À la reconquête de la Coupe Dunsmore

Le Rouge et Or tentera de remettre la... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le Rouge et Or tentera de remettre la main sur la Coupe Dunsmore, qui a été remportée par les Carabins en 2014 et en 2015.

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(Québec) Une nouvelle saison de football universitaire est à nos portes et force est d'admettre que l'écart entre les six universités s'amenuise dans la conférence Québec. Alors qu'une jeune et talentueuse formation du Rouge et Or part samedi soir à la reconquête du trône provincial perdu en 2014, Le Soleil s'est entretenu avec les entraîneurs-chefs des cinq formations la séparant de sa première Coupe Dunsmore en trois ans.

Pas favoris ni underdogs

Derrière une ligne offensive formée de vétérans, le... (Photothèque Le Soleil) - image 3.0

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Derrière une ligne offensive formée de vétérans, le porteur de ballon des Carabins de l'Université de Montréal, Sean Thomas Erlington, pourrait être mûr pour une saison monstre.

Photothèque Le Soleil

Après avoir mis fin en 2014 à l'incroyable règne de 11 ans du Rouge et Or au sommet de la conférence Québec, les Carabins ont montré, l'an dernier, que leur succès n'était pas le fruit de la chance ou du hasard, remportant une deuxième Coupe Dunsmore consécutive. Sauf qu'à l'Université de Montréal, on pense maintenant comme à Québec. Une saison où l'équipe ne remporte pas le championnat national n'est pas pleinement satisfaisante.

«En 2016, on veut être un match et quatre points meilleurs que l'an dernier», lance Danny Maciocia, en référence à la défaite de 26-23 des siens en Coupe Vanier face aux Thunder Birds de UBC. Il n'est pas prêt à dire que ses Carabins sont désormais l'équipe à battre au Québec. «Je ne sais pas si on l'a mérité. On ne se prend ni pour des favoris ni pour des underdogs

Ayant perdu peu de joueurs importants, la défensive des Bleus devrait être encore plus redoutable que l'an dernier. «L'automne dernier, quatre de nos cinq partants sur la tertiaire étaient des recrues», souligne Maciocia, qui comptera aussi sur le retour en santé du secondeur étoile Alex Cromer-Émond et l'ajout de quelques recrues d'impact comme Jean-Philippe Lévesque et Brian Harelimana. 

Le seul point d'interrogation se trouve derrière le centre. Le quart-arrière Gabriel Cousineau, qui a offert du jeu inspiré aux Carabins ces deux dernières années, a gradué. Un autre talentueux jeune quart, Hugo Henderson, a quitté l'équipe de son plein gré. Tant et si bien que Samuel Caron, un Lévisien qui avait mis sa carrière universitaire en pause, l'an dernier, devrait hériter des commandes de l'offensive. 

Dans le contexte, il y a fort à parier que les Bleus miseront à profusion sur le porteur de ballon Sean Thomas Erlington, héros des dernières séries. Derrière une ligne offensive de vétérans, il pourrait être mûr pour une saison monstre. Maciocia ne croit toutefois pas que ses ouailles pourront s'en tirer s'ils deviennent unidimensionnels offensivement. «Il faut pouvoir lever le ballon pour avoir du succès. On va devoir réussir à atteindre un certain équilibre.»

  • Entraîneur-chef: Danny Maciocia (6e saison)
  • Fiche en 2015: 6-2, finalistes au pays (3-1)
  • Joueurs à surveiller: Sean Thomas Erlington (porteur de ballon), Louis-Mathieu Normandin (receveur), Alex Cromer-Émond (secondeur)
  • Principaux départs: Gabriel Cousineau (quart-arrière), Maïko Zepeda (secondeur), Alexandre Laganière (bloqueur)
  • Match présaison: gain de 37-33 contre Wilfrid Laurier

La vie après Jérémi Roch

Le quart-arrière recrue du Vert & Or de... (La Tribune, Julien Chamberland) - image 5.0

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Le quart-arrière recrue du Vert & Or de Sherbrooke, Alexandre Jacob-Michaud, aura de grands souliers à chausser, mais il pourra bénéficier des précieux conseils du nouvel entraîneur des quarts, un certain Jérémi Roch...

La Tribune, Julien Chamberland

Pour la première fois depuis 2011, Sherbrooke entamera une saison avec un nouveau visage au poste de quart. Après cinq ans à réécrire le livre des records du football universitaire canadien, Jérémi Roch, le joueur le plus marquant de l'histoire du jeune programme du Vert & Or de, a accroché ses crampons.

«Je comprends que les gens veulent parler de ça, mais pour nous, à l'interne, on n'y pense pas. On travaille sur l'édition 2016 depuis janvier», explique David Lessard. L'entraîneur-chef ne s'attend d'ailleurs pas à voir sa troupe régresser. Sa défensive, impressionnante l'an dernier, n'a perdu pratiquement personne et son corps de receveurs est à maturité. «On a une équipe différente, mais pas moins talentueuse. Le talent est seulement à différentes positions.»

