Le numéro 3 a retrouvé sa place sur le terrain en fin de semaine dernière, et le voilà rétabli à 100% d'un ligament étiré au genou. Une bonne nouvelle pour le club de football basé au PEPS, une moins bonne pour tout adversaire qui se trouve devant lui...
Déjà, son impact se fait sentir. Uniquement par sa présence, Plesius oblige ses partenaires défensifs à rehausser leur jeu. S'il est le pivot de la brigade, il s'attend à voir ses coéquipiers s'adapter rapidement au rythme du football universitaire canadien.
«À chaque saison, à Laval, il y a un leader. C'est ma quatrième année, je veux montrer l'exemple. Et même quand c'est difficile, il faut montrer que ça ne l'est pas. Nous avons une jeune défensive, mais les joueurs sont athlétiques et on compte sur plusieurs bons jeunes secondeurs. À la mi-saison, on ne parlera plus de l'inexpérience», disait-il, lundi avant-midi, après la première session d'entraînement de la journée.
Laval préféré à Hamilton
Choix de deuxième ronde (10e) des Tiger-Cats de Hamilton, il a surtout retenu l'attention par sa participation au camp d'essai des Eagles de Philadelphie, où il a pu découvrir que les footballeurs américains se démarquaient par leur vitesse d'exécution. Il a préféré revenir à l'Université Laval (UL) afin de poursuivre son développement à titre de vétéran plutôt que de se tourner vers la Ligue canadienne en qualité de recrue.
«Nous avons toujours des choses à améliorer. En plus, je change de position puisque j'évoluerai maintenant comme secondeur intérieur. J'ai déjà joué partout en défensive, alors ça me tente. En fait, je jouerais à n'importe quelle position que l'on me demanderait», avouait le gaillard de 6 pieds 1 pouce et 245 livres.
Plesius ne revient pas à l'UL par défaut. Il en a fait le choix, lui qui vise rien de moins que de soulever le précieux trophée au bout de ses bras, en novembre. En prime, il n'est pas interdit aux Eagles de l'inviter à nouveau au terme de la saison puisqu'il reste un joueur autonome au niveau professionnel.
Coupe Vanier
«Je suis all in avec Laval. Je veux remporter la Coupe Vanier et on va tout donner pour aller la chercher. On se prépare pour affronter McMaster [en fin de semaine], qui nous ont battus en finale, l'an passé, et qui sont encore numéros uns au pays.»
La hauteur du défi est aussi élevée que ses objectifs. À son retour du camp d'essai dans la NFL, l'étudiant de 24 ans en sciences de la consommation s'est fait questionner sur son aventure, ses réponses portant sur la vitesse des joueurs. Il profite d'une règle favorable aux joueurs canadiens.
«Contrairement à la NCAA, nous pouvons revenir compléter notre dernière année dans la CIS [Sport interuniversitaire canadien] même si on a fait un camp pro. Je veux en profiter pleinement. Si on gagne, ce serait une belle année pour nous. Et comme c'est ma dernière, je l'espère.»