«Benoît ne m'a jamais contacté. Il nous reste actuellement des postes de coach à combler, mais ceux-ci sont en défensive», a indiqué l'entraîneur-chef Glen Constantin, qui a ainsi fermé la porte à un éventuel retour de l'ex-quart vedette dans l'organisation lavalloise.
On se souviendra que c'est en janvier 2010, au terme d'une brillante carrière qui s'était terminée quelques mois plus tôt avec l'élimination de son équipe lors du match de la Coupe Mitchell à Queen's University, que Groulx avait quitté le Rouge et Or. À l'époque, la formation lavalloise lui avait offert un travail à temps plein à la condition qu'il poursuive ses études à Laval afin de compléter son bac en intervention sportive. Il aurait alors travaillé comme entraîneur des quarts-arrières. Groulx avait cependant refusé cette proposition pour accepter celle des Gaiters, qui lui offraient sur un plateau d'argent le poste de coordonnateur à l'attaque.
Au football collégial?
Parmi les rumeurs qui circulaient, hier, sur l'avenir de l'ex-gagnant du trophée Hec Crighton, remis au footballeur universitaire par excellence au Canada, certaines l'envoyaient comme entraîneur dans les rangs collégiaux. Le hasard faisant bien les choses, la région de Québec, où veut dorénavant habiter Groulx afin de se rapprocher de sa fille, compte quatre cégeps ayant des équipes de football. Et trois de celles-ci évoluent en première division, soit F.-X.-Garneau (Élans), Lévis-Lauzon (Faucons) et le Campus Notre-Dame-de-Foy (Notre-Dame), qui compte dans l'organigramme de son programme de football plusieurs anciens du Rouge et Or, dont l'entraîneur-chef Marc-André Dion.
De plus, Pascal Masson, le responsable des sports au CNFD, a aussi défendu les couleurs de la formation lavalloise et il y a été entraîneur. Et comme si ce n'était pas assez, les quarts-arrières du Notre-Dame ont pu compter sur les connaissances, le savoir-faire et l'expérience de Groulx à quelques reprises pendant la saison morte lors d'entraînements hivernaux.
«Je n'ai pas parlé à Benoît et je ne connais pas ses intentions», a indiqué Masson. Et il faut bien comprendre que dans un cégep, nous n'avons pas les moyens financiers pour engager des entraîneurs de football à temps plein. Si nos coachs peuvent gagner leur vie chez nous, c'est parce que nous leur avons aussi trouvé un emploi au campus.»
Masson a toutefois avoué que si Groulx lui offrait ses services afin de donner un coup de main à son équipe de coachs, il ne la refuserait pas. Il a expliqué que le Notre-Dame ne pourrait pas passer à côté d'avoir la chance de compter sur l'expertise d'un individu ayant la feuille de route de l'ex-coordonnateur à l'attaque des Gaiters.