Lessard aurait pu confier l'offensive à Mathieu Loranger et à Jean-Christophe Bourque Saint-Hilaire, des vétérans qui attendaient dans l'ombre depuis quelques années. Il a plutôt opté pour une recrue en provenance du Noir et Or de Valleyfield, Alexandre Jacob-Michaud, qui devient le protégé du nouvel entraîneur des quarts, un certain Jérémi Roch... Et comme ce dernier, il se voit offrir l'occasion de devenir titulaire pour toute sa carrière universitaire. 

Défait par les Carabins en séries ces deux dernières années, toujours en quête d'une première victoire contre le Rouge et Or, le Vert & Or a le défi d'avoir comme principaux rivaux deux puissances nationales. Ne serait-ce que pour le recrutement, le danger est d'être relégué à un clair troisième rang. Lessard ne le nie pas, mais il estime que son programme doit cesser de regarder si l'herbe est plus verte chez le voisin. 

«Quand tu fais juste te comparer, tu perds un peu de qui tu es. Si l'on veut être capable de battre les meilleurs, il faudra faire mieux que par le passé, mais tout le monde n'a pas les ressources pour faire ce que Laval ou Montréal fait. On est fier de notre modèle, qui vise l'excellence académique et le développement. On a des joueurs parfois plus méconnus, qui ne feront pas l'équipe d'étoiles, mais qui jouent bien ensemble. Cette saison, on n'a pas de grande force, mais pas de faiblesse non plus. On ne sera pas une équipe agréable à affronter.»

  • Entraîneur-chef: David Lessard (5e saison) 
  • Fiche en 2015: 5-3, demi-finaliste du Québec (0-1)
  • Joueurs à surveiller: Frédérick Caron (receveur), Anthony Tanguay (demi-défensif), Alexandre Gagné (secondeur)
  • Principaux départs: Jérémi Roch (quart-arrière), Olivier Goulet-Veilleux (secondeur), Carl Gagnon-Bisaillon (receveur)
  • Match présaison: gain de 44-3 contre York

Redmen : les séries comme objectif

Les Redmen ont deux jeunes quarts-arrières talentueux, dont... (Fournie par les Redmen) - image 7.0

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Les Redmen ont deux jeunes quarts-arrières talentueux, dont Nicolas English.

Fournie par les Redmen

Ronald Hilaire ne commence que sa deuxième saison officielle à la barre des Redmen de McGill, mais son empreinte est déjà partout sur le programme.

Le prestigieux historique de l'équipe de football des Redmen en a pris pour son rhume depuis le tournant du XXIe siècle. L'équipe n'a pas connu de saison gagnante depuis 2002, et réussi à terminer cinq saisons sans la moindre victoire depuis. Or, sous l'essor de Hilaire, McGill semble finalement avoir mis ce mauvais sort derrière elle. L'équipe a terminé la saison 2015 avec une fiche de 3-5, mais une défaite de 43-41 contre Concordia, en fin de saison, était tout ce qui la séparait d'une place en séries. 

«Cette année, on veut faire les séries, peu importe le rang», explique l'entraîneur-chef, méthodique dans sa reconstruction des Redmen. Sa formation misera sur le quart-arrière Nicolas English, qui a bien performé après avoir ravi le poste de partant dès son année recrue, l'an dernier. Mais déjà, un autre talentueux quart de première année, Frédéric Paquette-Perreault, lui pousse dans le dos. Hilaire vante le travail de English en 2015, mais il admet que le poste sera à regagner semaine après semaine. Idem pour les autres positions. 

C'est que les Redmen sont jeunes, mais ne manquent pas de talent. Ronald Hilaire a redoublé d'ardeur dans le recrutement dès son arrivée, et a amené deux cohortes de recrues qui feraient saliver bien des programmes au pays. Dans ses propres mots, «tu as beau avoir les meilleurs entraîneurs, si tu n'as pas les meilleurs chevaux, tu ne peux pas gagner». 

McGill a maintenant ses chevaux. L'équipe a vaincu un bon programme en Queen's, en match présaison. Les Redmen, finalement, ne sont plus à prendre à la légère.

Entraîneur-chef › Ronald Hilaire (2e saison) 

Fiche en 2015 › 3-5, exclus des éliminatoires

Joueurs à surveiller › Louis Brouillette (receveur), Nicolas Khandar (porteur de ballon), Ousmane Guindo (plaqueur) 

Principaux départs › Luis Guimont-Mota (porteur de ballon), Karl Forgues (secondeur), Yannick Langelier-Vanasse (receveur)

Match présaison › gain de 22-17 contre Queen's

Les Gaiters en remontée

Le quart Mathieu Demers a pris le contrôle... (La Tribune, Maxime Picard) - image 9.0

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Le quart Mathieu Demers a pris le contrôle de l'offensive des Gaiters.

