Le canoë-kayak au creux de la vague

Double champion du monde en titre, le Canadien... (La Presse canadienne, Ryan Remiorz)

Agrandir

Double champion du monde en titre, le Canadien Mark de Jong s'est contenté de la septième place au K-1 200 mètres au bassin Lagoa, samedi. «Je suis très déçu. Septième, ce n'est pas là où je me voyais en venant aux Jeux», a déclaré le médaillé de bronze aux JO de Londres, en 2012.

La Presse canadienne, Ryan Remiorz

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Les Jeux de Rio

Sports

Les Jeux de Rio

Tous nos textes sur les Jeux de Rio 2016 »

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Rio de Janeiro

Inattendus. C'est de cette façon que le directeur haute performance de Canoë-kayak Canada, Scott Logan, a décrit les Jeux olympiques des pagayeurs canadiens à Rio, où ils ont été exclus des podiums.

C'est la première fois depuis les Jeux olympiques de Barcelone en 1992 que le canoë-kayak canadien est blanchi. Et ce, malgré la présence du champion du monde en titre du K-1 200 mètres, Mark de Jonge, septième samedi en finale.

«Nous avons du travail à faire, mais nous le savions avant d'arriver ici», s'est défendu Logan au bassin du lac Lagoa. «Nous sommes en période de reconstruction. Nous pensions assurément repartir d'ici avec une médaille et c'est décevant que ce ne soit pas le cas.»

Comme le financement des fédérations sportives est intimement lié aux performances olympiques, notamment celui d'À nous le podium (ANP), Logan craint-il que le canoë-kayak canadien écope à la suite de sa performance brésilienne? «Je ne peux pas prédire cela. Mais ANP et les autres organismes de ce genre regardent les tendances à long terme. Mis à part Barcelone et Séoul [1988], nous avons toujours gagné des médailles. Depuis 1936, le canoë-kayak en a procuré beaucoup au Canada [24].

«Vous connaissez des hauts et des bas», a-t-il ajouté. «Présentement, nous avons une équipe plus âgée, qui a extrêmement bien représenté le pays. La plupart d'entre eux prendront leur retraite et c'est notre travail d'amener à maturité la prochaine génération d'athlètes. ANP est très conscient de ce mouvement jeunesse. Cette année, aux Mondiaux des moins de 23 ans, nous nous sommes qualifiés pour 10 finales, soit le double de l'édition précédente. D'ici à 2020, cette nouvelle génération sera prête à produire.»

De la grogne

Une des façons retenues pour donner le meilleur environnement possible aux athlètes est de les regrouper dans les centres nationaux d'entraînement, ce qui n'est pas obligatoire présentement. En plus des trois centres déjà existants [à Halifax, à Lac-Beauport et à Montréal], on annoncera la création de deux autres au cours des prochains jours, qui serviront particulièrement au canoë-kayak féminin.

Les athlètes seront obligés d'appartenir à un des centres d'entraînement pour faire partie du programme et toucher leur financement, comme c'est le cas à l'aviron. Mais cette nouvelle directive ne fait pas l'affaire de tous et l'atmosphère n'était pas au beau fixe au sein de l'équipe canadienne pendant les derniers JO.

Logan est bien conscient que son travail fera partie des aspects évalués par la fédération nationale à la suite de ces Jeux décevants. «Si nous ne devenons pas meilleurs, alors honte à moi et à mes entraîneurs. Nous devrons alors être tenus responsables.»

Andréanne Langlois, Émilie Fournel, Geneviève Orton et KC... (La Presse canadienne, Ryan Remiorz) - image 2.0

Agrandir

Andréanne Langlois, Émilie Fournel, Geneviève Orton et KC Fraser

La Presse canadienne, Ryan Remiorz

Les filles à court de miracles

Après avoir causé toute une surprise en se qualifiant pour la finale A la veille, l'équipe féminine du K-4 500 m était à court de miracles, samedi. Andréanne Langlois (Québec), Émilie Fournel (Lachine), Genevieve Orton, et KC Fraser, ont terminé huitièmes et dernières en 1:34,482. Toutefois, certaines huitièmes places valent plus que d'autres, et les quatre Canadiennes étaient fort souriantes à l'issue de leur performance, elles qui ne s'étaient entraînées que pendant deux jours, en juillet. La qualification de vendredi était leur première course ensemble.

«Nous avons tout donné, j'en tremble encore», a indiqué Fournel. «C'est plus facile de dire que cette huitième place au monde, on va la prendre et s'en souvenir. Pour les prochains quatre ans, ça va nous mettre un peu plus de feu dans les bras, dans le corps, pour dire que le canoë-kayak féminin au Canada, on est là et on s'en vient.»  La Presse canadienne

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer