«Je suis là pour apprendre», a confié Lévesque qui avait visiblement meilleure mine que lors de son passage précédent au Stade TELUS-Université Laval, alors qu'il était aux prises avec un virus. «Quand j'étais joueur, je devais principalement me concentrer sur mes choses à moi. Mais en tant que coordonnateur des unités spéciales avec le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy, je dois maintenant avoir une vision plus globale du jeu.»
«C'est certain que j'apprends beaucoup de Pascal Masson, mais je désirais aussi avoir la chance d'acquérir de nouvelles connaissances auprès de Glen [Constantin] et de Brad [Collinson]. Je veux apprendre des trucs, connaître davantage les stratégies et surtout être capable de bien enseigner et de dire les choses.»
Témoin privilégié de l'entraînement d'hier, Lévesque a indiqué qu'il avait été très attentif à la manière dont les entraîneurs lavallois avaient géré les unités spéciales, aux choix des jeux selon les situations, etc. Questionné à savoir s'il profiterait de ses futures présences avec le Rouge et Or pour apporter son grain de sel ou faire bénéficier aux plus jeunes de son expérience, Lévesque a indiqué : «Pour le moment, je me contente de regarder. Et de toute manière, je crois que je serais mal placé de donner des conseils à gauche et à droite compte tenu que je ne suis présent qu'aux matchs locaux. Je suis au bas de l'échelle. Tout ce que je veux vraiment, c'est prendre de l'expérience», a conclu Lévesque, qui n'a pas caché qu'il aimerait un jour être entraîneur-chef au football.
Même s'il a terminé sa carrière universitaire depuis une dizaine de mois, Lévesque est demeuré très attaché au Rouge et Or. Il a même indiqué que lorsque l'on avait joué pour les «Rouges», on demeurait un rouge toute sa vie. Presque aussi fébrile que les membres de l'édition actuelle du Rouge et Or à la veille de la présentation du premier duel de la saison entre la formation lavalloise et les Carabins, l'ex-numéro 15 a raconté que lors d'un échange sur le Net avec Jonathan Beaulieu-Richard, un secondeur de cinquième année avec la formation montréalaise avec qui il est ami, il a écrit qu'il donnerait n'importe quoi pour être en uniforme pour Laval aujourd'hui. Beaulieu-Richard lui a répondu que, de son côté, il aurait donné n'importe quoi afin qu'il n'y soit pas.