Bonne récolte du Canada, mais...

Andre De Grasse, qui est monté trois fois... (AFP, Adrian Dennis)

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Andre De Grasse, qui est monté trois fois sur le podium à Rio, a contribué à la récolte de 22 médailles du Canada, en plus de soulever le pays en livrant une fière concurrence au roi du sprint, le Jamaïcain Usain Bolt.

AFP, Adrian Dennis

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Rio de Janeiro

Bien que le Canada ait offert une performance historique aux Jeux de Rio de Janeiro, le Comité olympique canadien (COC) ne compte pas s'en satisfaire.

La récolte des athlètes à ces Jeux d'été a été phénoménale : 22 médailles, dont quatre d'or. Ce total a permis au Canada de prendre le 10e rang au classement total des médailles.

«Équipe Canada a livré une performance historique. Nos athlètes ont démontré qu'ils ont la ténacité et le désir de se hisser au sommet du monde», a déclaré la présidente du COC, Tricia Smith. 

«Ces résultats démontrent que le Canada est sur la bonne voie, a-t-elle poursuivi. [...] Que le reste du monde se le tienne pour dit : le Canada s'en vient à Tokyo.»

En tout, le Canada a terminé 43 fois parmi les cinq premiers au cours des Jeux de Rio. Sa récolte de 22 médailles lui a permis de surpasser les 18 médailles (une d'or) des Jeux de Londres et d'égaler sa meilleure récolte lors de Jeux non boycottés, réalisée à Atlanta, en 1996.

C'est aussi la première fois en 40 ans que la majorité des médailles - 16 contre 6 - a été remportée par des femmes.

Alors que l'organisme visait 19 médailles et une place parmi les 12 premiers pays au total des médailles, il peut dire mission accomplie. Mais attention, prévient Smith : le COC n'entend pas s'en contenter.

«Il y a encore du travail à faire; nous ne serons jamais satisfaits.»

Maintenant que le Canada a atteint son objectif, il pourra passer à l'étape suivante, soit une place parmi les huit premiers pays au monde.

«En tant qu'athlètes, nous aspirons toujours à nous améliorer, a souligné Smith, médaillée d'argent en aviron aux Jeux de Los Angeles, en 1984. Assurément, faire partie du top 8 est un objectif que nous avons évoqué par le passé. Mais il y a un prix à cela. Nous devrons étudier quel est ce prix et voir si nous pouvons nous le permettre. Nous voulons nous assurer d'avoir des objectifs qui sont réalisables. Nous voulons aussi faire tout ce qui est en notre pouvoir pour être parmi l'élite mondiale. Nous le devons à nos athlètes.»

Dépenses payantes 

Ce prix, le COC l'a chiffré: 105 millions $ ont été dépensés au cours des quatre dernières années, sports d'hiver et d'été confondus.

«C'est certain que ça prend des ressources pour amener les athlètes à offrir de telles performances, a indiqué la chef de mission adjointe, Isabelle Charest. Mais ça va au-delà de l'argent. Quand nous sommes arrivés, l'atmosphère qui régnait était propice aux belles performances. On a commencé avec des performances extraordinaires à la piscine et ça a créé un effet d'entraînement. [...] On ne peut pas le mesurer et on ne peut le créer, mais c'est en raison du cumul de situations favorables qu'on a eu ces résultats.»

Une large part du succès du Canada peut également être attribué au programme À nous le podium (ANP). Pendant les Jeux, certains athlètes ont toutefois dénoncé le mode de fonctionnement de l'organisme, qui associe les sommes qu'il verse aux médailles remportées.

«À nous le podium est un grand partenaire au niveau de la haute performance», a prudemment rappelé Smith. «Présentement, Sports Canada révise la façon dont le financement est abordé, ce qui est un processus normal pour un organisme en place depuis un certain temps. [...] À Rio, nous avons obtenu de très bons résultats, grâce à l'appui d'ANP. Les règles mises de l'avant par ANP pourront toujours être améliorées; nous étudierons cela également. Si nous pouvons les améliorer, nous le ferons. Je pense que l'appui d'ANP est très positif.»

Dopage et corruption

Comme avant le début des Jeux, le COC a réitéré son appui au Comité international olympique (CIO) en matière de dopage. Les doutes exprimés sur des athlètes médaillés (par plusieurs nageurs notamment) n'ont pas donné envie au COC d'exiger une position plus ferme.

«Comme je l'ai dit, il s'agit d'une première étape, a répété Smith, qui est devenue membre du comité exécutif du CIO il y a quelques semaines. Je vais écouter la position du CIO, voir où des changements peuvent être apportés. Je pense que le CIO désire apporter ces changements et qu'il a une belle occasion de le faire; j'ai envie d'en faire partie. Je n'abandonnerai pas tant que ces changements ne seront pas apportés.»

Smith n'a pas pu échapper aux questions entourant le scandale de revente de billets qui a frappé le président des comités olympiques européens, l'Irlandais Patrick Hickey, ainsi que toute la controverse entourant le tournoi de boxe, disputé dans la controverse. Plusieurs fédérations internationales, sous le couvert de l'anonymat, ont fait état d'officiels corrompus et d'un tournoi truqué.

«Nous ne savons que ce que nous avons lu dans les médias et je n'ai pas d'autres informations pour l'instant», s'est-elle contentée de dire. 

«Bien sûr, en tant qu'ex-athlètes, nous avons à coeur que les compétitions soient disputées dans un environnement juste, a-t-elle poursuivi au sujet du tournoi de boxe. Nous appuyons notre fédération nationale pendant qu'elle étudie ces allégations. [...] C'est un dossier que nous continuerons de suivre de près.»

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