Lehoux, un immortel du Drakkar

Yanick Lehoux (au centre) était accompagné entre autres... (Collaboration spéciale Gérald Poirier)

Agrandir

Yanick Lehoux (au centre) était accompagné entre autres de sa conjointe et de ses deux garçons lors de la cérémonie en son honneur, samedi, à Baie-Comeau. Première vedette offensive du Drakkar, il a cumulé 382 points, dont 164 buts, en 266 matchs. En plus de recevoir une toile le représentant, il a vu son numéro 26 être hissé au plafond du Centre Henry-Leonard.

Collaboration spéciale Gérald Poirier

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Steeve Paradis</p>
Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(BAIE-COMEAU) Yanick Lehoux est désormais le deuxième immortel de l'histoire du Drakkar de Baie-Comeau, avec son ex-coéquipier Maxime Fortunus. Samedi, l'explosif attaquant, qui possède la plupart des records offensifs de l'équipe, a vu son numéro 26 être hissé au plafond du Centre Henry-Leonard, un hommage dont il s'est dit très fier.

«Quand on joue au hockey, on ne s'attend pas à un pareil honneur. Il y a un paquet de bons joueurs qui n'ont jamais eu droit à cet honneur et c'est vraiment un sentiment de fierté qui m'habite», a confié Lehoux au Soleil quelques instants après la cérémonie.

Première vedette de l'histoire de l'équipe, Lehoux a joué tout son stage junior à Baie-Comeau. Premier choix au total dans la LJHMQ en 1998, il a cumulé 382 points, dont 164 buts, en 266 matchs dans l'uniforme du Drakkar. Il a aussi été sacré meilleur joueur-étudiant du circuit Courteau en 1999-2000. Les bons moments ont été nombreux, assure-t-il.

«Autant sur la glace qu'en dehors, j'ai de très bons souvenirs ici», de dire Lehoux, qui est arrivé à Baie-Comeau en adolescent en 1998 et qui en est reparti en adulte en 2002. «Ce fut des années incroyables, avec des personnes comme Roland Morin [ex-conseiller pédagogique de l'équipe] et Marcel Labelle [ex-propriétaire]. Marco Charpentier est aussi devenu mon meilleur ami.»

 À la retraite du hockey depuis plus d'un an, le père de deux jeunes garçons confie que cette soirée hommage «vient boucler la boucle d'une façon exceptionnelle». Il assure toutefois avoir tourné la page sur le hockey, car le temps était venu pour lui de faire autre chose.

 «J'ai pensé continuer ma carrière dans le monde du hockey. Quand t'as fait ça toute ta vie, c'est la chose facile à faire. Mais j'ai finalement fait un peu d'introspection pour regarder autre chose que le hockey, je me suis renseigné, j'ai rencontré des gens et j'ai finalement trouvé ma voie», lance celui qui est désormais représentant en dispositifs médicaux pour la médecine sportive. «Je travaille avec les chirurgiens orthopédiques et j'adore ce que je fais», a ajouté le résident de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, aujourd'hui âgé de 34 ans.

Repêché par les Kings

Repêché en troisième ronde (86e) par les Kings de Los Angeles en 2000, Lehoux n'aura finalement joué que 10 matchs dans le grand circuit, avec les Coyotes de Phoenix, pour une fiche de deux buts et autant d'aides. Mais il aura réussi à se distinguer dans la Ligue américaine - 300 points en 395 rencontres - et en Europe (Suède, Suisse et Allemagne), où il a évolué entre 2009 et 2015, année de sa retraite.

 «Quand t'es encore joueur, tu te demandes pourquoi t'as juste joué 10 matchs dans la NHL. Mais quand c'est fini, que t'en ais joué 10, 100 ou 1000, ça ne change rien, c'est fini. Ce que je retiens, c'est que j'ai joué dans les meilleures ligues au monde et que j'ai voyagé. Je ne te dis pas que je n'aurais pas échangé tout ça pour 1000 matchs dans la Ligue nationale si j'en avais eu le pouvoir, mais c'est la plus belle carrière que je pouvais avoir et je suis très reconnaissant de la carrière que j'ai eue.»

Pour le retrait de son numéro, Lehoux était accompagné de sa conjointe, de leurs enfants, de ses parents et de la famille de pension qui l'a hébergé durant ses quatre années sur la Côte-Nord. La foule s'est levée à quelques reprises pour ovationner le spectaculaire joueur de centre, qui n'avait d'ailleurs pas son pareil pour faire bondir les partisans de leurs sièges.

«Vous m'avez fait vivre de grandes émotions. Vous êtes les meilleurs partisans de la ligue», a d'ailleurs lancé Lehoux au public lors de son hommage.

Une victoire en cadeau

Tirant de l'arrière 3-1 en début de troisième, le Drakkar a refusé de se laisser abattre et il a arraché un gain de 4-3 face aux Tigres de Victoriaville pour, enfin, goûter aux joies de la victoire à domicile et offrir à Yanick Lehoux un gain pour sa soirée hommage. «On se devait de jouer un match à la hauteur pour Yanick et on a été spectaculaire et électrisant avec ce retour-là», a lancé l'entraîneur-chef Martin Bernard en faisant allusion au style de Lehoux. «Ce qui nous a coûté des matchs dernièrement, c'était notre indiscipline. Aujourd'hui, on n'a pas eu de mauvaises pénalités. On a fait un pas dans la bonne direction.»

Fier de ses «boys», Bernard a noté qu'ils ont su répondre à la commande, notamment Vincent Deslauriers, auteur de son deuxième but de la saison, qui a passé le premier vingt bien assis sur le banc. «On travaille beaucoup sur les valeurs de l'équipe, son identité et hier [vendredi], il y avait des choses sur lesquelles je n'étais pas content. Les gars ont bien réagi, spécialement Vincent, qui a su faire preuve de leadership.» Le Russe Ivan Chekhovich (3e) a inscrit le but de la victoire avec 79 secondes à faire en troisième. D'Artagnan Joly (1er), qui avait redonné espoir aux 1655 spectateurs en créant l'égalité cinq minutes plus tôt, et Jordan Martel ont aussi marqué.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer