«La possibilité de faire partie d'un circuit restructuré à la suite de l'addition d'une seconde équipe basée à Ottawa [Carleton] nous a incités à étudier cette option», a expliqué par voie de communiqué Drew Love, le directeur exécutif aux sports et aux loisirs de l'Université McGill. «Et pour le faire, nous devions déposer une demande formelle d'adhésion», a-t-il ajouté, indiquant toutefois qu'aucune décision de quitter la LFUQ n'avait encore été prise.
Love a rappelé que les Redmen avaient longtemps évolué au sein de la conférence de l'Ontario. Il a expliqué que la possibilité d'en faire partie pourrait être favorable à son programme. «Environ 40 % de nos joueurs sont originaires des quatre coins du Canada et proviennent d'écoles secondaires. Ils sont considérablement plus jeunes que leurs homologues cégépiens et ce transfert les placerait sur un pied d'égalité avec les joueurs des autres équipes.
«Par ailleurs, la saison régulière de la Conférence de l'Ontario est plus courte [huit matchs plutôt que neuf] ce qui est mieux adapté à l'horaire de nos étudiants-athlètes.»
Pas une surprise
Joint aux bureaux du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), John Bower a indiqué qu'il n'avait pas été surpris de l'annonce faite par les Redmen. Dès le mois de décembre, lors de la réunion des entraîneurs, les gens de McGill avaient déposé un projet de calendrier de huit matchs au lieu de neuf. Un mois plus tard, au moment de voter sur le calendrier pour les trois prochaines campagnes, ils avaient indiqué que l'acceptation de leur projet les inciterait à ne pas regarder ailleurs. Celui-ci aurait cependant mis en péril les trois dernières années de l'entente de six ans avec les universités des Maritimes concernant le calendrier interconférence.
«La décision des Redmen est pour nous une opportunité d'accélérer la réflexion sur la structure de notre ligue», a expliqué John Bower, directeur des programmes universitaires au RSEQ. «Au cours des prochains mois, nous discuterons avec nos membres de leurs préoccupations et des étapes à venir dans le but d'améliorer la qualité de notre circuit. Et nous souhaitons qu'à la suite de ce processus, McGill demeurera membre de la LFUQ.»
À quoi pourrait ressembler la LFUQ dans quelques années? Les rumeurs de la création d'une première division canadienne semblent irréalistes à cause de l'aspect financier du projet. Une autre rumeur suggère une fusion des conférences du Québec et des Maritimes. Les Gee Gees pourraient-ils réintégrer le circuit québécois? «Une chose est sûre, je ne suis pas inquiet pour notre ligue. J'ai confiance aux membres qui la composent car je crois qu'ils prendront les bonnes décisions afin d'assurer son avenir.»