Objectif 2016: ramener le Bol d'or à Québec

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Il faut remonter à 2011 pour voir une équipe de la région de Québec brandir à bout de bras le Bol d'or de la division 1 du football collégial. Les Élans de Garneau avaient alors vaincu les Spartiates du Vieux-Montréal 59-31.

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(Québec) D'une seule équipe de football collégial en division 1 en 2011, la grande région de Québec en compte quatre depuis l'an dernier.

Le succès du programme Rouge et Or n'est pas étranger à cette montée en puissance. Plusieurs dizaines d'anciens protégés de Glen Constantin se sont recyclés en entraîneurs chez les équipes collégiales locales et travaillent maintenant à amener de jeunes joueurs vers les mêmes sommets qu'eux.

Mais si les formations en division 1 pullulent désormais dans la région, le Bol d'or, lui, est demeuré à Montréal ou en Estrie depuis le sacre des Élans de Garneau, il y a cinq ans. 

Au Campus Notre-Dame-de-Foy, à Limoilou, à Lévis-Lauzon et à Garneau, on s'arme pour corriger la situation en 2016.

La saison débutant samedi après-midi, Le Soleil s'est entretenu avec les entraîneurs-chefs de chaque formation: Marc-André Dion, Dave Parent, Richard Savoie et Claude Juneau.

L'irrésistible montée du Notre-Dame

L'entraîneur-chef Marc-André Dion sait que les attentes envers... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 3.0

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L'entraîneur-chef Marc-André Dion sait que les attentes envers le Notre-Dame sont élevées cette saison.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

«On est une équipe à maturité et l'objectif est évidemment de gagner le championnat. Mais il y a un long chemin avant de se rendre là.» Marc-André Dion ne se défile pas. Le pilote du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy sait que les attentes sont hautes envers sa troupe, qui se trouve si près, mais en même temps si loin de son premier sacre en première division. 

Sous l'essor de Dion et du directeur des sports, Pascal Masson, le petit établissement privé de Saint-Augustin-de-Desmaures s'est graduellement transformé, dans la dernière décennie, en puissance du football collégial québécois. Champion du Bol d'or en deuxième division en 2011 avant de faire le saut, l'année suivante, dans la division 1, finaliste du Bol d'or à ce niveau en 2015... Ne reste plus qu'à gagner ce dernier pour sceller l'irrésistible montée du programme sur la scène provinciale. 

Aux yeux de Dion cependant, l'équipe à battre cette saison sur le circuit demeure les champions en titre, les Cougars de Champlain-Lennoxville. «Quand tu es champion, tu es champion jusqu'à preuve du contraire. Même chose pour nous, deuxième jusqu'à preuve du contraire.»

Tombeurs du Notre-Dame 42-2 au Bol d'or l'an dernier pour conclure une saison immaculée, les Cougars ont cependant perdu l'un des duos les plus productifs de l'histoire récente du football collégial : le quart-arrière Michael Arruda et le receveur Marc-Antoine Pivin, maintenant respectivement chez les Redmen et le Rouge et Or.

À l'inverse, la troupe de Dion a gardé le coeur de son offensive pratiquement intact. «Au niveau offensif, avoir un quart-arrière de troisième année, un porteur de ballon de troisième année et une ligne offensive expérimentée, ça ne peut qu'aider. Souvent, une saison dépend du jeu de ton quart et ta capacité à courir le ballon.»

Dion est élogieux envers son pivot, David Pelletier. «Ce n'est pas compliqué, c'est le joueur le plus travaillant sur le campus du CNDF. Ses actions parlent plus fort que ses mots. C'est un bon passeur et un leader. Un athlète accompli qui exécute le plan de match.»

Progressivement sorti de l'ombre d'Alexis Côté la saison dernière, le porteur de ballon Luca Perrier a connu de grosses séries éliminatoires et il est maintenant le meneur dans le champ arrière. Dion dit s'attendre à de grande chose de l'athlète de 6'1" et de 215 livres. «C'est notre bougie d'allumage en offensive. C'est quelqu'un qui a un plaisir contagieux à jouer au football. Il est imposant, mais aussi très athlétique. Un joueur complet.»

  • Principaux départs: Alexis Côté (porteur de ballon), Jean-Philippe Hudon (secondeur)
  • Recrues à surveiller: Carl Chabot (receveur), Charles-Émile Bouchard (ailier défensif)

Les Titans voient déjà grand

Dave Parent, entraîneur-chef des Titans de Limoilou... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 5.0

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Dave Parent, entraîneur-chef des Titans de Limoilou

Le Soleil, Yan Doublet

Un an après le baptême en première division de ses protégés, Dave Parent voit déjà grand pour les Titans de Limoilou. La saison 2015, conclue avec une fiche de trois victoires et de six défaites et une élimination en quart de finale aux mains de leurs rivaux du CNDF, a donné des airs de déjà-vu au pilote des Titans. «Ça ressemble étrangement à ce qu'on avait fait en 2010 lorsqu'on était monté en division 2. Le même genre d'équipe où on avait décidé de mettre beaucoup de jeunes joueurs sur le terrain pour qu'ils prennent de l'expérience et qu'ils apprennent ce qu'on demande d'eux à Limoilou.» En 2011, les Titans avaient signé la meilleure fiche du circuit.

Parent ne promet pas de championnat de la saison régulière en 2016, mais il vise le carré d'as et croit que les siens peuvent rivaliser avec n'importe quelle formation du circuit. «On se prépare toujours pour jouer le dernier match de la saison et on a pris un pas dans la bonne direction, l'an dernier, en participant aux séries.»

Situation peu orthodoxe, Parent entamera la saison 2016 non pas avec un quart-arrière partant, mais avec une rotation de trois pivots : la recrue Olivier Bamrounsavath et les deux quarts de deuxième année Félix Hamel et Guillaume Blouin-Gelly. 

«C'est sûr que comme ancien quart-arrière, jamais je n'ai dit qu'un jour j'opterais pour un système comme ça», avoue Parent. «Mais présentement, les trois font bien et notre politique à Limoilou est que lorsque tu fais bien et que l'on n'a rien à te reprocher, tu vois du terrain.» S'attend-il à ce qu'un des trois émerge rapidement comme son homme de confiance? Pas nécessairement. «Si ça continue comme ça, le plan est de jouer à trois quarts-arrières. Présentement, on pense qu'on peut gagner avec les trois.»

Les Titans auront un bon test en lever de rideau de leur saison, samedi après-midi, alors qu'ils accueilleront le Notre-Dame. «C'est l'équipe qui nous a éliminés l'an dernier. Ce sera un très bon indicatif pour nous d'où on se situe. Ça a toujours été de bonnes guerres avec eux.»

  • Principaux départs: Frédéric Gagnon (receveur), Riley Jack (ligne défensive)
  • Recrues à surveiller: Olivier Bamrounsavath (quart) Philippe Lavoie (secondeur)

Les Faucons et la leçon de 2015

Richard Savoie, entraîneur-chef des Faucons de Lévis-Lauzon... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 7.0

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Richard Savoie, entraîneur-chef des Faucons de Lévis-Lauzon

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Ne demandez pas Richard Savoie où il voit son équipe à la fin de la saison. L'entraîneur-chef des Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon et ses joueurs ont eu leur leçon. «On sait qu'on a tout ce qu'il faut pour aller jusqu'au bout, mais surtout avec la fin de saison que l'on a eue l'an dernier, on va vraiment prendre un match à la fois.»

Menée par le quart-arrière Francis Bois, le centre Samuel Lefebvre et un talentueux groupe de receveurs, l'offensive a été la meilleure du circuit en 2015. Les Faucons sont entrés en séries avec une fiche de six victoires et de trois défaites et une moyenne de 42 points marqués par match. Du propre aveu de Savoie, les siens avaient probablement déjà la tête à un affrontement de demi-finale contre le CNDF. Erreur, puisque c'est plutôt les Élans de Garneau, tentant de racheter une saison décevante, qui leur ont servi une correction de 61-39 dès le premier match des éliminatoires. 

