L'athlétisme entre en piste à Rio, l'ombre du dopage plane toujours

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Les compétitions d'athlétisme ont débuté vendredi matin dans le Stade olympique de Rio de Janeiro

AFP, Fabrice Coffrini

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

Ereinté par les révélations sur le dopage d'État en Russie, l'athlétisme, sport olympique numéro un, fait son entrée vendredi aux Jeux de Rio, où deux nouveaux contrôles positifs ont été révélés, ceux d'une athlète bulgare et d'une nageuse chinoise.

La piste, d'où sont sortis beaucoup des légendes de l'histoire olympique, ouvre un nouveau chapitre des Jeux de Rio.

Trois finales sont au programme vendredi dont le 10.000 m dames, une course sous haute tension où les Ethiopiennes Almaz Ayana et Tirunesh Dibaba, double tenante du titre de retour de maternité, devraient régler leurs affaires en famille.

Ayana, originaire d'une province occidentale du pays adossée au Soudan, ambitionne le doublé 5000/10.000 m que Dibaba, venue des hauts-plateaux de Bekoji, au sud de la capitale Addis-Abeba, a réussi aux Jeux 2008 à Pékin.

D'autres pointures planétaires entreront également dans l'arène, dont le Kényan David Rudisha (800 m/séries), auteur de l'inoubliable chevauchée solitaire avec record du monde aux Jeux 2012 à Londres. Et la sprinteuse jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce (100 m/séries), en or à Pékin et à Londres.

Mais quel nouveau scandale viendra troubler la grande fête olympique ? Chaque jour, les Jeux fournissent leur lot de punis, de déclarations assassines et de performances douteuses.

Rio se réveille d'ailleurs avec deux nouveaux cas vendredi matin.

Diurétique et EPO

La nageuse chinoise Chen Xinyi, 4e de la finale du 100 m papillon, a été contrôlée positif à un diurétique utilisé comme produit masquant et listé par l'Agence mondiale antidopage, a annoncé l'agence Chine Nouvelle dans la nuit de jeudi à vendredi.

Puis l'athlète bulgare Silvia Danekova, spécialiste du 3.000 m steeple, a reconnu avoir été contrôlée positif à l'EPO et a été suspendue. «La seule explication peut être les compléments alimentaires que je prends. Je n'ai pas violé les règles», a assuré Danekova.

La Bulgarie avait déjà été privée des épreuves d'haltérophilie de Rio après une vague de contrôles positifs en 2015.

Autre pays dans le collimateur des autorités antidopage, le Kenya. Jeudi, un entraîneur de l'équipe d'athlétisme kényane a été rappelé au pays en raison d'une «violation des règles antidopage», selon l'explication officielle.

Selon le Daily Telegraph, l'entraîneur John Anzrah s'est présenté en lieu et en place d'un de ses athlètes à un contrôle antidopage. Il aurait fourni un échantillon d'urine et signé des papiers en son nom avant que le subterfuge ne soit découvert.

Anzrah est le deuxième cadre de la délégation kényane à devoir plier bagage en une semaine. Une demi-surprise seulement, tant le pays est-africain est dans le collimateur de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) depuis des mois, même s'il a réussi à sauver sa peau quand la Russie a sombré corps et âmes.

Car le fameux rapport McLaren l'a décrit suffisamment clairement: ce n'est rien d'autre qu'un dopage d'État que Moscou a organisé. 67 des 68 athlètes russes ont donc été exclus des Jeux. La seule qui a sauvé sa participation est Darya Klishina: elle s'entraîne à la longueur aux États-Unis depuis fin 2013.

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