Les antihéros de la fête

Si Ryan Lochte a réussi à remporter à... (AP, Michael Sohn)

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Si Ryan Lochte a réussi à remporter à Rio la douzième médaille de sa carrière olympique, il a nagé en pleine controverse en dehors de la piscine, inventant avec trois coéquipiers une fausse histoire d'agression.

AP, Michael Sohn

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

S'ils ont marqué l'événement, ça n'est pas par leurs performances sportives. Les dix zéros des Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Ryan Lochte

«Ryan Lochte incarne tout ce que le monde déteste à propos des Américains.» Le jugement du New York Post, comme celui de ses compatriotes, est sec et sans appel. La faute du nageur : avoir inventé, avec trois coéquipiers, une fausse agression alors qu'ivres, ils avaient vandalisé une station-service. Les excuses parfaitement calibrées, sur les réseaux sociaux puis à la télévision, n'y feront rien. Les six médailles olympiques de l'enfant terrible de la natation américaine ne suffiront pas à le sortir de ce mauvais pas.

Yuri van Gelder

Si la nuit de beuverie de Lochte et ses coéquipiers a fait plus de bruit, ils n'étaient pas les premiers à abuser de la caïpirinha. Le gymnaste néerlandais Yuri van Gelder a eu le tort de se laisser aller avant même la fin de sa compétition. Sorti du Village olympique pour arroser sa qualification à la finale des anneaux, il a été exclu de sa délégation sans passer par la case finale.

Justin Gatlin

Suspendu deux fois pour tricherie médicale, l'Américain Justin Gatlin... (AP, Lee Jin-man) - image 2.0

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Suspendu deux fois pour tricherie médicale, l'Américain Justin Gatlin a été hué par le public brésilien.

AP, Lee Jin-man

À l'heure où les athlètes russes étaient collectivement déclarés persona non grata à Rio pour cause de scandale de dopage d'État, la présence sur la piste du Stade olympique de Justin Gatlin, suspendu deux fois pour tricherie médicale, ne faisait pas très bon effet. Mais le sprinteur américain aura su se faire discret : hué par le public avant de prendre la deuxième place du 100 m, il a été éliminé dès les demi-finales du 200 m puis disqualifié à l'issue de la finale du relais 4 x 100 m, dont les États-Unis avaient pris la troisième place. En argent au 200 et en bronze en relais, le Canadien Andre De Grasse (21 ans) en a profité pour se mettre dans la lumière.

Sonny Bill Williams et le sept néo-zélandais

Même pas un match et puis s'en va... Sonny Bill Williams devait être la vedette du premier tournoi olympique de rugby à sept; il aura abandonné dès la première rencontre de la Nouvelle-Zélande contre le Japon, victime d'une rupture partielle du tendon d'Achille. La suite est tout aussi noire pour les All Blacks, éliminés dès les quarts de finale par les futurs champions olympiques fidjiens.

Hope Solo

La meilleure gardienne du monde n'est pas bonne perdante. Après son élimination avec les Américaines en quarts de finale du tournoi de football (alors que celles-ci n'avaient jamais raté le podium d'un tournoi majeur, JO ou Mondial), Hope Solo a qualifié les Suédoises, gagnantes aux tirs au but, de «bande de lâches», en référence à leur style défensif. Auparavant, elle avait été chambrée par le public brésilien, qui criait «Zikaaaa!» à chacun de ses dégagements. Elle avait twitté les photos de son arsenal antimoustique...

La gymnastique chinoise

La gymnastique chinoise a fait un grand bond au Brésil : aucune médaille d'or, pas même en trampoline, une première depuis plus de trente ans et les JO 1984. Il y a quatre ans à Londres, les gymnastes chinois avaient raflé quatre titres, conservant notamment celui du concours général par équipes messieurs. À Rio, comme aux Mondiaux 2015, ils en ont été dépossédés par leur voisin et grand rival historique, le Japon du «roi» Kohei Uchimura, et n'ont même pas sauvé le bronze, derrière la Russie. Un camouflet qui n'a pas manqué de susciter les critiques en Chine.

Patrick Hickey

D'un hôtel de luxe à une prison de haute sécurité. L'Irlandais Patrick Hickey, président des Comités olympiques européens et membre du Comité international olympique (CIO), est arrêté au petit matin du 17 août à son hôtel près du Parc olympique, soupçonné d'appartenir à un réseau de vente illégale de billets pour les Jeux de Rio. Dans la foulée, Hickey (71 ans) démissionne «temporairement» de l'ensemble de ses fonctions dans le mouvement olympique, annonce le Comité olympique irlandais, qu'il préside depuis 1989. Après un passage à l'hôpital, il est désormais incarcéré, en attendant d'être entendu par un juge mardi.

Yelena Isinbayeva

«Je n'accepterai jamais le fait qu'ils m'aient suspendue. Je ne l'oublierai jamais. Qu'est-ce que je peux dire à celle qui sera championne, quelle qu'elle soit? Qu'elle sera deuxième par défaut.» La tsarine de la perche Yelena Isinbayeva ne s'embarrasse pas de modestie. Privée des JO de Rio en raison du scandale de dopage d'État dans l'athlétisme russe, elle a annoncé sa retraite sportive pendant l'événement. À la troisième personne du singulier, qui plus est («Yelena Isinbayeva arrête sa carrière aujourd'hui»). La championne olympique 2004 et 2008 connaîtra une deuxième carrière à la commission des athlètes du CIO, à laquelle elle vient d'être élue. Avec, tout de même, 23 voix contre.

Benoît Paire

La palme de l'ingrat des JO revient sans conteste à Benoît Paire. Mais, au moins, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir annoncé la couleur : sa sélection ne l'enchantait guère. Sorti au deuxième tour du tournoi de tennis en simple, il a dans la foulée été exclu de l'équipe de France pour avoir «bafoué les règles et le maillot». «Maintenant, je sais comment se passent les Jeux olympiques, je suis content de les quitter», avait réagi le 32e joueur mondial, avant - enfin - de le «regretter».

L'haltérophilie

Contrôlé positif, le Kirghize Izzat Artykov a été... (AFP, Goh Chai Hin) - image 3.0

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Contrôlé positif, le Kirghize Izzat Artykov a été déchu de sa médaille de bronze. 

AFP, Goh Chai Hin

Un total de douze athlètes ont été contrôlés positifs à Rio. Parmi eux, pas moins de six haltérophiles. Le Chypriote Antonis Martasides, les Polonais Tomasz et Adrian Zielinski (nandrolone), la Taïwanaise Lin Tzu-chi, le Kirghize Izzat Artykov (strychnine) et le Mongol Chagnaadorj Usukhbayar ont tous pris des produits interdits. Artykov, en bronze, a été déchu de sa médaille. S'ajoute la Bulgarie, traditionnelle nation dominante, interdite de participation par la Fédération internationale. Et les huit Russes qualifiés pour Rio, mais écartés à la suite de la publication du rapport McLaren pointant un dopage d'État dans le pays.

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