Répertorié cinquième espoir en vue de ce repêchage par le Bureau de recrutement de la LCF, Plesius a vu sa valeur augmenter en mars, à la suite du camp d'évaluation de la Ligue, où il a suffisamment impressionné pour grimper d'un rang au classement.
Meilleur joueur défensif au Québec en 2011, membre de la première équipe d'étoiles défensive canadienne la même année, l'ancien no 3 de l'Université Laval n'est précédé, dans le palmarès final de 15 noms, que par l'ailier défensif Tyrone Crawford (Boise State), le joueur de ligne offensive Ben Heenan (Saskatchewan), le receveur Shamawd Chambers (Wildrif-Laurier) et le joueur de ligne offensive Austin Pasztor (Virginia).
Cette compétition féroce ne l'empêche pas d'espérer être choisi au tout premier rang du repêchage par les Rough Riders de la Saskatchewan, détenteurs de la première sélection. À Régina, Plesius retrouverait notamment deux anciens Lavallois, le botteur Christopher Milo et le centre Dominic Picard.
«Ce serait un honneur d'être repêché au premier rang par la Saskatchewan. J'ai de bons amis qui jouent pour les Rough Riders. Ça ne devrait donc pas être très difficile pour moi de m'acclimater là-bas», a laissé entendre le secondeur, lors d'une conférence téléphonique organisée par la LCF, hier.
Ouvert à toutes les possibilités, Plesius a toutefois fait savoir qu'il se joindrait à n'importe quelle équipe qui misera sur lui. Plus encore, il est prêt à se convertir en ailier défensif, si cela lui permettait de réaliser plus rapidement son ambition de jouer au football professionnel!
«Si je n'ai pas le choix, ça ne me dérangera pas. Si c'est ce que ça prend pour jouer dans la LCF, c'est ce que je ferai. Ensuite, je ferai en sorte de contribuer à l'équipe», a-t-il soutenu.
Un oeil sur la NFL
Avant cela, le natif de Laval, qui avait été épié par des équipes de la NFL lors de la finale de la Coupe Vanier, gardera également un oeil sur ce qui se passera au sud de la frontière à compter de demain. Une sélection américaine changerait peut-être les projets du secondeur, qui se croit capable de tenir tête aux meilleurs espoirs des collèges américains.
«Cet hiver, j'ai participé à un camp de préparation en Floride [au complexe Bommarito Performance Systems de North Miami Beach], où se trouvaient plusieurs joueurs qui allaient prendre part au camp d'évaluation de la NFL. J'ai bien fait par rapport à eux. J'ai confiance en mes moyens», a-t-il laissé entendre, ajoutant que ses passages à Baylor (Texas) et Laval l'avaient bien préparé pour les grandes ligues.
D'ici à ce que son sort soit scellé, Plesius attend avec impatience les événements déterminants des prochains jours. «J'ai hâte de savoir où je vais me retrouver et avec quelle équipe je vais jouer. Une fois que je serai fixé, mon objectif sera de travailler fort et de contribuer aux succès de l'équipe», a terminé celui qui n'hésite pas à identifier l'ancien coordonnateur des unités spéciales du Rouge et Or, Pascal Masson, comme ayant été la personne la plus influente dans son parcours sportif.