Oleksiak, future bombe de marketing?

À 16 ans et déjà quadruple médaillée olympique,... (La Presse canadienne, Sean Kilpatrick)

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À 16 ans et déjà quadruple médaillée olympique, Penny Oleksiak est la personne rêvée pour ceux qui oeuvrent en marketing, disent les experts.

La Presse canadienne, Sean Kilpatrick

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Linda Nguyen
La Presse Canadienne
Toronto

Il y a une semaine, la nageuse Penny Oleksiak n'était qu'un visage de plus parmi les athlètes s'apprêtant à participer aux Jeux olympiques pour une première fois. Sept jours plus tard, la quadruple médaillée est une héroïne nationale que certains appellent dorénavant la Michael Phelps du Canada.

La Torontoise de 16 ans est la personne rêvée pour ceux qui oeuvrent en marketing, disent les experts. «Elle fait tout parfaitement. Le pays a appris à la connaître», dit l'agent sportif Kris Mychasiw, de Sprint Management, qui représente l'Albertaine Kaillie Humphries, championne olympique de bobsleigh. 

Mychasiw la compare à Phelps, superstar américaine aux 22 médailles d'or. Il a aussi fait ses débuts olympiques à l'adolescence - il avait 15 ans aux Jeux de Sydney -, repartant toutefois de l'Australie les mains vides en 2000. Ce n'est que quatre ans plus tard, à Athènes, qu'il a brillé au point de devenir une vedette qui a fait de nombreuses pubs.

Oleksiak a déjà occupé chaque marche du podium (dont deux fois le bronze), et elle pourrait même ajouter à sa récolte lors du relais samedi. Pourrait-on bientôt voir son visage sur les boîtes de céréales? Sûre d'elle et bonne communicatrice, elle semble avoir les atouts qu'il faut.

Pour les milléniaux

«Si vous gagnez l'or ou l'argent, mais que vous êtes ennuyant, vous ne serez pas un bon candidat pour un commanditaire», dit Monica LaBarge, professeure de marketing à l'Université Queen's à Kingston, en Ontario. L'experte en commandites sportives souligne que les compagnies courtisent les champions olympiques dynamiques et auxquels leur public cible va pouvoir s'identifier.

Les compagnies voulant rejoindre la génération du millénaire ont de bonnes chances d'être attirées par Oleksiak, qui est très suivie dans les médias sociaux. «Mon téléphone déborde de messages Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram, de tout», a dit la nageuse cette semaine, après sa médaille d'argent au 100 m papillon. «Ça fait parfois flancher les applications.»

Vendredi matin, elle avait plus de 26 000 abonnés sur Twitter et plus de 30 000 sur Instagram. «Les médias sociaux permettent à certains athlètes de montrer une personnalité que les gens vont trouver branchée ou attachante», dit Cary Kaplan, fondateur de la firme de marketing sportif Cosmos Sports. «Si vous avez de grands auditoires, ça fait le bonheur des entreprises.»

Les commanditaires pourraient toutefois devoir attendre. Si l'Ontarienne se joignait à un programme universitaire américain, les règles de la NCAA interdisent de profiter financièrement du sport.

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