Qui peut battre Teddy Riner?

Le judoka français Teddy Riner lorsqu'il a défait... (AP, Paul Sancya)

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Le judoka français Teddy Riner lorsqu'il a défait le Russe Alexander Mikhaylin pour la médaille d'or aux Jeux de Londres en 2012.

AP, Paul Sancya

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro, Brésil

Invaincu, invincible, inaccessible. Le judoka français Teddy Riner, champion absolu des poids-lourds depuis six ans, a un nouveau rendez-vous avec l'or vendredi aux Jeux olympiques de Rio.

L'octuple champion du monde des poids lourds - et cinq fois champion d'Europe - n'en finit pas de marquer l'histoire de son sport. Chaque année, il ajoute une ligne à son palmarès et seule une erreur de concentration semble pouvoir le priver du titre tant, au fil du temps, il a creusé l'écart entre lui et ses adversaires.

À 27 ans, le Guadeloupéen qui participe à ses troisièmes JO, va chercher à Rio un deuxième titre olympique consécutif, ce que seuls deux judokas ont réussi avant lui dans la catégroie-reine: le Japonais Hitoshi Saito et la référence -jusque-là -, le Français David Douillet.

«Teddy a fait jeu égal avec David. S'il gagne à Rio, il l'aura écrabouillé!» dit avec humour l'entraîneur de Riner, Franck Chambily.

Le disciple a largement dépassé le maître. Plus jeune champion du monde à 18 ans en 2007 à... Rio, médaillé olympique de bronze en 2008 à Pekin, Riner n'a cessé depuis de s'améliorer et d'impressionner.

Il a relégué tous ses rivaux à des années-lumière. La présence (2,03 m) et l'aura qu'il dégage dès l'entrée sur le tatami tétanisent ses opposants, qui ne luttent pas pour gagner, mais pour ne pas se faire humilier.

La tendance est cependant en train d'évoluer. Quelques-uns avancent désormais leur envie de se frotter au colosse, ce qui n'est pas pour déplaire à Riner. 

Défié par Harasawa

L'un d'entre eux, le Japonais Hisayoshi Harasawa clame haut et fort qu'il sera le premier à battre Teddy Riner. Les deux hommes ne se sont jamais affrontés en compétition. Et si cela doit se faire à Rio, ce sera... en finale!

Les deux combattants ont quand même fait connaissance il y a quelques semaines lors d'un stage international à Castel-del-Fez (Espagne). «Ils n'ont pas vraiment combattu. Ils se sont pris deux fois, mais c'était plus de l'observation tranquille, de la prise d'informations. Il y avait de la tension», relate Chambily.

Le Français, qui adore être piqué au vif, a pris le défi d'Harasawa très au sérieux. Il a redoublé d'efforts à l'entraînement et il a travaillé sérieusement avec une diététicienne pour retrouver la forme.

Car Riner a besoin d'être «léger» pour un lourd, car il mise sur la vélocité, très rare dans cette catégorie de mastodontes. Et lorsqu'il est en surpoids, il perd de la mobilité et de la vivacité. Après être monté à 165 kg dans les semaines qui ont suivi les Jeux de Londres en 2012, il est arrivé à Rio très affûté, en oscillant entre 138 kg  et 139 kg.

La dernière fois que Riner a été battu, c'était en septembre 2010 sur décision des arbitres en finale mondiale des toutes catégories par un Japonais, Daiki Kamikawara. Personne n'a pu envoyer au tapis le maître des lourds depuis neuf ans et le ippon mis par Jean-Sébastien Bonvisin lors des Championnats de France par équipes.

Pour simuler toutes les situations, Riner est arrivé très en avance au Brésil, un pays qui lui rappelle son île. Dans un gymnase anonyme, il s'est entraîné dur, multipliant les simulations avec son partenaire de club, Nicolas Kanning, venu spécialement à Rio. Pour que le rendez-vous ne tourne pas au cauchemar.

Dopage: «Tu as triché, tu ne joues plus»

Comme sur le tatami, Teddy Riner est implacable lorsque la question du dopage vient sur le tapis. La veille de l'ouverture des Jeux, le judoka français s'est prononcé pour  la radiation à vie des sportifs convaincus de dopage. «Après les Jeux, comme dans ma fédération, je suis représentant des athlètes, on va essayer de faire passer une règle qui dit : dopé égale fin de carrière», a déclaré l'octuple champion du monde. «C'est comme cela que cela devrait être dans tous les sports. Comment ça, tu es pris pour dopage et tu reviens? Tu as triché, tu ne joues plus. C'est fini, ça devrait être ça dans toutes les fédérations.»

À Rio, le Comité international olympique a autorisé 271 sportifs russes à participer aux JO malgré un système de dopage d'État en Russie. «Ils ont pris leur décision, on est athlètes, on n'a pas notre mot à dire», avait noté le champion olympique. «En tant qu'athlète, je suis pour un sport propre, pour que le sport reste propre. Il faut que les instances continuent à oeuvrer contre le dopage. Les gens comme moi sommes propres et fiers de se regarder dans une glace.»  AFP

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