Oleksiak éblouit même les connaisseurs

Parmi ses exploits, Penny Oleksiak est devenue la... (AP, Lee Jin-man)

Agrandir

Parmi ses exploits, Penny Oleksiak est devenue la première Canadienne à monter sur le podium au 100 m style libre, l'épreuve phare de la natation.

AP, Lee Jin-man

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Les Jeux de Rio

Sports

Les Jeux de Rio

Tous nos textes sur les Jeux de Rio 2016 »

(Québec) Comme des millions de Canadiens, l'entraîneur du club de natation du Rouge et Or de l'Université Laval, Nicholas Perron, est rivé chaque jour devant son téléviseur, avec sa petite famille, pour assister aux performances de la jeune prodige Penny Oleksiak aux Jeux de Rio. Et comme tout le monde, il est abasourdi par son talent et son assurance.

«Dans le milieu [canadien] de la natation, on la voyait tous venir, on avait les yeux rivés sur elle depuis qu'elle s'entraîne au Centre national, à Toronto, avec Ben Titley [l'entraîneur-chef de l'équipe olympique de natation]», explique-t-il au Soleil, au sujet de l'adolescente devenue jeudi l'athlète canadienne la plus médaillée dans une seule présentation de Jeux olympiques d'été, après sa victoire au 100 m style libre.

L'entraîneur universitaire raconte qu'il s'est douté que «quelque chose de spécial» se passait lorsque les compétitions au Championnat canadien ont été interrompues, cette semaine, afin de projeter sur écran géant sa course au 100 m papillon, où Oleksiak devait remporter la médaille d'argent. 

«Mais jamais on se serait douté qu'elle battrait un record olympique [au 100 m style libre] et remporterait quatre médailles, jamais», lance-t-il. Et ce n'est pas fini. Elle pourrait en ajouter une autre samedi lors du relais 4 X 100 m quatre nages.

Non seulement l'Ontarienne est-elle devenue le premier nageur canadien à gagner une médaille d'or aux Olympiques depuis Mark Tewksbury, à Barcelone, en 1992, mais elle est aussi devenue la première Canadienne à monter sur le podium au 100 m style libre, l'épreuve phare de la natation.

Tous les ingrédients

À seulement 16 ans, Penny Oleksiak donne à penser qu'elle n'a pas encore atteint son plein potentiel. Nicholas Perron n'ose pas cependant jouer au devin. «En natation, il y a de jeunes nageurs qui deviennent meilleurs, comme Michael Phelps, qui a participé à ses premiers Jeux olympiques à 15 ans. D'autres sont incapables de rééditer leurs exploits pour X raisons.

«Dans le cas d'Oleksiak, je vais oser un cliché, mais je crois qu'elle possède tous les ingrédients pour être une championne pendant plusieurs années. Elle a une bonne constitution, un bon bagage génétique puisqu'elle vient d'une famille de sportifs [son frère aîné Jake, entre autres, s'aligne pour les Stars de Dallas], elle est très grande (1,85 m), elle ne se laisse pas affecter par la pression, elle a un bon entraîneur. C'est le genre de nageuse qu'on ne voit pas tous les quatre ans.»

Les exploits de la longiligne nageuse, qui vient de terminer sa quatrième secondaire, lui valent déjà d'être courtisée par des collèges et universités américaines. «C'est sûr qu'elle aura l'embarras du choix, même qu'elle doit recevoir des offres full scholarship [où toutes les dépenses scolaires de l'athlète sont prises en charge par l'établissement]. Mais le circuit canadien est de plus en plus solide. Qu'elle continue son entraînement au Centre national tout en fréquentant une université torontoise est un scénario probable.»

Où sont les nageurs?

Jusqu'à maintenant, la natation canadienne à Rio est strictement une affaire de filles. Où sont les hommes? «Je remarque que c'est de plus en plus difficile [de recruter des garçons], tant au Québec qu'au Canada», mentionne Perron. Est-ce que parce que les gars sont plus attirés par le football ou les sports extrêmes? Dans la région de Québec, on en échappe un peu, parce qu'il n'existe pas de réseau collégial en natation. C'est aussi un sport extrêmement exigeant qui demande de longues heures d'entraînement. Les filles semblent avoir une tendance naturelle, comme à l'école, à être plus disciplinées.»

Outre les exploits d'Oleksiak, Perron, sa femme et ses deux enfants, tous des nageurs, ne cessent de s'enthousiasmer pour Phelps, surtout qu'à 31 ans, ils sont de plus en plus nombreux, et aussi plus jeunes, à lui souffler dans le cou.

«C'est dur de perdurer en natation. Beaucoup cognent à la porte. À la maison, on est tous impressionnés par ses exploits. Lors de ses courses, on crie dans le salon. À la finale du 200 m quatre nages [remportée avec deux secondes d'avance sur le Japonais Hagino], on aurait dit qu'il était seul dans la piscine.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer