La course à obstacles des Jeux de Rio

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(Rio de Janeiro) À 100 jours de RIO / (1er de 2) Depuis mercredi, le compte à rebours des 100 jours s'est déclenché pour les Jeux de Rio. Notre collaborateur Guillaume Piedboeuf, qui séjourne au Brésil depuis le mois de février, nous raconte la longue marche olympique amorcée en 2009 qui s'est transformée en course à obstacles, puis en sprint.

Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva,... (Archives AP, Claus Bjorn Larsen) - image 1.0

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Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, célèbre l'attribution des JO au Brésil le 2 octobre 2009 en compagnie du légendaire joueur de soccer Pele. 

Archives AP, Claus Bjorn Larsen

La scène était à l'image du Brésil de 2009. Un pays à l'économie rugissante, fort de la découverte de gisements de pétrole sous-marins au large de Rio de Janeiro et de l'appétit insatiable des Chinois pour le sucre, le café et les autres ressources brésiliennes. En quête de respect sur l'échiquier mondial, le géant de l'Amérique du Sud obtenait enfin sa consécration. Après la Coupe du monde de soccer de 2014, Rio accueillerait les Jeux olympiques de 2016. Les premiers de l'histoire tenus sur le continent. 

Même une visite de dernière minute du président américain Barack Obama pour pousser la candidature de son patelin, Chicago, n'avait pas réussi à avoir raison de l'enthousiasme du Comité international olympique pour la candidature de la Cidade Maravilhosa, habilement poussée par celui qu'Obama décrirait plus tard comme le politicien le plus populaire de la planète, son homologue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva. 

À l'annonce du nom de «Rio de Janeiro», le 2 octobre 2009 à Copenhague, Lula a brandi un poing au ciel avant d'enlacer le plus illustre sportif de l'histoire du pays, Pelé, à ses côtés. Qui de mieux placé que le travailleur sans éducation devenu militant syndical, puis politicien, défait trois fois à la présidence avant d'être élu en 2002, pour illustrer cette montée en puissance brésilienne?

Six ans et demi plus tard, le portrait a dramatiquement changé au Brésil. Le pays est embourbé dans une des pires crises économiques de son histoire et dans un scandale de corruption à grande échelle sans précédent. La présidente Dilma Rousseff, choisie par Lula pour lui succéder à la barre du Parti des travailleurs, se dirige tout droit vers une destitution.

C'est dans ce climat que Rio de Janeiro s'apprête à célébrer la grande fête du sport mondial. La préparation des Jeux n'a pas exactement été un marathon. Davantage un sprint qui n'aboutira, au mieux, qu'à quelques jours de l'ouverture des Jeux, le 5 août. «Le contexte ne pourrait être plus complexe», selon les mots du porte-parole du Comité organisateur, Mario Andrada.

Faux départ

Si le dossier de candidature olympique de Rio avait conquis le CIO, on ne peut en dire autant du travail du Comité organisateur des JO depuis l'automne 2009. Les préparatifs olympiques à Rio sont «les pires de l'histoire», avait lancé, au printemps 2014, le vice-président du CIO, l'Australien John Coates. 

Peut-être parce que la barre avait été placée si basse à un peu plus de deux ans de la compétition, l'état actuel des infrastructures sportives dans la métropole semble étonnamment rassurant à moins de 100 jours des Jeux.

Des 28 infrastructures sportives construites ou rénovées pour les JO, une seule demeure un point d'interrogation : le vélodrome olympique. Encore en chantier, dégarni de revêtement, le bâtiment circulaire détonne au milieu du Parc olympique de Barra, où l'ensemble des autres installations sont désormais prêtes à accueillir des compétitions. 

«Premièrement, nous étions en retard pour préparer la base sur laquelle construire la piste», explique Mario Andrada. «Ensuite, les morceaux de bois que nous devons assembler ont été livrés dans le désordre et l'équipe qui venait assembler la piste a été retardée d'une semaine en raison de visas non valides.» 

