Sarah-Anne Brault de Beaumont à Rio

Sarah-Anne Brault a commencé la course à pied... (Delly Carr, Triathlon Canada)

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Sarah-Anne Brault a commencé la course à pied à l'école secondaire, avant qu'un entraîneur de triathlon de Winnipeg la repère à l'âge de 16 ans.

Delly Carr, Triathlon Canada

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(Québec) Après des années de préparation, de rêves et de sacrifices, le grand rendez-vous approche pour plusieurs athlètes du territoire desservi par Le Soleil. Le 5 août, la flamme olympique brillera sur Rio de Janeiro. À l'approche des XXXIes Jeux d'été, nous vous proposons de découvrir ces athlètes. Aujourd'hui : la triathlète Sarah-Anne Brault.

Pour Sarah-Anne Brault, la carte du long chemin jusqu'aux Jeux de Rio prend l'allure d'une mappemonde. Enfance à Beaumont, près de Lévis, adolescence à Winnipeg, université à West Virginia, la triathlète se partage aujourd'hui entre Sainte-Foy, Victoria, Australie et Espagne.

«Je suis contente de paraître comme une fille de Québec!» s'exclame l'énergique rouquine, jointe en juillet à Vitoria-Gasteiz, au pays basque, dans le nord de l'Espagne. C'est là qu'elle passe l'été depuis trois ans avec plusieurs triathlètes canadiens et internationaux. C'est de là qu'elle partira le 15 août pour rallier Rio en vue du triathlon olympique féminin du 20.

«Je ne suis pas à Québec très souvent», avoue celle qui considère néanmoins la capitale comme son port d'attache. Ses parents sont revenus s'installer dans Sainte-Foy il y a cinq ou six ans, après une douzaine d'années à Winnipeg. Ses deux frères fréquentent l'Université Laval et évoluent au sein du club de triathlon du Rouge et Or. 

«J'ai longtemps nagé, mais je n'étais pas tant bonne. Je suis une nageuse avant tout, mais ça ne paraît pas tout le temps encore aujourd'hui», rigole celle qui a commencé la course à pied à l'école secondaire, avant qu'un entraîneur de triathlon de Winnipeg la repère à l'âge de 16 ans.

Trois championnats du monde juniors plus tard, elle avait compris que le triathlon lui fournirait plus de plaisir et plus de possibilités de voyage que les autres sports.

Même de s'aligner en athlétisme pour les Mountaineers de l'Université West Virginia, passant cinq ans à Morgantown, n'a pas altéré son amour pour la discipline tripartite. Brault avait pris une session sabbatique en 2012 pour tenter de se qualifier pour les Jeux olympiques de Londres.

Mais à court, tout juste. Nommée réserviste. «J'avais quand même été assez proche pour me dire que c'était possible», explique-t-elle, de son français mâtiné d'un léger accent.

«Dans le processus, j'ai eu la chance de faire des courses de plus haut niveau et ça m'a donné une bonne idée de ce qu'implique la vie de triathlète à temps plein. J'ai aussi eu une idée du trajet que je devrais parcourir la prochaine fois pour me rendre aux Jeux. Parce qu'une année préolympique, c'est assez stressant! Et j'ai eu la chance de vivre cette expérience-là en 2012.»

Sur deux ans

Brault parle d'année préolympique. Mais la période de qualification pour Rio s'est étalée sur deux ans, depuis la mi-2014. Elle n'avait toutefois rien confirmé à l'aube de 2016, aucune Canadienne non plus. 

Sa 13e place à l'étape japonaise des World Triathlon Series, à Yokohama, en mai, lui a valu son laissez-passer olympique. Le Canada enverra cinq triathlètes au Fort de Copacabana, tous à leurs premiers Jeux.

Une autre Québécoise, Amélie Kretz, de Sainte-Agathe-des-Monts, tentera aussi sa chance, tout comme Kirsten Sweetland, Tyler Mislawchuk, aussi de Winnipeg, et Andrew Yorke. À 27 ans, Sweetland et Yorke sont les aînés du groupe.

Brault pointe au 41e rang du classement des World Triathlon Series. Même échelon où elle a terminé l'épreuve test de l'an dernier sur le circuit de Rio de Janeiro. Une expérience très utile. «J'ai eu la chance de prendre le même vol, rester au même hôtel, courir sur le même parcours. Je sais à quoi m'attendre, des choses comme ça aident.»

L'objectif olympique? Arriver «l'esprit ouvert». «Mon but est de performer en natation d'abord, ensuite performer en vélo et puis performer en course. Quand ça arrive, j'ai tendance à obtenir de bons résultats!» s'esclaffe celle pour qui le rire n'est jamais loin.

