Chez les Pietroniro, la planète est hockey

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Marco Pietroniro (à droite) en discussion avec Chris Bartolone, un de ses adjoints. Malgré la saison difficile du Drakkar, l'entraîneur-chef souhaite être en place assez longtemps pour terminer la reconstruction du club de Baie-Comeau. «C'est une belle petite ville, avec des partisans fiers.»

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<p>Steeve Paradis</p>
Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Probablement que dans la plupart des familles des entraîneurs-chefs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), le hockey est au centre des préoccupations. Alors, imaginez ce que ça doit être quand les cinq enfants de la famille pratiquent aussi le hockey à un haut niveau!

Le 21 décembre, la famille Pietroniro a pu... (Fournie par Marco pietroniro) - image 1.0

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Le 21 décembre, la famille Pietroniro a pu se retrouver au grand complet, pour une très rare fois. À l'avant, on peut voir Kris, 15 ans, le père Marco et la mère Caroline Lacombe. Derrière eux, le cadet, Massimo, 13 ans, tandis que debout à l'arrière se retrouvent l'aîné Phil, 21 ans, Matteo, 17 ans, et Chad, 19 ans.

Fournie par Marco pietroniro

C'est le cas de Marco Pietroniro, qui dirige le Drakkar de Baie-Comeau depuis le début de la saison dernière. Ses cinq fils sont hockeyeurs et l'ont toujours été. L'aîné, Phil, 21 ans, évolue cette saison avec les Grizzlies de l'Utah, de la East Coast Hockey League. Chad, 19 ans, et Matteo, 17 ans, jouent pour leur père avec le Drakkar.

Les deux plus jeunes, Kris (15ans) et Massimo (13 ans), sont présentement aux niveaux midget et bantam, respectivement. Le premier porte les couleurs des Nord-Côtiers, de la ligue midget Espoir, alors que le second est membre des Vikings de Baie-Comeau, bantam CC.

«On voulait plusieurs enfants dont une fille, mais on a arrêté d'essayer après cinq», a lancé avec un sourire Pietroniro, qui a accueilli Le Soleil dans le salon familial en compagnie de sa conjointe, Caroline Lacombe, trois de leurs fils (Kris était à un entraînement) ainsi que Dusty et Goon, les deux chiens de la famille. Et qu'en est-il de madame? «Je n'ai pas vraiment le choix d'aimer ça, le hockey», répond Caroline Lacombe en riant.

Le sport n'est toutefois pas toujours compatible avec une vie de famille complète. Plutôt difficile d'avoir tous les oisillons au nid en même temps. À part le temps où les fils Pietroniro étaient de jeunes enfants, «c'est seulement la deuxième fois que ça arrive, avoir quatre gars avec nous. On se considère vraiment chanceux et on en profite durant que ça passe», a indiqué le père, âgé de 45 ans.

 

Chad n'a disputé que 16 matchs depuis le... (Collaboration spéciale Gérald Poirier) - image 2.0

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Chad n'a disputé que 16 matchs depuis le début de la campagne. Le joueur de centre de 19 ans a amassé 4 points, dont 3 buts.

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Matteo, 17 ans, est défenseur et a récolté... (Collaboration spéciale Gérald Poirier) - image 2.1

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Matteo, 17 ans, est défenseur et a récolté 9 points en 32 matchs cette saison.

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Un privilège

«C'est vraiment le fun que Steve [Ahern, le directeur général du Drakkar] soit allé chercher Chad (en retour d'un choix de septième tour à Val-d'Or en 2016) et Matteo (contre un choix de troisième ronde à l'Armada en 2017), mais ce n'est pas une demande de ma part. Jamais je n'aurais demandé ça», a renchéri Pietroniro.

«Mais je me sens privilégié de pouvoir vivre cette expérience avec deux de mes gars, a-t-il enchaîné. Je suis passé rapidement de joueur à entraîneur et je n'ai jamais eu l'occasion de coacher mes fils dans le hockey mineur. Entre les deux carrières, je n'ai pas eu la chance de passer beaucoup de temps avec ma famille.»

Qu'en pensent Chad et Matteo? «C'est sûr que c'est le fun d'être avec son père, d'autres fois c'est un peu weird, confie Chad dans un mélange d'anglais et de français. «Mais sur la glace, c'est mon coach et personne d'autre.» Homme de peu de mots comme ses frères, Matteo acquiesce. Les deux assurent ne pas ressentir plus de pression de jouer sous les ordres du paternel.

