Denny Hamlin: en Beauce pour gagner

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À sa 10e saison en Coupe Sprint, Denny Hamlin pointe présentement en 13e position, après 15 des 36 épreuves. Il a raflé les grands honneurs de la Course des étoiles du NASCAR et sa bourse de 1 million $, à la mi-mai.

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(Québec) Après Kyle Busch, l'Autodrome Chaudière frappe un autre coup de circuit avec la venue en piste de Denny Hamlin, samedi soir, à Vallée-Jonction. Un peu moins connu du grand public que son coéquipier chez Joe Gibbs Racing, l'homme au volant de la voiture numéro 11 placardée FedEx s'avère le deuxième coureur le plus victorieux en Coupe Sprint depuis six ans, après Jimmie Johnson. Il compte parmi les très grosses vedettes du NASCAR aux États-Unis.

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En carrière, Denny Hamlin a surpassé les 500 départs et 72 millions $ en bourses au total des trois séries NASCAR, soit Coupe Sprint, Xfinity et Camping World Truck.

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Durant une longue et éreintante saison de plus de neuf mois en Coupe Sprint, la Ligue nationale du stock-car, Denny Hamlin bénéficie de trois maigres fins de semaine de congé. Il en profite donc pour... venir faire une virée en Beauce!

«Je me suis dit que je monterais là-haut pour courir un peu de late model. J'ai hâte! J'ai toujours aimé cette catégorie, j'ai grandi en conduisant ces voitures. Ce sera aussi la première fois que je vais au Canada. Ça me donne en plus l'occasion de fuir les températures de 100 °F [37 °C] qu'il fait ici», a raconté Hamlin lors d'une entrevue exclusive, cette semaine, quand Le Soleil l'a joint en Caroline du Nord.

N'allez pas croire que le pilote de 34 ans s'amène en touriste. «C'est une vraie course que je veux gagner», assure-t-il. Je me suis associé avec Dale Shaw et ses gars et j'espère avoir une fin de semaine fructueuse», insiste celui qui sera aux commandes d'un bolide propriété de Shaw pour cette épreuve de la série PASS. Shaw est un ancien pilote de NASCAR. 

Ce n'est pas comme si Hamlin ne s'était pas assis dans l'une de ces voitures depuis trop longtemps. Il tient une course caritative de late model chaque année, en Virginie. Il habite Huntersville, en Caroline du Nord, où son écurie est établie, mais le Floridien de naissance a grandi en Virginie. 

Chesterfield est située à 200 km au sud de Washington. C'est là qu'il a commencé à conduire à l'âge de sept ans, en karting. Il idolâtrait Bill Elliot, champion en 1988 de la Coupe Winston, l'ancêtre de la Coupe Sprint, et auteur de 44 victoires en carrière, deux au Daytona 500.

Le jeune Denny gardait aussi une place importante dans son coeur pour les Redskins de Washington, champions du Super Bowl en 1988 et en 1992. Redskins alors dirigés par un certain... Joe Gibbs.

«Il a toujours été mon coach favori et quand il a démarré son équipe de course, c'était une raison de plus pour moi d'être un admirateur et, en fin de compte, de vouloir conduire pour lui. C'était fait pour arriver», constate celui qui a été embauché par Gibbs en 2004, d'abord dans le programme de développement, puis en Xfinity, avant d'obtenir un volant à temps plein en Coupe Sprint dès sa troisième saison.

Année 2006 où il a été nommé meilleure recrue, seule recrue à ce jour à avoir participé à la Chase de fin de saison, sorte de séries éliminatoires du NASCAR. Il détient la deuxième plus longue séquence de participations consécutives à la Chase avec sept, de 2006 à 2012.

Le 11 a connu sa campagne la plus féconde en 2010 avec huit victoires, le deuxième rang du classement final et plus de 8,6 millions $ en bourses. Il a aussi terminé en troisième position à deux reprises, en 2006 et en 2014.

«L'an dernier, je croyais vraiment avoir une voiture assez rapide pour gagner, mais on n'a pas eu la chance nécessaire», regrette celui qui court cette année sa 10e saison de Coupe Sprint.