La Tribune, Maxime Picard

Kevin Mackey ne s'en cache pas. Pour espérer rivaliser avec les grosses puissances de la conférence Québec, les Gaiters fonctionnent avec des plans quinquennaux. En 2013, ils en étaient à la cinquième et dernière année d'un cycle alors que 21 des 24 partants jouaient leur dernière saison en mauve. Menée par le quart Jordan Heather, l'équipe a pris le deuxième rang de la conférence Québec avant de perdre en demi-finale face aux Carabins.  

Depuis, c'est le creux de vague. Les deux premières années du nouveau cycle ont vu Bishop's remporter seulement 2 de leurs 16 matchs. Mackey a envoyé beaucoup de jeunes joueurs dans la mêlée. Il estime que la tactique paiera vraiment en 2017 et en 2018, mais il assure que sa troupe saura compétitionner cet automne. 

«Les gars sont plus vieux et ça paraît. On est en train de remonter. On va y aller un match à la fois», explique l'entraîneur, qui a d'abord et avant tout dans sa mire la Coupe du Maire, remise annuellement au gagnant du premier match de saison régulière entre les Gaiters et le Vert & Or. «Il faut gagner ce match-là, ça fait deux ans qu'on le perd.»

Pour aller chercher la victoire, il mise sur une bonne performance de son quart-arrière Mathieu Demers, un ancien des Titans de Limoilou qui a maintenant une année comme partant sous les épaulettes. «Il est plus confiant, il a vraiment pris le contrôle de l'offensive.»

N'empêche, pour une petite université comme Bishop's, «toutes les semaines c'est un gros match». Le tout devient vite essoufflant, pour les joueurs comme pour l'entraîneur. Mackey a demandé de l'aide au terme de la saison 2015 et l'université l'a exaucé. De nouveaux entraîneurs se sont greffés au programme, dont l'expérimenté coordonnateur défensif Marc Loranger, de retour après des arrêts chez le Vert & Or et au Cégep Édouard-Montpetit.

Entraîneur-chef › Kevin Mackey (5e saison) 

Fiche en 2015 › 1-7, exclus des éliminatoires

Joueurs à surveiller › Vincent Davignon (porteur de ballon), Jean Gayrard (demi défensif), Mathieu Demers (quart)

Principaux départs › David Plourde (secondeur), Justin-Alexander Warden (secondeur) Jonathan Fortin (demi défensif)

Match présaison › aucun

Confiance tranquille chez les Stingers

Concordia pourra encore compter cette saison sur son... (Photothèque Le Soleil) - image 11.0

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Concordia pourra encore compter cette saison sur son excellent quart-arrière Trenton Miller.

Photothèque Le Soleil

Certains entraîneurs préfèrent ne pas fixer d'objectif trop ambitieux en début de saison pour ne pas imposer à leurs joueurs de pression additionnelle. Mickey Donovan n'en fait pas partie. 

La confiance tranquille du pilote des Stingers et de son frère Pat, coordonnateur défensif, est à la base de la relance du programme de football à Concordia. Ils exigent une culture gagnante. C'est pourquoi après deux participations aux séries à ses deux premières saisons, Mickey Donovan n'hésite pas à mettre la barre haut pour 2016. «Cette année, on veut gagner la Coupe Vanier», lance-t-il au bout du fil. 

Cela ne veut pas dire qu'il prend la saison régulière à la légère. «La conférence Québec est la meilleure au pays. Il y a plusieurs excellents entraîneurs», souligne l'Américain, lui-même secondeur à Concordia entre 2002 et 2004 . Sauf qu'il n'en démord pas. Il y a une seule façon pour les Stingers d'être mentionné dans la même conversation que le Rouge et Or et les Carabins, de pouvoir rivaliser à armes égales avec eux sur le terrain et dans le recrutement. «On doit faire comme eux, gagner le gros match.»

Or, Donovan estime qu'il a tous les éléments pour le faire cette saison. À commencer par son quart-arrière de deuxième année, mais quatrième année d'admissibilité, Trenton Miller. Débarqué dans l'anonymat des États-Unis l'an dernier, il a pris le football universitaire canadien par surprise, étant nommé joueur par excellence de la conférence Québec après une année qui l'a vu passer le ballon pour 2384 verges et 20 touchés. «Je pense que c'est le meilleur quart-arrière au pays», estime le coach, qui assure que son protégé, très bien entouré dans l'offensive des Stingers, est «des années-lumière» en avance dans son développement part rapport à il y a un an.

Entraîneur-chef › Mickey Donovan (3e saison) 

Fiche en 2015 › 4-4, demi-finalistes du Québec (0-1)

Joueurs à surveiller › Trenton Miller (quart-arrière), Daniel Skube (receveur), Jean-Guy Rimpel (porteur de ballon)

Principaux départs › Mikaël Charland (maraudeur), Jamal Henry (receveur), Keegan Treloar (botteur) 

Match présaison › aucun

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