Les succès programmés des Canadiennes

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Hormis les États-Unis et l'Australie, peu de pays sont imbattables au relais féminin de natation. Conscient de la situation, À nous le podium a attribué de l'argent à Natation Canada pour investir directement dans les relais féminins. Cette initiative a été récompensée par deux médailles de bronze.

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Donna Spencer
La Presse Canadienne
Rio de Janeiro

Les Canadiennes ont remporté 12 des 14 médailles du pays jusqu'ici au Brésil, faisant des Jeux olympiques de Rio les plus réussis pour les athlètes féminines canadiennes lors de JO n'ayant pas fait l'objet d'un boycottage. Et ces succès s'expliquent par des raisons culturelles, historiques et financières.

Des modèles

Ainsi, au fil des ans, les championnes olympiques n'ont pas manqué pour inspirer les filles à faire du sport. Il suffit de nommer Carolyn Waldo, Sylvie Bernier, Marnie McBean, Clara Hughes, Sylvie Fréchette et l'actuelle chef de mission adjointe Carol Huynh.

De plus, les athlètes féminines - 186 des 314 athlètes du Canada à Rio sont des femmes - n'ont pas à craindre d'être oubliées puisque trois des plus importantes fonctions du système de haute performance au pays sont occupées par des femmes : Anne Merklinger (directrice générale du programme À nous le podium), Tricia Smith (présidente du Comité olympique canadien) et Carla Qualtrough (ministre des Sports).

Le chef de mission du Canada, Curt Harnett, estime que le Canada figure parmi les leaders mondiaux pour encourager ses femmes à pratiquer le sport et créer des opportunités pour elles. «Je pense que tout le monde sait que je suis l'heureux père d'une fillette de neuf ans qui dispose de formidables modèles à imiter. Je suis tellement fier qu'elle soit en mesure de vivre cette expérience et d'avoir ce lien avec certaines de ces femmes incroyables.»

Épreuves ciblées

Le manque de compétition dans les épreuves féminines se veut aussi un facteur qui milite pour le Canada. À nous le podium en tire parti quand il décide d'attribuer l'argent des contribuables aux fédérations sportives. «Nous ciblons stratégiquement les épreuves féminines dans certains sports, car dans certaines, il y a moins de profondeur en terme de compétitions», a reconnu Merklinger.

Dans les relais féminins, par exemple, les États-Unis et l'Australie dominent historiquement parce que les deux pays parviennent à réunir quatre nageuses parmi un groupe d'athlètes compétitives. Outre ces deux pays, le niveau de compétition baisse.

Conscient de la situation, À nous le podium (ANP) a attribué de l'argent à Natation Canada pour investir directement dans les relais féminins. Cette initiative a été récompensée par deux médailles de bronze.

La lutte féminine et le rugby féminin à sept constituent d'autres exemples où les chances de médaille du Canada sont meilleures, car il y a moins de pays ou d'athlètes en lice pour le podium que chez les hommes. L'équipe féminine de rugby à sept, médaillée de bronze, a ainsi reçu une aide de 7,2 millions $ d'ANP au cours des quatre dernières années.

Apogée hâtive

Les six médailles du Canada dans la piscine ont été remportées par des femmes. De jeunes femmes comme Penny Oleksiak et Taylor Ruck - toutes deux âgée de 16 ans -, de même que Kennedy Goss et Kylie Masse ont progressé rapidement en route vers les Jeux de Rio.

Les femmes ont tendance à atteindre leur apogée en natation plus tôt que les hommes, dont les meilleures performances pourraient ne pas se produire avant la milieu de la vingtaine. Il a donc fallu plus de temps pour reconstituer l'équipe masculine, même si Santo Condorelli (21 ans) est passé à trois centièmes de seconde d'un podium au 100 mètres style libre. Condorelli, Yuri Kisil (21 ans), Markus Thormeyer (18 ans) et Javier Acevedo (18 ans) seront à leur sommet à Tokyo en 2020.

Pas que du rose

En dépit du succès des Canadiennes à Rio, tout n'est pas rose dans l'univers des athlètes féminines du pays. L'Association canadienne pour l'avancement des femmes, du sport et de l'activité physique (ACAFS) a publié une étude cette année qui a conclu que 41 % des filles canadiennes entre 3 et 17 ans ne pratiquent pas un sport. Ce pourcentage augmente à 84 % chez les femmes adultes. De plus, les meilleurs athlètes masculins au Canada disposent de plus d'options financières pour poursuivre leur carrière après leur aventure olympique. Les femmes ne profitent pas du même accès aux ligues professionnelles et aux lucratifs contrats. Les JO représentent souvent le sommet de leur sport.

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