Enfin payés pour Rio!

Plusieurs travailleurs étrangers lors des Jeux olympiques de... (Photothèque Le Soleil)

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Plusieurs travailleurs étrangers lors des Jeux olympiques de Rio n'ont toujours pas été payés pour leurs services. D'autres plus chanceux, comme le Québécois François Beaulé, ont reçu leur salaire au cours des derniers jours.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Certains travailleurs étrangers des Jeux olympiques de Rio ont été payés seulement cette semaine, soit deux mois et demi après la fin des Jeux, alors que d'autres attendent toujours patiemment leurs émoluments.

Ex-annonceur des Capitales de Québec, des Remparts, des Citadelles et des Rafales et de plusieurs autres événements sportifs, François Beaulé fait partie des «chanceux» qui ont enfin reçu leur salaire mardi.

«J'ai été 18 jours à Rio comme annonceur francophone pour le vélo sur piste et le water-polo et j'avais payé moi-même mon billet d'avion», raconte M. Beaulé en entrevue avec Le Soleil à propos du contrat qui lui a rapporté quelques milliers de dollars. 

La grève des banques brésiliennes, qui a été déclenchée le 4 septembre et a duré plus de trois semaines, est toutefois venue retarder grandement le processus de versement du salaire d'une centaine de travailleurs étrangers, essentiellement américains, européens et canadiens. 

«Les banques étaient alors limitées à quelques transferts internationaux par jour, mais ça fait quand même un mois qu'elle est terminée, cette grève», poursuit-il, soulignant que le contrat qu'il avait signé stipulait qu'il devait être payé dans les 30 jours.

«Nous nous sommes informés, et il semblerait que l'organisation avait décidé de payer les fournisseurs en priorité et que les travailleurs étrangers passeraient après. On a essayé de passer par le procureur général du Comité olympique brésilien, mais on n'a pas eu de nouvelles. On a contacté le consulat général du Canada au Brésil. Le consul m'a rappelé, il était au courant de la situation, mais ne pouvait rien faire pour accélérer les choses», raconte François Beaulé. 

Mise en demeure

C'est l'intervention du producteur sud-africain Rocky Bester, le 26 octobre, qui aurait finalement fait bouger les choses. Bester a fait parvenir une mise en demeure au comité olympique et les journaux brésiliens en ont parlé. Deux semaines plus tard, les travailleurs étrangers commençaient à recevoir leur salaire.

François Beaulé indique cependant que même si lui et plusieurs autres ont finalement été payés, d'autres attendent encore. «Je suis en contact avec plusieurs d'entre eux qui n'ont encore rien reçu. Une annonceuse française, une DJ américaine, un Argentin...»

Malgré ces difficultés, le résident de Québec avoue qu'il serait tout de même intéressé à répéter l'expérience aux Jeux d'hiver de Pyeongchang en 2018, lui qui avait agi comme annonceur francophone des épreuves de patinage de vitesse sur longue piste à Vancouver.

«C'est certain que quand on mentionne les Jeux olympiques, ça demeure toujours attirant. En autant que mon employeur, Ameublement Tanguay, accepte encore de me libérer. Mais une chose est certaine : si c'est le cas, les négociations seront plus serrées sur les modalités de paiement car je ne veux pas revivre ça!» conclut-il.

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