S'il ne se défile pas, le porte-parole ne croit pas pour autant que Rio a à rougir de l'annulation de l'événement-test qui était prévu initialement le 30 avril. «Nous sommes sûrs que le stade sera prêt pour le 31 mai. Sur 44 événements-tests, un seul a été annulé. Ce n'est pas si pire.»

Barra, le grand défi

La tenue de la vaste majorité des événements-tests est déjà une petite victoire pour Rio. À 500 jours des Jeux, on s'inquiétait pour l'ensemble du Parc olympique se trouvant au nord de Barra de Tijuca, banlieue ouest en pleine expansion, où les tours de condos de luxe poussent côte à côte à l'intérieur de communautés emmurées, surveillées par des gardiens. Hôte de 15 des 32 installations olympiques, le parc de Barra a été construit pratiquement de zéro, sur les terrains laissés à l'abandon sur l'ancienne piste de F1 de Rio.

Si les stades ont commencé à y lever de terre si tard, c'est que le terrain sur lequel ils sont construits n'était pas particulièrement solide, raconte Mario Andrada. «Beaucoup d'investissements et beaucoup de temps ont dû être consacrés pour ériger la structure des immeubles et la construction a été faite en partie souterraine. Le temps passait, les gens ne voyaient pas les infrastructures monter au-dessus du sol.»

La tenue de tant d'épreuves à l'ouest a également orienté les grands projets routiers. Des corridors d'autobus rapides ont été construits, la route longeant la côte de l'Atlantique entre les plages du sud et de l'ouest de la ville dédoublée à plusieurs endroits. 

La ligne de métro 4, reliant de nouvelles stations d'Ipanema et de Barra, a également été créée. La construction de cette dernière a causé bien des maux de tête aux autorités brésiliennes qui, jusqu'à tout récemment, étaient inquiètes de ne pas l'achever à temps pour les Olympiques. Pour faire rire un Carioca, il n'y a rien comme de lui suggérer que la ligne 4 sera fonctionnelle dans trois mois...

Or, le métro est primordial. Son trajet qui s'effectue en moins de 15 minutes sous terre pourrait prendre des heures sur la route, dans le trafic des Olympiques. Après des mois de suppositions, l'atteinte de certains objectifs, en avril, a cependant permis à la Ville de Rio de réaffirmer que la nouvelle ligne, dont la construction serait achevée à 93 %, ouvrirait ses portes en juillet. Juste à temps. 

Les critiques portées sur l'organisation brésilienne étaient-elles trop dures? Mario Andrada refuse de lancer la pierre au CIO. «C'est comme cela que ça fonctionne», dit Mario Andrata, qui refuse de lancer la pierre au CIO. «Il y a toujours beaucoup de pression. Peut-être que nous avions besoin d'un petit réveil à l'époque, mais l'important est que maintenant, pratiquement tout est prêt.» 

«Le contexte difficile présentait un grand défi, mais c'est plutôt devenu une démonstration de notre capacité de livrer, peu importe les circonstances. Nous sommes très fiers de l'état actuel des choses», lance le maire de Rio, Eduardo Paes.

Une promesse à l'eau

Une vue aérienne de la baie de Guanabara... (Fournie par Mario Moscatelli) - image 4.0

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Une vue aérienne de la baie de Guanabara où flottent des déchets de toutes sortes. Des épreuves, notamment la voile, y auront lieu.

Fournie par Mario Moscatelli

Si le défi pour accueillir la plupart des compétitions olympiques est de construire des infrastructures adéquates, de l'eau et du vent sont généralement tout ce qu'il faut pour les épreuves de voile. La baie de Guanabara en a à offrir, en plus d'un des plus beaux paysages de Rio, voire du monde, aux pieds du pic montagneux du Pain de sucre. Qu'est-ce qui cloche, alors? La qualité de l'eau.

La baie de Guanabara, qui occupe tout le flanc est de Rio, est intimement liée à l'histoire de la métropole. Elle est si grande que lorsque les explorateurs portugais l'ont découverte, en janvier 1502, ils croyaient être à l'entrée d'un immense fleuve. Ils l'ont nommé «fleuve de janvier» (Rio de Janeiro). 

