Celui qui dirige les Renards pour une cinquième campagne évoque bien sûr la déclaration incendiaire de Jérémi Roch. À la veille du camp d'entraînement, début août, le quart-arrière recrue a affirmé à l'hebdomadaire La Nouvelle que ses coéquipiers et lui étaient «confiants de pouvoir détrôner le Rouge et Or». Un commentaire qui fait encore jaser dans le vestiaire de l'Université Laval.
Mauvaise interprétation, erreur du journaliste, argue depuis Bolduc. Le coach admet que «ça fait deux mois que ça fait des dommages, ici, cette affaire-là . Ça lui a montré comment c'est gros, le football universitaire». Il exerce dorénavant un contrôle serré sur les allées et venues médiatiques de son protégé-vedette.
Mais Bolduc ne s'attarde pas à ce faux pas. Ces «écrits» dont il parle, ce sont surtout les comptes rendus sommaires des derniers affrontements contre le Rouge et Or. «J'ai ressorti les statistiques des matchs [réguliers] de l'an passé. Il y a plein de moments où on s'est empêchés de faire des points à cause des punitions. Contre une équipe qui n'a accordé que 58 points en neuf matchs de saison, tu ne peux pas manquer de telles opportunités.»
Des revers de 36-6 et de 23-7, il retient un touché de 33 verges de Simon Charbonneau-Campeau invalidé par une pénalité pour avoir retenu, au premier quart du deuxième duel, alors que la marque était de 0-0. Ou encore cette interception retournée à cinq verges de la zone des buts de Laval, dans le premier match, mais annulée à cause d'une infraction de rudesse sur le quart-arrière. Au total des deux rencontres, Sherbrooke a été pénalisé pour 298 verges.
Dans son analyse, Bolduc laisse de côté le revers de 22-17 subi en finale de la Coupe Dunsmore. «C'était dans un contexte différent, c'était les séries», justifie-t-il. Son club avait néanmoins été très discipliné avec seulement 35 verges de pertes. Jusqu'ici cette saison, le Vert & Or a été puni pour 130 verges, à Bishop's, et 65 verges, à McGill.