Carabins devront sortir extrêmement forts samedi, car leurs adversaires le feront assurément. «Il va vraiment falloir exécuter de façon parfaite. Et c'est peut-être ce que nous n'avons pas fait dimanche. Et je ne suis pas inquiet que nous allons être capables de nous défendre contre cette équipe-là. Oui, nous avons un bon défi compte tenu de l'avantage de 19 points que possède le Rouge et Or. Mais notre objectif est le même depuis le début de l'année. On joue pour garder un zéro sur le tableau indicateur.»
Le fait de jouer à la maison pourra-t-il constituer un avantage pour les joueurs des Carabins? Ménard a expliqué qu'une foule hostile et bruyante pouvait déconcentrer une attaque rivale et nuire à son momentum. «Mais moi, jouer devant ma foule ou leur foule, c'est la même chose. Si elle est derrière moi, ça va me pousser et si elle est contre moi, je me nourris de sa haine comme je l'ai fait à l'Université Laval.»