Mais la baie a beau être surplombée par l'iconique statue du Christ rédempteur, la surveillance du Messie n'a pas empêché les Cariocas de malmener le cours d'eau dans les 50 dernières années. La fermeture par l'État, en 2012, de l'immense dépotoir à ciel ouvert de Gramacho, qui déversait des liquides toxiques quotidiennement dans la baie, était un pas dans la bonne direction. 

Un rapport de 2014 faisait toutefois encore état de 8200 litres d'eaux usées non traitées déchargées dans l'eau de la baie chaque seconde, et de 100 tonnes de déchets chaque jour. Le nombre élevé de favélas dont les égouts à ciel ouvert se jettent directement dans la baie explique en partie le problème.

Les «porcs» de Rio

Le biologiste brésilien Mario Moscatelli, militant de longue date pour le nettoyage de la baie, n'hésite pas à comparer les habitants de Rio à des «porcs» dans la façon dont il lance leurs déchets au sol et dans la baie. «On ne peut pas se plaindre des Cariocas, on doit les aider à changer leurs habitudes», note Mario Andrada, le porte-parole de Rio 2016.

La promesse faite par la ville lors de l'obtention des Jeux était de réussir à traiter, à temps pour les JO, 80 % des eaux usées déchargées dans la baie quotidiennement. «Une promesse trop ambitieuse, le gouvernement l'a lui-même réalisé», admet aujourd'hui le Comité organisateur, qui vise désormais 60%. 

De nombreux tests menés par Associated Press dans la dernière année - les plus récents vers la fin de 2015 - montrent la présence de «déchets à l'état pur» et d'un risque d'infection «très important», autant près des rives qu'au large de la baie. La situation ne s'est pas améliorée de test en test.

Même la plage de Copacabana et le lac Rodrigo de Freitas, où se dérouleront respectivement des épreuves de natation et d'aviron, sont jugés insalubres. La plage de Botafago, située près du secteur que le Comité organisateur identifie comme le moins pollué de la baie, est jugée dangereuse pour la baignade depuis sept ans. Une simple marche à la marina de Gloria, rénovée pour accueillir les épreuves de voile, permet de sentir l'odeur nauséabonde émanant de l'eau. 

Deux athlètes hospitalisés

Deux athlètes ont été hospitalisés lors de la tenue des épreuves-tests, mais le Comité organisateur assure qu'aucune preuve ne relie l'eau de la baie à ces deux cas. «Il est pratiquement certain que des athlètes attraperont au moins une gastroentérite durant les Jeux. Le secteur de la marina de Gloria continue à ce jour d'être une latrine», assure Mario Moscatelli. 

Selon le biologiste brésilien, les athlètes pourraient être exposés à des infections plus graves, comme l'hépatite A, selon les conditions climatiques. «Si la marée est basse, si les vents soufflent de l'intérieur de la baie ou s'il pleut, il y a de très fortes probabilités de problèmes de santé pour les athlètes et l'équipage des navires qui entrent en collision avec des déchets de toutes sortes. On parle de déchets ménagers, de récipients en plastique, de meubles, de restes de pneus, d'animaux morts et même de cadavres humains.»

Le directeur général de Voile Canada, Paddy Boyd, note que les ennuis de santé ne sont pas nécessairement la principale inquiétude des athlètes. «On a fait des événements-tests là depuis 2012. On désinfecte l'équipement avant et après les courses, les athlètes prennent toutes les précautions possibles. Mais on ne peut contrôler les possibles contacts entre des déchets et les embarcations qui peuvent mettre fin au rêve olympique de quelqu'un très rapidement.»

Durant les Jeux, des bateaux nettoyeurs arpenteront la baie pour collecter les débris flottants et des barrières antidéchets seront posées aux alentours. «C'est 100 % sûr que la compétition de voile aura lieu dans la baie et c'est 100 % sûr que ce sera dans de l'eau propre», affirme Mario Andrada. «Nous ferons des tests d'eau chaque jour durant les Jeux, et on pourra déplacer le parcours à différents endroits de la baie au besoin.»

