Une 8e place qui comble Hugues Fournel et Ryan Cochrane

Hugues Fournel (à l'arrière) et son partenaire Ryan... (Photothèque Le Soleil, ERICK LABBÉ)

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Hugues Fournel (à l'arrière) et son partenaire Ryan Cochrane.

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La Presse Canadienne
Rio de Janeiro, Brésil

Ce n'est pas tout à fait ce qu'ils espéraient, mais Hugues Fournel et Ryan Cochrane ont retiré une grande fierté de leur huitième place acquise au K-2 200 mètres aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

«Pour nous, c'est un bel accomplissement. On a eu une équipe extraordinaire qui nous a aidés à nous relever en deux semaines et demie», a noté Fournel, qui n'a pas manqué de remercier l'entraîneur Frédéric Jobin de leur avoir fait confiance - Le duo s'entraînait dans la région de Québec. «Faire la finale, c'est notre exploit des Jeux. On en est vraiment fiers.»

«Je pense que nous avons surpris beaucoup de gens. Premièrement, nous n'étions pas supposés être ici. Deuxièmement, nous ne devions pas faire la finale, a rappelé Cochrane. Je regarde les autres équipages qui se sont trouvés dans la même situation que nous et je ne sais pas si un seul d'entre eux a atteint la finale.»

Cochrane fait référence à l'invitation que certains pays, dont le Canada, ont reçue à la suite de l'exclusion par la fédération internationale des athlètes russes à la suite de l'énorme scandale de dopage qui a frappé le pays. Ils ont reçu leur invitation pour les Jeux de Rio seulement le 31 juillet dernier.

«Depuis qu'on s'est fait dire qu'on allait venir à Rio, on s'est dit que nous n'avions rien à perdre, a ajouté Fournel. À chaque jour sur l'eau, nous étions positifs. C'est 'l'fun' de courir comme ça; c'est la première fois. À Londres, nous avions obtenu des bons résultats avant - un podium en Coupe du monde contre les mêmes bateaux - alors nous avions une certaine pression. Ici, la pression, il n'y en avait pas tant que ça. On est juste contents de représenter notre pays. C'est une expérience qui nous rend très humbles.»

Colère

Évidemment, le premier sentiment de ces deux compétiteurs a été de la colère, eux qui souhaitaient améliorer leur septième place des Jeux de Londres. Ils ont eu un pincement au coeur quand ils ont vu que les Espagnols Saul Craviotto et Cristian Toro (en 32,075 secondes), les Britanniques Liam Heath et Jon Schofield (32,368) et les Lituaniens Aurimas Lankas et Edvinas Ramanauskas (32,382) - ainsi que les quatre autres embarcations qualifiées - les avaient devancés.

«En croisant le fil, en étant en arrière de la sorte, il n'y a rien de plaisant, a admis Fournel. Après, on s'est dit sur l'eau qu'on pouvait bien être fâchés si on le voulait, mais qu'on gardait la tête haute et que nous étions heureux d'être ici. Il y a trois semaines de cela, nous n'étions même pas invités.»

«Être satisfait et heureux sont deux choses très différentes, a renchéri Cochrane. Je suis très fier de notre accomplissement, même si j'aurais souhaité mieux faire. Quand nous sommes sortis du kayak, nous ne sentions pas que nous avions bousillé quoi que ce soit. Nous avions fait tout ce que nous pouvions et avons eu une bonne course. Alors on peut être déçus du résultat, mais pas de notre performance.»

Fournel et Cochrane ont finalement franchi le fil en 33,767 secondes.

«Je pense que ça s'est joué pas mal sur toute la course: du départ à la fin, c'est allé vite aujourd'hui!, a analysé de façon très lucide Fournel. (...) C'est pas grave. On ne le sait jamais, mais on ne s'attendait pas à faire un résultat phénoménal non plus. Je pense qu'on peut être satisfaits. On avait terminé septièmes à Londres, c'est sûr qu'on veut toujours faire mieux que notre dernière performance, mais avec ce qui s'est passé, je peux vous assurer qu'on est contents d'être ici.

«Là, on va prendre un petit repos en famille - un autre! - et repartir pour 2020. J'ai de grandes attentes pour Tokyo.»


«Là, on va prendre un petit repos en famille - un autre! - et repartir pour 2020. J'ai de grandes attentes pour Tokyo. C'est beaucoup d'expérience de vie qu'on vient d'emmagasiner. Particulièrement dans les dernières semaines. C'est phénoménal. Je peux vous assurer qu'après ces expériences, je ne serai pas le même athlète pour 2020.»

Cochrane, qui est père de deux jeunes enfants, a confirmé avec sa conjointe avant de s'engager pour la prochaine olympiade.

«Ma femme m'a dit: "Tu vas à Tokyo, mais je serai là cette fois", car elle n'est pas ici, a indiqué Cochrane. Elle m'a prévenu qu'elle mangerait du sushi à tous les jours! C'est son plat préféré.»

C'est possiblement la seule pression dont la paire aura besoin pour se qualifier.

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