Majd Ghazal, «la gazelle» qui vise haut

Majd Ghazal, natif de Damas, a évidemment souffert de... (AFP, Louai Beshara)

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Majd Ghazal, natif de Damas, a évidemment souffert de la situation de son pays, ayant les pires difficultés à obtenir des visas pour aller s'entraîner à l'étranger en amont des JO.

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

Loin de la Syrie, son pays ravagé par la guerre, Majd Ghazal espère prendre de la hauteur à Rio, dans tous les sens du terme, à l'occasion de Jeux qui pourraient faire de lui le quatrième Syrien médaillé olympique, mardi.

Dans le village olympique, Ghazal déambule, concentré et sérieux, à mesure que s'approche le rendez-vous le plus important de sa carrière. Ghazal - «la gazelle» en arabe - essaie de se transformer en prédateur. «La pression est énorme. Où que j'aille en Syrie, tout le monde me demande de gagner une médaille. Mais ce n'est pas facile du tout», concède-t-il.

S'il obtient la médaille escomptée, il rejoindra Joseph Atiyeh, médaillé d'argent en lutte gréco-romaine poids lourds à Los Angeles en 1984, Ghada Shouaa, championne olympique de l'heptathlon à Atlanta en 1996, et boxeur Naser Al Shami, en bronze chez les poids lourds à Athènes en 2004.

«Je dédierai cette médaille au peuple syrien, à mon entraîneur, à ma famille et à la Fédération syrienne. Le sport, c'est un message de paix qui rapproche les gens et qui ne doit pas les éloigner.»

Excellente saison

Ghazal, natif de Damas, a évidemment souffert de la situation de son pays, ayant les pires difficultés à obtenir des visas pour aller s'entraîner à l'étranger en amont des JO. De quoi avoir quelques doutes avant le grand jour.

Il n'est pas utopiste, pourtant, de penser que la gazelle syrienne puisse sauter sur le podium de la hauteur. Sa saison est remarquable, avec une victoire à Pékin le 18 mai assortie d'un saut à 2,36 m, son record personnel. Et il a prouvé sa constance en prenant la troisième place d'une épreuve de la Ligue de diamant à Monaco, le 15 juillet. Ghazal vient actuellement à la sixième place des bilans mondiaux.

«Je suis maintenant parmi les huit meilleurs sauteurs au monde», note-t-il. Mais à 29 ans, le temps presse pour celui qui n'est pas parvenu à franchir les qualifications lors de ses participations aux Jeux de 2008 et de 2012.

Ghazal est né dans une famille sportive. Son père - qui l'a poussé vers l'athlétisme en raison de sa taille de 1,93 m - était un joueur de soccer et un des administrateurs d'Al Jaish, le club de l'armée syrienne. Un de ses frères est également entraîneur de handball dans ce club.

Ghazal espère s'inscrire dans la lignée d'autres grands sauteurs arabes, comme l'Algérien Abderrahmane Hammad, médaillé de bronze aux Jeux de Sydney en 2000, ou le Qatari Mutaz Essa Barshim, perle actuelle de la discipline.

«On a besoin d'une grande dynamique, ce n'est pas un sport facile, tu as besoin d'être en guerre avec toi-même pour te fixer des défis et atteindre des hauteurs plus élevées.»

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