Le départ de Marie-Ève Croteau pour Rio

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(Québec) Entre diverses blessures ces dernières années et le vol de ses vélos, récemment, la route de Marie-Ève Croteau vers ses premiers Jeux paralympiques a été parsemée d'embûches. Si la paracycliste de Québec vise un podium, à Rio, sa plus grande victoire sera simplement de prendre le départ de la compétition auquel elle rêve depuis si longtemps.

«J'ai des papillons dans l'estomac. Tantôt, je me suis pincée, c'est bel et bien vrai. C'est un rêve qui va se réaliser et une belle page qui va se tourner. Mes coéquipiers m'attendent là-bas. Enfin!»

Marie-Ève Croteau peinait à contenir sa joie, lundi après-midi, à l'aéroport de Québec, juste avant d'embarquer dans son vol vers le Brésil. On peut la comprendre. Une sévère commotion cérébrale avait privé l'athlète de 37 ans des Paralympiques de Londres, en 2012, et mis sa carrière sur pause. 

D'autres blessures se sont ajoutées dans la dernière année, puis est arrivé le vol de ses vélos. Même dans les dernières semaines, elle a dû retarder son départ vers les Jeux en raison d'un petit ennui de santé. La paracycliste débarquera finalement à Rio juste à temps pour la première des deux épreuves auxquelles elle participe, le contre-la-montre, mercredi. 

«Épreuve après épreuve, on grandit là-dedans. On se forge une carapace, mais reste que je suis un humain. Je suis comme tout le monde, il y a des moments où c'est plus difficile. Sauf que c'est comme une médaille. J'ai vu le mauvais côté de la médaille et là on arrive au côté qui brille.»

Une médaille dans la course sur route

Croteau parle de médaille au sens propre comme au figuré. Son objectif avoué est un podium dans la course sur route de vendredi. «Ce ne sera pas facile pour la course chrono de mercredi, avec la fatigue d'avion. Mais j'ai la hargne, je suis comme une lionne. J'ai tellement travaillé fort et eu de soutien de mes commanditaires, des Québécois et Canadiens. C'est cette force-là que je vais avoir lorsque ce sera difficile. Je suis une battante et je vais me battre jusqu'au bout.»

Rares sont les paralympiens qui arrivent à leurs premiers Jeux avec une feuille de route aussi étoffée que la Québécoise, et cette dernière estime que son expérience jouera en sa faveur. «Je suis zen quand je commence mes courses. Quand je suis sur ma ligne de départ, je sais que j'ai fait ce que mon entraîneur m'a demandé et que je contrôle ce que je peux contrôler. C'est comme ça que je vais le prendre.»

Si le vol de ses vélos de compétition, à son domicile, en juillet, a ajouté une couche de stress à l'athlète durant son camp d'entraînement pour les Jeux, Marie-Ève Croteau estime aujourd'hui que du bon est ressorti de cette situation malheureuse. L'homme d'affaires Louis Garneau a rapidement assuré à la paracycliste qu'il lui procurait les montures nécessaires si les siennes n'étaient pas retrouvées, lui permettant de se concentrer sur sa préparation. La médiatisation de l'histoire a aussi eu du positif. 

«Dans un sens, dans cette histoire de vol de vélos, je suis contente pour le paracyclisme et les Paralympiques. Ça a permis de mettre le sport de l'avant et de le faire connaître. Moi, le paracyclisme est tombé à point dans ma vie. Si ça peut aider à rendre le même service à un autre jeune, je suis contente.»

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