36 juges et arbitres de boxe aux JO de Rio suspendus

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La suspension de juges est un «bon premier pas», selon la boxeuse Ariane Fortin, qui croit néanmoins que le problème de corruption loge plus haut dans la hiérarchie.

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(Québec) Les 36 juges et arbitres de boxe qui ont officié aux Jeux olympiques de Rio sont écartés de toute compétition jusqu'à nouvel ordre. «Un bon premier pas», selon la boxeuse Ariane Fortin, qui croit néanmoins que le problème de corruption loge plus haut dans la hiérarchie.

«Si ce qui s'est passé aux Jeux rend notre sport plus équitable et plus propre, ç'aura été une bonne chose», a-t-elle indiqué jeudi, à la lumière de l'annonce de l'Association internationale de boxe amateur (AIBA). «C'est un début, mais ça va prendre plus que ça. La cause première, ce ne sont pas les juges. Certains ont sûrement accepté une petite enveloppe, mais les juges ne dirigent pas la patente au complet. Tout ça arrive d'en haut et c'est en haut que le ménage a besoin d'être fait», affirme l'athlète originaire de Saint-Nicolas, sur la Rive-Sud de Québec.

À son avis, le renvoi de certains officiels durant les Jeux et cette récente suspension généralisée jusqu'à la conclusion d'une enquête servent davantage à redorer l'image de l'AIBA qu'à s'attaquer à la racine du mal qui ronge son sport. «Il fallait que quelqu'un paie le prix, mais il ne faut pas prendre le monde pour des nonos non plus», lance la pugiliste, qui n'a jamais eu la langue dans sa poche.

Fortin a elle-même été victime d'une décision controversée dès son premier combat; une défaite aux mains de la Kazakhe Dariga Shakimova qualifiée de «petit vol» par son entraîneur Mike Moffa. Mais quelques «gros vols», dont plusieurs au profit de boxeurs russes, ont soulevé la colère de bien des intervenants dans l'univers de la boxe amateur. 

«Les résultats d'une enquête spécifique [sur les juges et les arbitres] en cours permettront à l'AIBA de décider quelles mesures doivent être prises», a précisé l'instance, en réunion cette semaine à ses bureaux de Lausanne, ajoutant qu'un «petit nombre de décisions faisant l'objet d'un débat indiquent que de nouvelles réformes sont nécessaires».

Bientôt la retraite?

De son côté, Fortin, qui aura 32 ans en novembre, s'est remise à l'entraînement plus sérieusement cette semaine, après un mois de septembre de repos. Sans parler de retraite, elle n'a pas encore pris de décision quant à la suite de sa carrière dans le ring.

«Je me donne le droit de ne pas savoir», résume celle qui évolue dans la catégorie des 75 kg (165 lb). «Je me donne l'automne pour me placer les idées, mais le championnat canadien est en avril, ça va venir vite», conclut la détentrice d'un baccalauréat en langue française et en rédaction.  Avec AFP

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