Une course pour l'histoire

L'Ougandais Stephen Kiprotich tentera de garder sa médaille... (Archives AP, Emilio Morenatti)

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L'Ougandais Stephen Kiprotich tentera de garder sa médaille d'or au marathon acquise aux Jeux de Londres en 2012.

Archives AP, Emilio Morenatti

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Agence France-Presse
Rio

Pendant les Jeux, nous vous présentons des portraits d'athlètes ou de disciplines qui, par leur histoire ou par leurs performances, connaissent un parcours hors du commun. Aujourd'hui: le marathon masculin

Lors de la dernière journée des Jeux, Rio va couronner dimanche le roi d'une discipline qui figure au menu des Jeux olympiques depuis leur renaissance en 1896, le marathon masculin.

Le programme sportif des premiers Jeux olympiques de l'ère moderne est plutôt maigre. Du 6 au 15 avril 1896, neuf sports  seulement sont à l'affiche - athlétisme, cyclisme, escrime, gymnastique, lutte, natation, haltérophilie, tennis et tir - contre près d'une trentaine cette année à Rio. 

L'histoire retiendra surtout la victoire de Spiridon Louys au marathon.

Le paysan de 23 ans des environs d'Athènes parcourt en 2h58:50 la quarantaine de kilomètres - la distance officielle de 42,195 km n'est pas encore fixée - séparant le village de Marathon du stade olympique d'Athènes, la distance franchie en 490 avant J.-C. par le soldat Philippidès, venu annoncer la victoire des soldats de Thémistocle sur les Perses.

Quarante ans plus tard, aux Jeux de Berlin, Spiridon Louys sera le porte-drapeau de la délégation grecque. À ce titre, il sera chargé de remettre au chancelier allemand Adolf Hitler un rameau d'olivier en signe de paix...

  • Auto et strychnine
Les JO de 1904 à St. Louis, aux États-Unis, sont un échec. On compte 680 athlètes... dont près de 580 Américains, représentant 12 nations seulement. La longue traversée de l'Atlantique en bateau a découragé de nombreux pays, dont la France.

Et les Jeux connaissent leur premier scandale : le lauréat du marathon, l'Américain Fred Lorz, est disqualifié pour avoir utilisé une automobile pendant la course. Il sera déclassé au profit de son compatriote Thomas Hicks, que deux piqûres de strychnine et quelques rasades de cognac ont bien aidé...

Pour la première fois, des médailles d'or sont remises aux lauréats. Les Américains sont les grands triomphateurs avec 79 breloques. Mais l'histoire retiendra aussi l'organisation parallèle de funestes «Jeux anthropologiques», des compétitions spéciales réservées aux hommes de couleur.

  • Du château au stade
C'est Londres qui donnera pour la première fois aux Jeux la dimension d'un événement majeur, après avoir remplacé Rome au pied levé en 1908. Lors du premier défilé officiel, le 13 juillet, en présence de la famille royale, quelque 2000 athlètes représentent 22 pays. C'est lors de cette édition qu'est fixée la distance mythique du marathon, 42,195 km, la distance exacte séparant le départ du château de Windsor de l'arrivée sur le stade de White City. C'est à Londres qu'apparaissent les trois médailles pour les trois premiers de chaque épreuve.

  • Une locomotive
Restés dans l'histoire comme un exemple de réussite, les Jeux d'Helsinki en 1952 ont rassemblé tous les ingrédients de l'idéal olympique : un inépuisable enthousiasme populaire, une organisation parfaite et un champion de légende, le Tchécoslovaque Emil Zatopek, la «locomotive», auteur d'un invraisemblable triplé (5000 m, 10 000 m, marathon). En 1956, à Melbourne, Zatopek termine sixième du marathon... un mois et demi après avoir été opéré d'une hernie.

  • Les pieds nus
L'image de l'Éthiopien Abebe Bikila, premier athlète africain noir sacré champion olympique, gagnant pieds nus le marathon au milieu des vestiges de la grandeur impériale de l'ex-puissance coloniale italienne, du Capitole à la Via Appia, est restée attachée aux Jeux de Rome de 1960, mariage réussi d'histoire et de modernité. 

Quatre ans plus tard à Tokyo, Bikila deviendra le premier marathonien à conserver sa médaille d'or olympique. Seul l'Est-Allemand Waldemar Cierpinski pourra répéter cet exploit en l'emportant à Montréal en 1976 et lors des Jeux boycottés de Moscou en 1980.

À Rio, l'Ougandais de 27 ans Stephen Kiprotich tentera de les imiter. Sa principale opposition devrait venir du Kenyan Eliud Kipchoge, qui a réalisé la deuxième meilleure performance mondiale de l'année (2h03:05) le 24 avril à Londres. Le Kenya a d'ailleurs déjà produit le recordman olympique (Samuel Wanjiru, 2h06:32 aux JO de Pékin en 2008) et le recordman mondial (Dennis Kimetto, 2h02,57 au marathon de Berlin en 2014).

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