Le prix d'un budget équilibré

Poupées gonflables des présidents Roussef et Lula en... (Collaboration spéciale Guillaume Piedboeuf) - image 6.0

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Poupées gonflables des présidents Roussef et Lula en habits de prisonniers abandonnées après une manifestation

Collaboration spéciale Guillaume Piedboeuf

Sur fond d'immense crise économique, le Comité organisateur des Jeux olympiques de Rio a évolué ces dernières années sous une pression constante de ne pas déborder de son enveloppe budgétaire.

Le budget total des JO de Rio, y compris les grands projets de transport et de revitalisation, est évalué à 11 milliards $US, selon Reuters. Un montant qui, bien qu'imposant, est loin des extravagants Jeux de Pékin (2008) et légèrement inférieur à ceux de Londres (2012). 

Afin d'honorer la parole du maire Eduardo Paes, qui a assuré à répétition ces dernières années que le budget des Jeux ne déraperait pas, le Comité organisateur a sabré 500 millions $US dans les dépenses, en janvier 2016. Le nombre de bénévoles a été réduit de 70 000 à 50 000, les téléviseurs dans les chambres des athlètes retirés et un projet d'estrade temporaire de 4000 places abandonné sur le lac Rodrigo de Freitas.

«On doit respecter notre budget. Ce n'est pas seulement pour Rio, c'est pour l'avenir des Olympiques. Les Jeux doivent être viables économiquement», souligne Mario Andrada, le porte-parole de Rio 2016. «Nous ne coupons rien qui est essentiel. Les Jeux seront un succès, les célébrations superbes.»

Emblème de cette quête de modestie, la cérémonie d'ouverture sera produite avec 10 % du budget de celle de Londres et moins de 2 % de celle de Pékin. 

Constructions suspectes

Mais au-delà de la retenue dans l'enrobage des Jeux, l'organisation de Rio 2016 a fait la part belle aux investissements privés afin d'éviter de voir les dépenses publiques gonfler, offrant en échange le droit d'exploitation de plusieurs terrains après les Jeux. La prise en charge de la construction de nombreuses infrastructures par des entreprises privées, dans des délais serrés, soulève des interrogations sur la qualité du travail.

Rio a un historique de constructions suspectes. Érigé pour les Jeux panaméricains de 2007, le stade olympique Joao Halevange, qui accueillera les épreuves d'athlétisme en août, a dû être fermé et rénové d'urgence en 2013. On avait découvert que la structure déficiente rendait le toit susceptible de s'effondrer. Le village des athlètes avait pour sa part été construit sur du sol instable, qui s'est affaissé à plusieurs endroits. 

Le plus inquiétant est cependant l'accident du 21 avril, lorsqu'une partie de la nouvelle piste cyclable sur l'avenue Niemeyer a été détruite par une gigantesque vague, faisant deux morts. Fraîchement construite en vue des JO, elle relie la plage touristique Leblon à Barra, à l'ouest, et elle s'élève dans le vide au-dessus de l'eau. La vague a entraîné un morceau de 50 mètres de la piste et les joggeurs qui s'y trouvaient.

L'entreprise derrière l'infrastructure à 12 millions $ qui a fait défaut avant même la tenue des Jeux? Concremat, propriété selon plusieurs médias brésiliens de la famille de l'actuel secrétaire du tourisme de la Ville de Rio, Antônio Pedro Viegas Figueira de Mello. 

Pour la journaliste brésilienne Juliana Barbassa, dont le livre Dancing with the Devil in the City of God se penche sur la montée de Rio dans la dernière décennie, la proximité entre le gouvernement et les entreprises de construction explique à la fois le désir de tenir tant de méga-événements et les constructions douteuses. «Les politiciens savent qui financent leurs campagnes et les méga-événements rendent les entreprises de construction très heureuses. Certaines entreprises assez proches du pouvoir continuent de se faire accorder des contrats même si leur travail a été bâclé dans le passé.»