Il pointe présentement en 13e position, après 15 des 36 épreuves. Il a toutefois assuré sa présence dans la Chase pour cet automne avec une victoire à Martinsville, en Virginie, fin mars. Il a aussi raflé les grands honneurs de la Course des étoiles du NASCAR et sa bourse de 1 million $, à la mi-mai.

Trois grosses pointures

En carrière, Hamlin a surpassé les 500 départs et 72 millions $ en bourses au total des trois séries NASCAR, soit Coupe Sprint, Xfinity et Camping World Truck. 

«Le championnat demeure la seule chose qui m'échappe encore», martèle-t-il, à propos du Graal du stock-car. «J'aimerais aussi gagner le Daytona 500 et le Brickyard 400, ce sont les gros événements principaux que tu veux gagner avant de finir ta carrière.» Deuxième à Daytona en 2014 et deux fois quatrième, en 2012 et en 2015, il était aussi parti en tête à Indianapolis en 2012. 

L'Autodrome Chaudière transige avec un agent pour approcher les pilotes américains, mais la présence de Busch dans le même garage que Hamlin a ouvert le chemin jusqu'à Vallée-Jonction. L'embauche cette année de Carl Edwards chez Joe Gibbs Racing ajoute une troisième grosse pointure sous un même toit. Cohabitation difficile?

«On veut toujours être meilleur que l'autre, c'est sûr, mais on veut aussi s'aider quand c'est possible. Parce qu'ultimement, le but de tout le monde est d'aller chercher un championnat pour Joe Gibbs Racing. Et ça fait longtemps qu'on n'en a pas gagné», fait-il valoir. Le dernier protégé de Gibbs couronné était Tony Stewart, en 2005.

«Le fait d'avoir Carl nous amènera, je l'espère, à ce niveau supérieur. Chaque nouveau pilote qui arrive chez Joe Gibbs Racing depuis que je suis là m'a rendu meilleur d'une certaine façon. Avoir d'excellents coéquipiers te pousse encore plus loin», affirme le pilote le plus ancien dans l'équipe.

Pendant que l'ingénieur-chef Darian Grubb a été muté auprès d'Edwards, Hamlin a retrouvé son ingénieur-chef de l'époque où il courait en Xfinity, Dave Rogers. «C'est un bon changement pour tout le monde. Carl a un bon ingénieur et moi aussi. Toute la dynamique de l'équipe est très bonne en ce moment», conclut Hamlin.

Une petite fille «géniale»

En couple avec Jordan Fish, ancienne meneuse de claques de la NBA devenue mannequin, actrice et blogueuse (www.xojordan.com), Denny Hamlin est père d'une fillette de deux ans, Taylor James. La paternité a-t-elle changé sa vision du sport? «Peut-être un peu, ça rend tes mauvais jours un peu meilleurs. Taylor est géniale. Passez du temps avec elle est ce que j'aime et qui me détend», confie-t-il, la disant bien consciente de ce que papa fait en piste.

Le 11 depuis toujours

Même en karting, Denny Hamlin a toujours eu le numéro 11. «C'est quand même fou que j'aie pu piloter la voiture numéro 11 rendu dans le NASCAR. Habituellement, tu n'as pas le loisir de choisir ton numéro en série Coupe Sprint.» Dès 2004, donc avant que Hamlin en prenne le volant, la voiture a reçu le 11 en l'honneur du numéro que portait J.D. Gibbs au football universitaire. Ex-pilote, le fils de Joe Gibbs préside l'équipe depuis 1998.

Parmi les pilotes les mieux payés

Le magazine économique américain Forbes classe Denny Hamlin au huitième rang des pilotes de NASCAR les mieux payés l'an dernier avec des revenus de 13,7 millions $. Derrière ses coéquipiers Kyle Busch (5e; 15,8 M$) et Carl Edwards (6e; 14,5 M$). Danica Patrick arrive neuvième à 13,5 millions $. Hamlin aurait encaissé 12,2 millions $ en salaire et en bourses et 1,5 million $ en commandites de Fed-Ex, Coca-Cola et la marque Jordan de Nike.

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