Almaz Ayana, dopée à la foi

En pulvérisant le record du monde du 10... (AFP, Fabrice Coffrini)

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En pulvérisant le record du monde du 10 000 m de 14 secondes, l'Éthiopienne Almaz Ayana a frappé l'imagination dès la première journée des épreuves d'athlétisme, hantées par le scandale du dopage russe.

AFP, Fabrice Coffrini

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Agence France-Presse
Rio

Éreinté par les révélations sur le dopage d'État en Russie, l'athlétisme, sport olympique numéro un, s'est offert vendredi un invraisemblable record sur le 10 000 m dames pour son entrée dans les Jeux de Rio.

Les Jeux veulent de l'émotion et l'athlétisme ne saurait les décevoir. Pour la première finale sur la piste, l'Éthiopienne Almaz Ayana a amélioré de 14 secondes un record du monde vieux de 23 ans (29:17,45), en partant seule dès le sixième kilomètre. 

Après avoir franchi l'arrivée, elle a levé les bras et agité les mains en signe de triomphe, puis elle s'est interrompue, réalisant ce qu'elle venait de faire à seulement son deuxième 10 000 mètres à une compétition d'envergure. «Ce n'était pas dans mon plan», a reconnu Ayana.

L'ancienne marque (29:31,78), établie le 8 septembre 1993 à Pékin par la Chinoise Wang Junxia, soulevait déjà des questions. L'athlète était une brave soldate d'élite de l'armée de Ma Juren, qui a défrayé la chronique au début des années 90, avec des préparations à avaler à base de sang de tortues à carapace molle.

Interrogée sur le fait de savoir ce qu'elle répondait à ceux qui doutent de ses performances, Ayana, dont les propos étaient traduits en anglais par un responsable de sa fédération, n'a pas évacué la question. «J'ai trois choses à dire : je me suis entraînée spécifiquement pour le 10 000 m; je prie beaucoup; et Dieu me donne tout. Mon dopage, c'est mon entraînement et ma foi; je suis claire comme le cristal.»

L'Éthiopienne de 24 ans a devancé la Kényane Vivian Cheruiyot (29:32,53) et sa compatriote et rivale Tirunesh Dibaba (29:42,56, record personnel amélioré de 12 secondes), double tenante du titre qui revenait de maternité. Les 13 premières ont d'ailleurs amélioré leurs records personnels.

Conditions idéales

Ce record planétaire tombe alors que la Fédération russe d'athlétisme a été suspendue de compétitions internationales, et notamment des Jeux, après les révélations de dopage institutionnalisé dans le pays. Le Kenya et l'Éthiopie avaient été rappelés à l'ordre pour leur politique antidopage approximative.

«Aujourd'hui, avec cette température [21°C] humide, c'étaient des conditions idéales», a souligné Ayana. Championne du monde du 5000 m en 2015, Ayana s'est envolée juste après le cinquième kilomètre, atteint en 14:46,09, et a entamé sa course contre la montre.

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