De l'Italie à l'Arizona

Joueur de centre originaire de Montréal, Marco Pietroniro a joué son hockey junior majeur avec les Draveurs de Trois-Rivières de 1987 à 1990, où il a connu Caroline. Le couple a ensuite passé quatre ans en Europe, Marco évoluant dans la ligue italienne. En revenant l'été au Canada, il a tâté du roller--hockey, notamment avec les Roadrunners de Montréal. C'est durant ces séjours estivaux que sont nés Phil et Chad.

Ce fut ensuite l'aventure américaine, où les trois derniers enfants de la famille ont vu le jour. Pietroniro a passé neuf ans en Idaho dans la défunte West Coast Hockey League. C'est là qu'il a fait le passage de joueur à entraîneur, au terme de la saison 2000-2001. Ensuite, direction Arizona en 2006 pour piloter les Sundogs, jusqu'en 2012.

Le décès de son père cette année-là lui a fait entendre l'appel du pays. Marco Pietroniro a donc choisi un poste d'entraîneur adjoint avec les Foreurs de Val-d'Or, un emploi qu'il a occupé pendant deux ans avant de devenir le neuvième entraîneur-chef de l'histoire du Drakkar en août 2014. «Ça faisait 22 ans qu'on était partis du Québec. On voulait se rapprocher de nos familles.»

Ils ont donc retrouvé celles-ci en début de semaine, avec l'équipage au grand complet pour la première fois depuis octobre. Sur la route entre Baie-Comeau et la métropole, les Pietroniro ont attrapé Massimo à Chicoutimi et Kris à Québec avant de rejoindre Phil à Montréal. «On essaie le plus possible d'être ensemble dans le temps des Fêtes, mais ce n'est pas toujours possible. C'est souvent moi qui manquais à l'appel», a conclu Marco.

Maman et... chauffeuse désignée

Marco Pietroniro est très reconnaissant envers son épouse, Caroline Lacombe, pour la carrière de joueur et d'entraîneur qui le fait vivre depuis maintenant un quart de siècle.

«Dans tout ça, c'est elle qui a fait les sacrifices, pas moi. Je menais ma carrière et Caroline a suivi, en en faisant énormément dans notre famille. On ne serait pas où on en est aujourd'hui sans tous ses sacrifices», a confié Pietroniro, sous le regard tendre de sa conjointe.

Avec cinq garçons desquels s'occuper, Caroline Lacombe a mis de côté ses propres plans de carrière. Beaucoup de son temps a été passé à être la chauffeuse désignée de cette joyeuse marmaille, qui jouait toute au hockey mineur, mais personne n'était dans le même niveau. Pour Kris et Massimo, elle possède d'ailleurs toujours ce titre de chauffeuse désignée.

Mais vivre avec un entraîneur, ça demande aussi bien d'autres talents. «Les deux derniers déménagements de la famille, celui de l'Arizona vers Val-d'Or et celui de Val-d'Or vers Baie-Comeau, c'est elle qui les a faits seule. Moi, j'étais déjà parti. Il faut le faire, tout gérer ça», ajoute Pietroniro.

Avec le métier qu'il mène, le pilote du Drakkar sait bien qu'il se retrouvera éventuellement sous d'autres cieux. Caroline devra donc faire et défaire de nouveau des dizaines de boîtes. «Même si c'est un peu une vie de nomade, je pense que je vais faire ce boulot encore longtemps.»

Être de la prochaine étape

La difficile saison du Drakkar, qui gît profondément tout au fond du classement, n'enchante évidemment pas Marco Pietroniro. «Ce n'est pas une saison de rêve, on s'entend là-dessus. On est tous des compétiteurs et c'est plate de voir les résultats, car le travail est là la majorité du temps. Je ne connais personne qui joue au hockey pour ne pas gagner.» Malgré les insuccès actuels, le pilote désire être à la barre du Drakkar encore longtemps. «Notre adaptation à Baie-Comeau a été super, c'est une belle petite ville, avec des partisans fiers. Même si je n'aime pas le mot, il faut bien admettre qu'on est en reconstruction, mais j'aimerais bien être encore ici pour la prochaine étape. Je veux être le gars de l'occasion, c'est sûr.»

Des polyglottes

Marco Pietroniro et Caroline Lacombe ont la chance de parler trois langues : le français, l'anglais et l'italien. Ce n'est pas encore le cas pour les cinq garçons du couple, qui ne parlent pas encore italien, «mais ça va venir», a assuré le paternel. Ce dernier a également d'autres ambitions dans ce domaine. «Avant que les lumières ne s'éteignent, je voudrais apprendre peut-être deux autres langues. L'espagnol, ça ne devrait pas être trop difficile, c'est assez proche de l'italien», a-t-il confié.

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