Corruption enracinée

La corruption à grande échelle entre le gouvernement brésilien, la pétrolière d'État Petrobas et un cartel d'entreprises d'ingénierie qui auraient obtenu des traitements préférentiels dans l'octroi de contrats fait la manchette partout dans le monde. Le Parti des travailleurs de la présidente Dilma Rousseff est éclaboussé, mais également les partis d'opposition. Le ministre du Sport, George Hilton, a notamment été forcé de céder sa place en mars dernier. Pire : on ne sait toujours pas qui sera à la tête du Brésil pour accueillir le monde et ouvrir les Jeux olympiques dans un peu plus de trois mois. 

Si la destitution de la présidente est entérinée par le sénat, en mai, les deux hommes les plus susceptibles de lui succéder, Michel Temer et Eduardo Cunha, seront très mal placés pour faire la leçon en matière de transparence. Le premier pourrait être écarté de la présidence à son tour par la justice en raison de ses liens étroits avec Petrobas. Le deuxième a été épinglé en 2015 dans une histoire de pots-de-vin et de comptes bancaires dans des paradis fiscaux. 

Or, les procureurs qui ont étalé au grand jour le scandale désormais connu sous le nom de «Lava Jato» (Lave-auto) se penchent maintenant sur de nombreux projets olympiques. La mégafirme Odebrecht, déjà au centre du «Lava Jato», serait impliquée dans plus de la moitié des contrats de constructions olympiques.

1 G$ en retombées pour un magnat

Adam Talbot, chercheur doctorant à l'Université Brighton, en Angleterre, étudie les mouvements de contestation liées aux Jeux de Rio. Il rappelle que Carlos Carvalho, un magnat de l'immobilier ayant fait fortune avec le développement de Barra, est un donateur de longue date du maire de Rio, Eduardo Paes. Ce même Carvalho confiait au Guardian, en août 2015, qu'il prévoyait empocher 1 milliard $US à lui seul en retombées des Olympiques, d'ici 10 ans. 

Le porte-parole de Rio 2016, Mario Andrada, assure que son organisation suit ces dossiers et reste vigilante face à la corruption. Il rappelle que Carvalho a d'abord joué gros, son entreprise Carvalho Hosken finançant le village des athlètes, le golf olympique et le Parc olympique de Barra à une hauteur de près de 1 milliard $US, en échange du droit de construire des logements de luxe sur une partie de ces terrains après les Jeux. Or, en raison de la crise économique, la vente de ces logements est présentement extrêmement ardue. «C'est un risque que nous ne pouvions assumer, mais qu'une entreprise privée peut assumer.»

L'enthousiasme n'est pas au rendez-vous

S'ils avaient le coeur à la fête lors... (Archives AP, Natacha Pisarenko) - image 8.0

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S'ils avaient le coeur à la fête lors de l'attribution des JO en octobre 2009, les Brésiliens sont beaucoup moins enthousiastes aujourd'hui.

Archives AP, Natacha Pisarenko

Les Brésiliens savent faire la fête. Quiconque a passé ne serait-ce que quelques jours au pays du futebol peut en témoigner.

Or, à quelques mois des Jeux, les raisons de danser se font de plus en plus rares et l'enthousiasme pour la compétition n'est toujours pas au rendez-vous. Au début avril, la vente de billets nationale pour assister aux JO est bien en deçà des attentes, avec près de 50 % des billets réservés aux Brésiliens toujours à écouler. Un pourcentage qui baisse à 15 % pour les Jeux paralympiques.

«Nous devons continuer à travailler, les Brésiliens sont des acheteurs tardifs», répète Mario Andrada, comme s'il tentait lui-même de se convaincre. «Une grande fête, c'est ce dont les Brésiliens ont besoin dans ces temps difficiles», ajoute le porte-parole de Rio 2016.

«Rio a connu sa part de problèmes dans les dernières décennies», rappelle Hugo, un Carioca dans la quarantaine, discutant ans la rue au milieu de sa journée de travail. «Ça ne nous a pas empêchés de célébrer le Carnaval et les matchs de soccer. Quand les Olympiques s'ouvriront, la population va embarquer.»

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