Les nageurs, maîtres du temps

La natation est le seul sport où l'athlète... (AFP, François-Xavier Marit)

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La natation est le seul sport où l'athlète arrête lui-même son chrono, situé sur une plaque au mur. Au fond de la piscine, on voit les robots-caméras qui permettent de suivre les épreuves.

AFP, François-Xavier Marit

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Agence France-Presse
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La natation est le seul sport où l'athlète arrête lui-même son chrono grâce à une plaque qui est restée la même depuis 1976 pour faire entrer dans l'histoire les exploits des nageurs.

Le chronométreur officiel des épreuves de natation des Jeux olympiques est depuis plus de 50 ans la société suisse Omega. À ses débuts, le chronométrage était humain : trois juges par nageur officiaient. Mais en 1960, une affaire a révolutionné le système. Lors des Jeux de Rome, l'Australien John Devitt a été déclaré vainqueur du 100 m libre par le juge en chef, devant l'Américain Lance Larson.

«C'est le mauvais qui a gagné, mais on ne l'a su que deux ans après quand le chronométreur a parlé. Le chef juge a vu que le premier à avoir touché était l'Australien, mais son temps était moins bon que celui de l'Américain, alors ils ont changé le temps», raconte Peter Hurzeler, le créateur du système actuel des plaques.

«À la suite de cette affaire, Omega a dit qu'il fallait faire quelque chose pour que les chronométreurs n'aient plus d'influence, quelque chose que l'athlète peut arrêter lui-même, qui s'inscrit sur un tableau pour qu'on ne puisse plus tricher.»

Les plaques ont fait leur entrée dans les bassins. Elles ont été installées pour la première fois en compétition en 1967, non sans la résistance des juges. «Ça ne fonctionnait pas comme maintenant, mais aujourd'hui ça marche à 100 %», assure Hurzeler.

À l'origine, les plaques étaient en PVC avec des trous. «Mais une nageuse s'est cassé un doigt une fois. On a dû faire des ouvertures rallongées.» C'est en 1976 que la version améliorée est mise en service. Et qui, depuis n'a pas bougé. «Chaque année on dit qu'il faut faire quelque chose de nouveau, mais pourquoi changer quelque chose qui fonctionne à 100 %? Ça peut durer encore 20 ans», estime Hurzeler.

Une plaque (2,40 m sur 90 cm) se compose de lamelles pour partager le poids de la pression. «C'est la pression qui est importante. La pression du nageur sur la plaque doit être de 1,5 à 2,5 kg pour arrêter son temps.»

En cas de problème, qui ne peut être lié qu'à la pression qu'exerce le nageur selon Hurzeler, les techniciens se reposent sur les images vidéo des caméras postées en hauteur des plots. «C'est le nageur qui fait l'erreur, pas nous.»

Les juges installés sur la plage de départ du bassin ne s'assurent que de la touche à deux mains du nageur. 

Le chrono indique le temps jusqu'au centième de seconde. Pas question pour Hurzeler d'aller jusqu'au millième alors qu'il y a de plus en plus d'ex-aequo en compétition. «Un millième c'est 1,7 mm. C'est de la folie si on commence à chronométrer le millième!»

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