La consécration de Kipchoge

Le Kényan Eliud Kipchoge, vainqueur des plus grands... (AP, Petr David Josek)

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Le Kényan Eliud Kipchoge, vainqueur des plus grands marathons du monde ces dernières années, a connu dimanche la consécration suprême en décrochant la médaille d'or au marathon, 1 minute 10 devant l'Éthiopien Feyisa Lilesa.

AP, Petr David Josek

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Frédéric Bourigault
Agence France-Presse
Rio de Janeiro

Londres par deux fois, Berlin, Chicago, Rotterdam : le Kényan Eliud Kipchoge, vainqueur des plus grands marathons du monde ces dernières années, a obtenu la consécration suprême avec le titre olympique de la plus mythique des épreuves, dimanche, à Rio.

«Ma carrière est fantastique; avoir ce titre olympique était quelque chose que j'avais à l'esprit en permanence», a confié le Kényan de 31 ans.

Le Kényan peut savourer cette médaille d'or, lui qui est passé sur la route après une carrière sur piste déjà remarquable : champion du monde du 5000 m en 2003 à Paris, vice-champion olympique en 2008 et médaillé de bronze olympique en 2004 sur la distance.

Il symbolise la nouvelle politique des dirigeants kényans : agacés d'avoir dans leurs rangs les meilleurs coureurs du monde sans pour autant dominer le marathon olympique, ils ont changé leur fusil d'épaule depuis 2008 en sélectionnant véritablement les meilleurs pour les Jeux olympiques. Ceux-ci préféraient alors courir les lucratifs cachets offerts par les organisateurs de marathon.

Kipchoge devient ainsi seulement le deuxième Kényan de l'histoire à remporter le marathon des JO, après le prodige Samuel Wanjiru en 2008 à Pékin.

Kipchoge, dominateur en 2h08:44, a devancé l'Éthiopien Feyisa Lilesa (2h09:54), médaillé d'argent, et l'Américain Galen Rupp (2h10:05), qui décroche le bronze après avoir terminé cinquième du 10 000 m plus tôt lors des Jeux.

Peu d'enthousiasme

Le parcours du marathon des Jeux olympiques de Rio devait permettre de faire découvrir quelques-uns des plus beaux sites de la «Ville merveilleuse» : en contrebas du Pain de Sucre et du Corcovado, le Christ rédempteur en juge de paix, avant d'arriver en rythme au Sambodrome, théâtre du célèbre carnaval et quartier des écoles de samba.

Comme un symbole des épreuves d'athlétisme disputées dans un stade loin d'être plein et très éloigné du Parc olympique, la pluie est venue éteindre un peu plus encore la flamme olympique à l'occasion de cette épreuve mythique, la dernière compétition d'athlétisme des JO 2016.

Et quelle tristesse de voir Kipchoge pénétrer dans un Sambodrome dont les premières travées étaient vides...

Dommage, également, car le pari de Rupp, partenaire d'entraînement de Mo Farah, était de toute beauté : il souhaitait mettre à mal l'hégémonie africaine, qui a fait des 42,195 km olympiques une chasse gardée ces dernières années.

La course s'est, comme d'habitude, décantée aux alentours du 30e kilomètre, où l'écrémage s'est fait plus conséquent.

Un groupe d'une dizaine d'hommes s'est alors formé autour de Kényans, d'Éthiopiens et de Rupp.

Le rythme s'est encore accéléré et un quatuor composé de Kipchoge, de Rupp et des Éthiopiens Lilesa et Lemi Berhanu s'est détaché au 32e kilomètre.

Berhanu allait craquer rapidement pour laisser le trio en découdre. Puis Rupp cédait à son tour au 35e kilomètre et Kipchoge en profitait pour placer une accélération qui décramponnait Lilesa.

Le récital du Kényan pouvait alors débuter. Avec, en point d'orgue, le contournement du Musée de Demain, en baie de Guanabara non loin de l'arrivée, pour une image de carte postale bien plus en phase avec la beauté de Rio et le palmarès du Kipchoge.

Gillis: meilleur marathonien canadien depuis 1976

Eric Gillis, originaire d'Antigonish, en Nouvelle-Écosse, a complété... (La Presse Canadienne, Jason Ransom) - image 3.0

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Eric Gillis, originaire d'Antigonish, en Nouvelle-Écosse, a complété la course en 2h12:29.

La Presse Canadienne, Jason Ransom

Même si la délégation canadienne n'a pas remporté de médaille lors de la dernière journée des Jeux olympiques de Rio, ça ne signifie pas que l'un de ses athlètes ne s'est pas mis en évidence dimanche.

Eric Gillis est devenu le premier homme issu du Canada depuis 1976 à compléter le marathon des Jeux olympiques parmi les dix premiers, alors qu'il a pris le dixième rang de l'épreuve finale des compétitions d'athlétisme.

L'athlète de 36 ans d'Antigonish, en Nouvelle-Écosse, a gagné 37 échelons entre la mi-course et la ligne d'arrivée, qu'il a franchie en 2h12:29.

Son coéquipier Reid Coolsaet, d'Hamilton, s'est par ailleurs classé 23e en 2h14:58.

Aux Jeux de Montréal en 1976, le Torontois Jerome Drayton avait terminé en sixième position, en 2h13:30. Drayton détient le record canadien de la discipline grâce à un chrono de 2h10:09, établi en 1975.

Avec moins de cinq kilomètres à franchir, Gillis ne réalisait pas qu'il avait la chance de se hisser parmi les dix meilleurs de la course. C'est un cri venu de la foule, alors qu'il était 11e, qui l'en a avisé. 

«Je savais que j'avançais et, soudainement, je me trouve en position pour réaliser quelque chose dont je n'avais jamais rêvé», a déclaré Gillis, qui a tenu à rendre hommage à son entraîneur, Dave Scott-Thomas.  Avec La Presse canadienne

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