L'entraîneur-chef lavallois estimait que ses deux joueurs défensifs avaient été victimes de l'incertitude qui les entourait. «Il y avait beaucoup de rumeurs concernant Frédo à l'effet qu'il pourrait signer dans la NFL et qu'à cause de son potentiel athlétique, il pourrait y demeurer. Les équipes ne voulaient donc pas repêcher en première ronde un gars qui ne viendrait pas jouer pour eux. Frédo était aussi désavantagé par son gabarit. Les clubs ne savaient pas où le placer sur le terrain. Il était un gros secondeur pour la Ligue canadienne, mais il était trop petit pour évoluer sur la ligne.
«Arnaud, lui, a été victime de ses blessures. Elles l'ont empêché de saisir les opportunités qui se sont présentées de montrer son savoir-faire. Je suis donc un peu déçu de la tournure des événements, mais je comprends pourquoi les choses se sont passées de cette manière.»
Parlant de la sélection de Lavoie, Constantin n'a pu s'empêcher d'affirmer sa grande fierté à l'endroit de son centre-arrière, un athlète qu'il a décrit comme un vrai produit du programme, un athlète que le Rouge et Or a développé après l'avoir changé de position à son arrivée avec l'équipe. Dans notre système, Pat n'était pas toujours le gars qui ressortait le plus. Mais il faut lui donner le crédit. Il a toujours travaillé fort et il a vraiment embarqué dans ce qu'on lui demandait, tant sur le terrain que dans la salle de musculation. Et c'est grâce à ça qu'il lui est arrivé de belles choses.
«J'ai toujours pensé que Pat était un bon joueur. C'est pour cette raison que j'avais fait un gros travail de promotion pour qu'il soit invité aux essais de la LCF. Et rendu là, il a vraiment amélioré son sort, car il a très bien performé. Je lui ai ouvert la porte et il l'a défoncée. Il a validé ce qu'on voyait en lui. Je suis donc très fier.»