Patrick Boies de retour comme patron offensif des Redmen

Le nouveau coordonnateur offensif des Redmen de McGill... (Photo fournie par l'Université McGill)

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Le nouveau coordonnateur offensif des Redmen de McGill Patrick Boies, entouré ici du quart Jonathan Collin et de l'entraîneur-chef Clint Uttley, coachera son premier match universitaire officiel dimanche face au Rouge et Or.

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(Québec) Patrick Boies va enfin diriger l'attaque d'un club de football universitaire au stade du PEPS. On en a si souvent parlé. Ça se passe dimanche après-midi. Mais il revient dans un rôle de vilain, avec les Redmen de McGill. «J'ai essayé de bloquer cet aspect-là dans mon esprit», avoue-t-il.

Boies est un ancien demi défensif du Rouge et Or. Il a joué à l'Université Laval de 1997 à 2001, participant à la première conquête francophone de la Coupe Vanier, en 1999. Devenu entraîneur, il est d'abord passé par la Beauce. Avant d'aboutir au Collège F.-X.-Garneau, institution voisine de l'UL, qu'il a mené deux fois aux plus grands honneurs du football collégial québécois. À titre d'entraîneur-chef et coordonnateur offensif.

Le voilà à bord de la nouvelle machine rouge de McGill. Un programme plus que centenaire qui cherche à retrouver ses lettres de noblesse. Et ça commence dans deux jours. Quoi de mieux pour faire son entrée que l'ouverture locale des vice-champions canadiens et leur quinzaine de milliers de supporteurs? Une visite des Redmen de McGill a rarement suscité autant d'intérêt.

«J'ai essayé de me préparer comme tous les autres matchs. Ce n'est quand même pas la Coupe Vanier», tempère le Montréalais de 35 ans, joint jeudi à son nouveau bureau. Boies ne nie quand même pas l'intérêt soulevé par cet affrontement inaugural. Sauf qu'il a d'autres chats à fouetter.

À McGill, nouveaux entraîneurs et nouveaux joueurs s'attèlent à relancer une formation moribonde depuis cinq ans et sans victoire depuis presque trois ans. «Mais moi, depuis trois ans, j'ai gagné plus que j'ai perdu [avec Garneau]. Alors je suis dans cette optique-là», fait-il valoir, question de ne pas s'attacher au récent passé de l'équipe.

Le coordonnateur offensif besogne aussi à faire passer sa fameuse attaque étendue (spread offense) sans caucus de quatre essais, au collégial, à trois, dans les rangs universitaires. «On s'adapte aux trois essais et aussi aux athlètes qu'on a. On a une grosse boîte d'outils, reste à choisir les bons», résume-t-il.

Similaire à Garneau

Des outils que Glen Constantin connaît. Ancien mentor de Boies et aujourd'hui rival, l'entraîneur-chef du Rouge et Or dit s'attendre «en grosse partie à ce qu'on a vu à Garneau dans les dernières années. C'est l'identité de Pat Boies».

Pour en avoir le coeur net, Constantin a consulté son bon ami et ex-entraîneur-chef à Bishop's, Leroy Blugh, maintenant coach de la ligne défensive à Queen's. McGill et Queen's ont croisé le fer en présaison, dimanche dernier. «Leroy m'a fait comprendre que ce qu'on avait vu à Garneau, c'est ce qu'on va voir en fin de semaine», révèle Constantin, sourire en coin.

Constantin a déjà affronté d'anciens joueurs devenus entraîneurs. Le dernier en lice est Benoît Groulx, alors coordonnateur offensif de Bishop's. Constantin a songé à embaucher Boies pour diriger l'attaque du Rouge et Or en 2010, en remplacement de Justin Ethier, puis en 2011, en lieu et place de Marco Iadeluca.

«Mais comme Benoît, Patrick n'a pas de diplôme [universitaire] et c'est important, pour nous. Ç'a été un frein parmi d'autres. Et à ce moment-là, je n'ai pas non plus senti d'urgence de sa part pour monter universitaire. Mais il a toujours voulu compétionner et je suis sûr que ce sera encore plus vrai contre nous», conclut Constantin.

«On va savoir de quoi on est fait»

Pour relancer une équipe, il y a décollage plus doux que d'affronter les champions de la Ligue en partant. Mais pour Clint Uttley, «on doit passer par eux si on veut sortir de la conférence. Et on va savoir de quoi on est fait assez vite. Il n'y a rien de mieux pour savoir où on est vraiment rendu». Le nouvel entraîneur-chef de McGill rappelle le duel du 25 septembre de l'an dernier. Victoire à l'arrachée de 12-4 du Rouge et Or, victoire morale des Redmen. «On a repassé la vidéo à nos joueurs des un contre un qu'on a gagnés dans cette partie, pour leur montrer à quel point c'est important.»

Reste que jouer deux fois à Laval dans les quatre premières semaines du calendrier annonce un mois de septembre chaud pour les Redmen. La suite pourrait leur sourire davantage, avec un aller-retour contre Bishop's suivi d'un affrontement contre Concordia. Leur fin de saison ne semble pas non plus de tout repos avec des visites à Montréal et à Sherbrooke. «Nos objectifs ne sont pas en termes de victoires et de défaites. On a plutôt des buts précis, comme être les moins punis de la conférence, convertir

80 % de nos occasions dans la red zone, etc. Si on fait ces choses-là, une participation aux séries [quatre premiers au classement] est possible.»

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