Quelque 55 concurrentes prendront part à cette compétition. «Les Jeux olympiques, c'est une grosse affaire. Mais sur la ligne de départ, ce sera toutes les mêmes filles contre qui je suis habituée de courser chaque mois», termine Brault.

14 questions à... Sarah-Anne Brault

Même si elle n'est pas à Québec très... (Delly Carr, Triathlon Canada) - image 3.0

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Même si elle n'est pas à Québec très souvent, Sarah-Anne Brault considère néanmoins la capitale comme son port d'attache. 

Delly Carr, Triathlon Canada

1  Quand tu penses aux Jeux olympiques, quel souvenir te vient en tête?

Comme triathlète, je n'oublierai jamais l'or de Simon Whitfield en 2000. Ça s'est passé au début des Jeux et c'était pas mal spécial. J'étais jeune, alors je ne faisais pas de triathlon et ne comprenais pas vraiment ce qui se passait, mais je savais que c'était important.

2  Un athlète olympique actif d'une autre discipline qui t'impressionne?

Ma colocataire à l'université vient de se qualifier pour le 5000 mètres, alors je suis un peu biaisée. Son nom est Jessica O'Connell, elle vient de Calgary. Elle a surmonté beaucoup d'épreuves et je trouve vraiment inspirante de la voir courir aussi vite.

3  Plus jeune, as-tu rêvé de pratiquer un autre sport que le tien?

J'ai toujours trouvé que le saut à la perche est vraiment cool. Mais je n'ai aucune coordination, alors aucune chance que ça se produise!

4  Quel est ton héros olympique?

Comme Canadienne, difficile de passer à côté de Simon Whitfield. J'ai eu la chance de m'entraîner un peu avec lui en 2012 et il a été tellement bon pendant tellement longtemps. Surtout que maintenant que je suis sur le circuit, je vois à quel point c'est difficile de rester au sommet.

5  On te donne le choix : fortune ou gloire olympique?

Ce serait plaisant si la médaille d'or venait avec la richesse! Mais je vais choisir la gloire olympique parce que tu ne peux plus la perdre une fois acquise.

6  Dernière pensée avant le départ d'une course?

Je pense aux premiers coups de bras. Aux 10 premiers coups de bras dans l'eau, après aux 10 prochains coups de bras, ensuite aux 10 prochains...

7  Séries télévisées ou films, et lesquels?

Plutôt films, mais je n'en ai pas vus beaucoup dernièrement. J'aime plus les films indépendants, pas vraiment grand public.

8  Une lecture qui t'accompagne?

J'aime lire des vrais livres plutôt que des livres électroniques, mais ce serait tellement plus pratique! Alors je me retrouve toujours à en acheter sur la route. En Espagne, il n'y a pas un gros choix de livres en anglais ou en français. J'aime bouquiner dans les librairies et je prends ce que je trouve.

9  Tu écoutes quelle musique présentement?

À l'entraînement j'écoute du top 40, mais j'aime aussi du plus acoustique comme Jack Johnson et The Lumineers.

10  Une personne qui t'impressionne, t'inspire?

Mes partenaires d'entraînement. On a la chance d'avoir Gwen Jorgensen dans le groupe, elle est championne du monde des deux dernières années. Aussi une Chilienne championne du monde sprint en 2011, Barbara Riveros, qui fait les choses à sa façon. Tyler Mislawchuk et Amélie Kretz ont aussi fait beaucoup de sacrifices.

11  Destination vacances favorite?

J'ai beaucoup aimé le Costa Rica pour les plages et les aventures, et au Canada, on est allés à Tofino (sur l'île de Vancouver) cette année et j'ai beaucoup, beaucoup aimé. Va falloir y retourner!

12  Ta spécialité en cuisine?

J'aime bien faire les déjeuners : crêpes, quiches brouillées... On déjeunait souvent en groupe quand j'étais à l'université, alors ça reste des souvenirs spéciaux.

13  Tu n'es plus athlète, tu fais quoi dans la vie?

J'ai aimé le côté analyse financière de mes cours d'économie à l'université, mais faudrait que j'essaie.

14  Une gâterie que tu te permets n'importe quand?

Le chocolat. J'en garde toujours un peu pour dessert. Ça ne va pas bien s'il n'en reste plus!

Fiche

  • Nom: Sarah-Anne Brault
  • Sport: triathlon
  • Âge: 26 ans
  • Meilleurs résultats: 4e de l'étape d'Auckland des World Triathlon Series en 2014, 2e à la Coupe du monde d'Edmonton en 2012
  • Date de compétition: 20 août

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