«Il n'y a rien de plaisant à vivre ça, mais la seule chose qui est positive, c'est qu'on arrive cette saison en ne tenant rien pour acquis. On a eu notre leçon. On ne peut pas arriver dans cette ligue-là et prendre un match à la légère parce que peu importe l'équipe, tout le monde est capable de battre tout le monde.»

Savoie devait notamment trouver un successeur à Bois et c'est la recrue Alex Jovin qui a obtenu le poste de quart partant après une lutte au camp. «C'est un joueur très talentueux qui a travaillé avec nous tout l'hiver. Ce qui est bien, c'est qu'il est très bien entouré par des joueurs d'expérience à toutes les autres positions en offensive.» Il est particulièrement élogieux envers son groupe de receveurs, dont le vétéran de troisième année et futur Carabins, Antoine Mailhot, et son coéquipier Louis-Charles Moisan. En défensive, il compare la graduation de son secondeur vedette Jean-Philippe Lévesque à celle d'Alex Cromer-Émond, quelques années plus tôt. «Ce ne sera pas un one-man-show, plutôt un travail d'équipe pour le remplacer et certains jeunes joueurs vont éclore de ça.»

Principaux départs ›  Francis Bois (quart), Samuel Lefebvre (centre), Jean-Philippe Lévesque (secondeur)

Recrues à surveiller › Alex Jovin (quart), Thibault Van-Elsue (demi défensif)

Les Élans visent le «gros match»

Claude Juneau, entraîneur-chef des Élans de Garneau... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 9.0

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Claude Juneau, entraîneur-chef des Élans de Garneau

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Les Élans de Garneau ont connu une saison 2015 en montagnes russes, mais leur entraîneur-chef Claude Juneau préfère se concentrer sur la façon dont elle s'est terminée. Handicapés par des blessures à des joueurs clés, les Élans ont péniblement traversé la saison régulière avec une fiche de trois victoires et de six défaites. Les séries leur ont toutefois permis de montrer de quel bois ils se chauffaient, surprenant Lévis-Lauzon en quart de finale avant de livrer une solide performance dans une défaite contre les futurs champions, les Cougars de Lennoxville.

«Notre victoire contre les Faucons a créé une commotion dans le football québécois», se rappelle Juneau, qui veut voir sa troupe allonger sa saison d'une semaine, cette année. «On veut jouer le gros match, la finale.»

Bien des choses ont changé depuis la conquête du Bol d'or de 2011 et la compétition est maintenant féroce pour recruter les meilleurs joueurs de la région. Le succès sur le terrain est évidemment un argument de vente. Juneau admet que ses confrères dans les cégeps rivaux récoltent le fruit de leurs efforts, mais il croit que son tour viendra. «On vient d'avoir deux bonnes cohortes de recrues et on s'attend à ce que ça continue», explique celui qui a pris la barre des Élans il y a un peu plus de deux ans. 

Juneau voit désormais d'un bon oeil les défis rencontrés l'an dernier. À commencer par l'expérience acquise par son jeune quart-arrière, Joé Hudon. Ce dernier ne devait pas voir de terrain, mais des blessures aux deux vétérans de troisième année l'ont lancé dans le feu de l'action. «On commence cette année avec un quart qui a vu un certain volume dans la division 1», se réjouit Juneau. 

Le succès des siens passera cependant par les dominants fronts offensif et défensif. Les cinq joueurs de ligne offensive partants de 2015 sont de retour. «En 13 ans de carrière, c'est la première fois que je vois ça», assure l'entraîneur. En défensive, les vétérans Frédéric Pongo et Thomas Blouin devraient faire visiter le gazon aux quarts adverses à plusieurs reprises. 

Principaux départs ›  Philippe Ouellet (secondeur), Émile Chênevert (demi défensif)

Recrues à surveiller › Thomas Landry (demi défensif), Karl Moughabghab (porteur de ballon)

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